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Dans le Rapport mondial sur le développement humain 2010 du Programme des Nations-unies pour le développement (Pnud), le Tchad est resté parmi les derniers pays, une position qui n’honore pas le gouvernement du régime MPS.

 

Pour la présente édition de l'Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations-unies pour le développement (Pnud), le Tchad continue de marquer le surplace qui était le sien dans les rapports 2008 et 2009. En effet, pour cette année, le Tchad se classe au 163 ème rang sur 169 pays. En 2009, il était à la 175 ème place sur 182 pays classés, et pour 2008, c’était au 175 ème rang sur 182. Ce qui demeure constant, c’est que le Tchad est toujours dans la catégorie «développement humain faible».

 

Le classement du Tchad ne pas plaire aux autorités déjà sérieusement sonnées par les différents classements qui les rangent parmi les plus médiocres de la planète. Les variables retenues pour ce classement sont l’éducation, la santé et les revenus. Ces variables sont restrictives, interdépendantes et quelque peu redondantes car les paramètres liés à l’espérance de vie et l’éducation sont tributaires du revenu. Il faut aussi noter que les variables ne prennent pas en compte les changements à court terme. Le développement est un phénomène qui s’inscrit dans la durée et les progrès effectués sont difficilement perceptibles sur une base annuelle. Or les gouvernements successifs de ces vingt dernières années n’ont jamais pu mettre en place une véritable politique de développement économique et humain.


Autre grief du Tchad sur le rapport du Pnud : certains indicateurs ne recoupent pas les mêmes réalités d’un pays à un autre. Au Tchad, par exemple, beaucoup de personnes alphabétisées en arabe sont, du point de vue des statistiques officielles, comptées parmi les analphabètes.


Enfin, la méthode de pondération adoptée dans l’instrument semble simpliste parce que le calcul de l’Idh fait effectivement intervenir trois indicateurs auxquels il est accordé la même pondération, à savoir 1/3. Ce choix est particulièrement arbitraire car les trois facteurs n’ont certainement pas le même poids dans le développement humain.


Il faut toutefois signaler que le Tchad est dans une posture de dénégation systématique à propos des rapports d'organismes internationaux ou d'Organisations non gouvernementales (Ong) dans lesquels son rang est plus que catastrophique et cela n’aide pas à faire des progrès. En effet, avec l'Indice de perception de la corruption (Ipc) de Transparency international qui classe le Tchad au 172 ème rang sur 178 pays, une autorité du ministère du Commerce est montée au créneau pour s'en prendre aux «critères très discutables» de mesure de la corruption. Dans le Doing business de la Banque mondiale, le Tchad peut justifier sa place en évoquant les conflits armés durant ces cinq dernières années. Le rapport du Pnud est ainsi le dernier d'une liste qui accable terriblement le régime d’Idriss Deby Itno.

 

Cliquez ici pour voir le classement du Tchad.

 


Par Abdessalam Ibet Ahmat

Tag(s) : #Politique

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