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Le 26 juillet 2010, il y aura un an que le soulèvement des Boko Haram a eu lieu à Maiduguri. Selon la presse un soulèvement se prépare pour cet anniversaire, soulèvement au Nigeria mais aussi au Cameroun et au Tchad (lire l'article de TV5). Selon les sites jihadistes, Boko Haram aurait en un an tissé des liens avec Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) présente au Mali et au Niger, avec le Front Islamique Tchadien (FIT) présent au Tchad, au Soudan et en Centrafrique, avec les Shebabs de Somalie....
 
A quelques jours du premier anniversaire du soulèvement meurtrier d'une secte islamiste au Nigeria, surnommée Taliban, qui a récemment menacé de mener de nouvelles attaques, forces de l'ordre et habitants de Maiduguri sont en état d'alerte. "Des rumeurs circulent partout en ville selon lesquelles les membres de Boko Haram vont frapper pendant l'anniversaire", affirme Abdulqahhar Idrissa, habitant de la capitale de l'Etat de Borno, dans le nord-est, où la secte radicale Boko Haram a son fief.

La police a de son côté reçu des informations selon lesquelles des membres du mouvement se réclamant des talibans d'Afghanistan allaient "marquer" cet anniversaire, selon Ibrahim Abdu, responsable de la police de l'Etat.

"Tout le monde a peur car nous savons la souffrance que nous avons endurée lors des combats l'année dernière", assure Abdulqahhar Idrissa.

Le 26 juillet marquera l'anniversaire du premier jour de l'insurrection en 2009 de Boko Haram, qui signifie en langue haoussa "l'éducation occidentale est un pêché". Pendant quatre jours, dans plusieurs Etats du nord du Nigeria, région majoritairement musulmane tandis que le sud est à dominante chrétienne, des centaines de fidèles ambitionnant d'imposer un "Etat islamique pur" s'étaient soulevés.

Plus de 800 personnes, essentiellement des insurgés, avaient été tuées dans des combats avec l'armée qui n'avait pas hésité à tirer des obus de mortier sur le quartier de Maiduguri où les combattants étaient retranchés. Les heurts dans cette ville avaient été de loin les plus sanglants.

 

 Le 30 juillet, le dirigeant de la secte, Mohammed Yusuf, 39 ans, a été tué dans des circonstances controversées peu après son arrestation. Le groupe, composé essentiellement d'étudiants ayant abandonnée leurs études, a récemment menacé de se venger.

 

Dans des vidéos diffusées ces dernières semaines, le second de Yusuf, Abubakar Shekau, avertit : "Nous allons nous venger". Les hommes de Boko Haram "sont plus que jamais prêts à se battre", dit-il sur des messages montrant aussi des jeunes s'entraînant dans un désert. Certains avancent que Shekau a été tué l'an dernier mais pour d'autres, il est désormais le nouveau dirigeant du mouvement qui serait en train de reformer ses rangs.

 

 Selon le professeur Ahmad Baba Tela, de l'Université de Maiduguri, qui a mené des recherches sur Boko Haram, Shekau ne présente pas de réelle menace. Les forces de l'ordre en tout cas prennent ces messages au sérieux.

 

 Des centaines de policiers anti-émeutes envoyés en renfort ont été déployés ces dernières semaines à Maiduguri. Après une démonstration de force avec des patrouilles lourdement armées quotidiennement, ils se sont fait plus discrèts ces jours-ci car cela rendait les habitants encore plus nerveux, explique un policier. Mais la nuit, la police contrôle les véhicules "au cas où ces fauteurs de troubles voudraient faire entrer des armes", dit un policier à un point de contrôl. "Nous sommes prêts pour toute éventualité et ceux qui veulent se frotter à nous seront surpris, assure un autre, ayant requis l'anonymat.

Selon Yerima Faltaye, un fidèle de la secte rencontré dans la rue, ils seraient nombreux, comme lui, au Nigeria mais aussi au Tchad et au Cameroun, à attendre un signal pour agir. "Ce qui se passera dans les prochaines semaines dépendra des consignes que nous donneront nos dirigeants. Nous attendons des ordres pour marquer ou non l'anniversaire. Une fois que nous aurons reçu des directives, plus rien ne nous arrêtera", prévient ce vendeur de parfum de 32 ans.

 

Rumeurs ou menaces réelles, certains habitants optent pour la prudence. "Je vais limiter mes déplacement à mon quartier car l'année dernière, c'est comme ça que ça avait commencé, avec des rumeurs qui sont devenues réalité", affirme Hajjo Madu, résidente de Maiduguri de 30 ans.

 

Article sur TV5 : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Maiduguri-en-alerte-un-an-apres-l-insurrection-des-talibans-du-Nigeria.htm?&rub=6&xml=newsmlmmd.c89903a215ab1f6e31b181e5a033e00a.f1.xml

Tag(s) : #Politique