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Le groupe qui a revendiqué l’enlèvement de trois humanitaires français au Tchad et en Centrafrique a lancé le 24 décembre dernier un ultimatum d’une semaine à la France, au terme duquel un otage sera exécuté si Paris n’accepte pas de négocier directement avec lui.

Pour rappel, le groupe « Aigles de libération de l'Afrique » a enlevé dans un premier temps le 4 avril 2009 à 80 kms de Nyala deux employés de l'ONG aide médicale internationale (AMI), une Française Claire Dubois et une Canadienne Stéphanie Judoin. Elles ont été libérées le 30 avril 2009 après que leur Etat respectif ait versé une forte rançon.

Le 22 novembre 2009, «Aigles de libération de l'Afrique » réédite son coup en enlevant cette fois-ci trois autres « humanitaires » dont l'un à l'Est du Tchad Laurent Maurice travaillant pour la Croix-Rouge et les deux autres à Birao en RCA appartenant à l'ONG Triangle.

"Nous nous sommes réunis aujourd’hui et nous avons décidé que dans une semaine, si la France n’accepte pas de négocier avec nous, nous allons exécuter l’un des otages que nous détenons", a affirmé Abou Mohammed al-Rizeigui, un porte-parole des Aigles de libération de l’Afrique.

Les Aigles de l'Afrique avaient demandé au gouvernement français de rejuger les bandits de l'Arche de zoé et surtout de verser les indemnisations des familles des victimes qui s'élèvent à 4,6 milliards de francs cfa.

Le groupe va plus loin cette fois-ci, il exige à la France de cesser son soutien aveugle au régime criminel et mafieux d'Idriss Deby Itno. La politique française au Tchad et l'implication des forces françaises de l'Epervier dans les conflits inter-tchadien doit également cesser immédiatement, précisent sans ambages les Aigles de la libération de l'Afrique.

A trois jours de l'expiration de cet ultimatum, aucune information n'a filtré sur cette affaire. En France, les médias sont plutôt discrets et lient cette prise d'otage à des mouvements islamistes (Al Qaida) d'où le black-out médiatique observé sur cette affaire. Ici, le Tchad étale toute son incompétence et s'est borné à accuser sans aucune preuve les services spéciaux soudanais.

La DGSE, la CIA et certainement le MOSSAD, déjà présents sur le sol tchadien, s'activent énergiquement, mais sans résultat concret jusque-là. Ces derniers voient déjà rouge dans le Sahara aux frontières de la Mauritanie, de l'Algérie et du Niger où Al-qaida au Maghreb islamique règne en maître absolu. L'année 2010 commencera t-elle sur l'exécution d'un des trois otages français toujours retenus quelque part à l'Est du Tchad ? Le compte à rebours a déjà commencé.

A suivre...

Tag(s) : #Politique

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