Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog


Le Tchad et le Soudan ont signé ce dimanche à Doha un nouvel accord de paix. Selon cet accord signé sous les auspices de l'émir du Qatar, du leader libyen Mouammar Khadaffi et de l'union africaine, les deux pays s'engagent à ne pas s'ingérer dans leurs affaires intérieures respectives et à ne pas soutenir de groupes rebelles hostiles. Cet accord intervient alors que l'on parle beaucoup ces derniers temps de l'imminence d'une attaque rebelle au Tchad.


Après Tripoli, Khartoum, Ryad et Dakar, c'est à Doha cette fois que le Tchad et le Soudan se sont promis de normaliser leurs relations tumultueuses. Signé après cinq jours de discussions par le chef de la diplomatie tchadienne et par le ministre de la Coopération internationale du Soudan, ce document prévoit notamment l'application des accords déjà conclus et jamais appliqués, et la fin de la guerre que se mènent les deux pays par rébellions interposées.

Un accord déjà menacé

Pour confirmer ces engagements, un sommet réunissant Idriss Déby et Omar El Bechir pourrait être organisé prochainement à Tripoli. Si cet accord confirme le rôle grandissant de la diplomatie qatarie dans la région, des doutes peuvent cependant être émis sur sa mise en oeuvre effective. Alors que du côté tchadien de la frontière, la rébellion darfouri du MJE s'est, selon de nombreuses sources, considérablement renforcée ces derniers mois, du côté soudanais ce sont les rebelles tchadiens regroupés au sein de l'UFR qui annoncent une attaque imminente contre les autorités de Ndjamena.


Selon nos informations, des véhicules de la coalition dirigée par Timane Erdimi auraient d'ailleurs déjà passé la frontière. Vendredi, les hélicopères de l'armée tchadienne auraient bombardé une de leurs positions avancées dans l'extrême-est du Tchad. Pour l'heure, les autorités de Ndjamena démentent toute incursion rebelle sur leur territoire.


Le porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène veut être optimiste...
Il dit que le Soudan s'est engagé à retirer son soutien aux rebelles tchadiens de l'UFR, et que pour le moment les autorités tchadiennes n'ont pas de raison de croire que Khartoum continuera à soutenir des forces hostiles à N'Djaména.

 

 

 

Tag(s) : #Politique

Partager cet article

Repost 0