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Lors de la cérémonie marquant le début des travaux d'une nouvelle mine d'uranium d'Imouraren dans le Nord-Niger confiée à la compagnie française Areva, le président du Niger, Mamadou Tandja, a accordé un entretien à France 24 et Libération. Il affirme vouloir organiser un référendum pour se maintenir au pouvoir.

Etes-vous satisfait de l'accord avec Areva sur la mine d'Imouraren qui pemettra la production de 5000 tonnes d'uranium d'ici trois ans ?

C'est ce qu'attendait le Niger depuis l'indépendance : un accord à égalité entre nous et notre partenaire. Nos vivons dans un monde d'intérêts, chacun lutte pour défendre les siens.

Vous avez rencontré plusieurs chefs rebelles, hier, à Agadez et certains étaient présents lors de la cérémonie de ce lundi à Imouraren. Est-ce la fin du conflit qui dure depuis début 2007 ?

On s'est bien compris. Il n'y a aucun problème politique au Niger. Malheureusement, des jeunes avaient pris la mauvaise direction en participant à des trafics. Nous avons combattus ces trafics, et les jeunes sont revenus à la raison, ils ont accepté de déposer les armes.

Ces rebelles touaregs les avaient prises en dénonçant l'absence de redistribution des richesses minières exploitées au Nord-Niger. Leur avez-vous donné des assurances à ce sujet ?

Il n'en a pas été question lors de notre rencontre, car l'uranium est un bien national, il appartient à tous les Nigériens.

Dans la foule à Imouraren, on pouvait lire des slogans réclamant votre maintien au pouvoir alors que vous achevez votre second mandat en décembre et que la Constitution n'en prévoit pas de troisième...

Mais la Constitution autorise un référendum. Le peuple demande que je reste, je ne peux pas rester insensible à son appel.

Vous envisagez donc un référendum sur cette question ?

Absolument, c'est au peuple de décider.

Tag(s) : #International

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