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Le choix de la fourberie et du mensonge. Tel est la voie qu'a choisi Idriss Deby en limitant l’ouverture du dialogue tout court. Et Dieu sait que s’il n’y a pas un dialogue d’ensemble, il ne peut y avoir de salut. La tendance vers l’avenir est porteuse de sérieuses difficultés politiques et sociales avec Idriss Déby et à long terme sans lui.

 

Un chef d’État doit garantir un environnement de paix pour son peuple, le promouvoir dans son espace, l’éduquer vers un essor, ou encore s’effacer personnellement pour la quiétude de celui-ci. Il est malheureusement dans l’ordre des choses qu’Idriss Deby n’ouvre le dialogue qu’à une partie de l’opposition, des hommes et des femmes qu’il aurait choisis par humeur. Ceux qu’il connaît pendant des années dont il a abusé les dispositions et les carrures, pour et envers desquelles il n’a eu aucun respect ni égard.

 

En œuvrant de cette manière il croit encore duper son monde, fragiliser les esprits galvanisés, et diviser l’unanimité qui souhaite son départ. Il veut encore soi-disant, du poste et à poste de responsabilité monnayer le silence et la patience de certains, aguicher les prédateurs pour lesquels l’agonie du peuple tchadien est un sort quelconque qu’à leur auguste personne. Le défi sans éclat lancé à l’ensemble des Tchadiens est de taille. Car quoi qu’il advienne, vouloir accepter l’état du Tchad actuel en se rangeant avec Idriss Deby revient à cautionner le bradage de l’hymne de ce pays. Accepter sans fait le foisonnement et l’arbitraire d’un pays dirigé par une bande, avec comme guignol quelques figurants, accompagnant, cautionnant la mauvaise gestion, et la gangrène sociale. La seule alternative pour le Tchad est le départ sans azimut d’un homme qui n’a rien à prouver pour notre peuple, organiser un forum national jetant les bases d’une réelle démocratie, et l’alternance politique.

 

Dans notre pays, Idriss Deby a encouragé et entretenu l’émergence de la futile et facile trahison, celui de l’ami sur le dos de l’autre, de la communauté et du clan sur les pauvres contribuables. Le bilan de 21 ans de règne à dose de dialyse est fort éloquent, l’horizon se délite, et la morsure de l’adversité est à son paroxysme. Ce n’est point les décrets de dernières heures qui nous amuseront, tant le rift est colossal.

 

La politique dit on, a pour but de faire paraître vrai le mensonge et respectable le meurtre. Aucun tchadien ne peut accepter le désordre mental, et approuver l’handicap du retard causé par un homme dont l’incapacité politique n’est plus à démontrer. Plusieurs Tchadiens se sont exprimés sur la situation désastreuse du Tchad à ce jour. Il n’est point loquace de s’attarder sur nos malheurs allant de détournement de deniers publics aux trafics de tout genre. La mauvaise gouvernance est à son comble. Exploiter le malheur des autres au détriment de l’aspiration que le peuple voudrait avoir en matière de démocratie, de liberté et de progrès est effroyable. La débyfolie ne peut assujettir le peuple et son institution au gré de sa personne.

 

Dans l’hémisphère tchadien, Deby choisit ses interlocuteurs aux dialogues, fait des parents et autres assujettis. Il a su d’une autre manière amorcer un dialogue avorté auprès de certains parents politico-militaires éveillés à ses manœuvres. Le reste des tchadiens qui malheureusement s’élèvent contre son incompétence et sa dictature deviennent des mercenaires à ses yeux.


L’outrance et l’arrogance se limitent toujours à la barrière de la justice, car si jusqu’à présent il n’y a eu que des batailles pour une équité nationale, au demeurant et à l’entêtement c’est le feu de la guerre qu’il attisera, et… dans lequel sans doute il brûlera.

 

La communauté nationale et internationale se portera témoin.

 

Mahamat Assileck Halata.

Tag(s) : #Ambénatna

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