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Une accalmie sur le front militaire s'est imposée ces dernières 24 heures. Chaque camp s'occupe de ses blessés et ses morts. Si du coté de l'UFR les choses se passent loin du regard des curieux, on ne peut le dire pour les forces gouvernementales. Le personnel des ONG présentes à l'Est du Tchad laissent passer quelques informations malgré les consignes très strictes données aussi bien par les autorités tchadiennes que françaises.

En effet, malgré les déclarations abusives et intempestives des autorités tchadiennes qui donnent des bilans farfelus, il est clair et limpide que les forces régulières ont encaissé une véritable baffe. Les corridors humanitaires installés à Abéché, Mongo et N'djaména débordent de blessés. A Abéché par exemple, un représentant d'une ONG qui se trouve non loin de l'aéroport confie que le nombre des blessés acheminés est très effrayant. La même situation prévaut aussi bien à Mongo qu'à N'djaména. Et dans des pareilles circonstances, bien connues des Tchadiens, il faut souligner ici le drame des familles qui courent dans tous les sens pour avoir des informations sur un mari, un frère ou un fils. L'accès aux hôpitaux étant généralement verrouillé, les familles errent aux alentours et dès qu'elles aperçoivent un corps médical ou quelqu'un qui a eu plus de privilège pour se rendre auprès du sien, elles accourent pour essayer d'avoir des nouvelles des leurs. C'est une tragédie traumatisante.

Pour finir, soulignons que la peur s'est installée dans ces villes encore sous contrôle gouvernementales. On vit dans l'expectative d'une attaque imminente des forces de l'UFR et tout le monde ne pense qu'à fuir. Idriss Deby est entrain de rassembler ses hommes qui veulent encore se battre. Cependant tout porte à croire qu'ils attendront les forces de l'UFR sur place. Après le premier bras de fer, on s'attend à un deuxième plus ou moins important qui ouvrira la route de N'djaména.

Tag(s) : #Ambénatna

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