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Comme nous l'annonçions dans nos précédents articles, le Président Idriss Deby Itno a pris très au sérieux ce mouvement social déclenché il y a quelques jours par les travailleurs et étudiants. Deby est monté au creneau et a réglé à sa façon la crise. Exit les ministres. L'objectif est d'éteindre au plus vite cette crise quelles que soient les conséquences. 

 

Pire qu'une attaque armée d'un mouvement rebelle, ces manifestations ont fait vibrer Idriss Deby dans le mesure où le Tchad est présentement la risée des institutions financières et économiques qui classent sans complaisance le gouvernement tchadien à la dernière place africaine en matière de développement économique et social, de bonne gouvernance, d'éducation, de sécurité judiciaire pour les investisseurs, etc.

 

Dans ce bras de fer, les syndicalistes ont placé la barre bien haut. Presque toutes leurs revendications ont été acceptées. Le salaire des fonctionnaires va connaître une augmentation progressive de 20 à 40% sur les deux années à venir. Il va falloir assurer cette masse salariale mensuelle, ce qui implique une gestion plus rigoureuse. Chose que les différents gouvernements morribonds d'Idriss Deby ont toujours été incapables de réaliser.

Si Idriss Deby et le MPS croient que la crise est terminée et qu'ils peuvent reprendre le cours normal de leur vie d'antan, ils se trompent lourdement. Ce n'est qu'un répit en attendant le début une longue et interminable liste de réclamations qui porteront sur divers sujets tels que l'inflation permanente sur les denrées de premières nécessités, le loyer, le transport, les nomminations farfelues dans l'administration, l'insécurité des citoyens, la corruption et le favoritisme dans l'attribution des marchés publics, les taxes et impôts que certains ne paient jamais et qui faussent la conurrence, le monopole de certains commerçants proches du pouvoir, la discrimination dans l'armée, les délestages électriques, l'épineux problème de la santé publique, les fraudes électorales, ... etc.

 

L'augmentation seule du salaire ne suffit pas, il faudra aussi d'autres mesures d'accompagnement qui prennent en considération tout ce qui est listé ci-dessus pour que le salarié ait une vie décente. Or, ce sont les dirigeants, leurs méthodes et leur état d'esprit qui constituent le principal obstacle à tout changement. Il faut donc les remplacer si on veut un réel changement. La théorie du chngement dans la continuité n'a fonctionné nulle part. Le peuple descendra à nouveau dans les rues pour réclamer et encore réclamer des conditions meilleures car au pays de Deby tout est à repenser, à refaire et en urgence.

La Rédaction

Tag(s) : #Ambénatna

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