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deby amjaress

De Oum Hadjer à Ati

Sur le plan financier, le Chef du Centre départemental des impôts d’Oum Hadjer, en complicité avec le Trésorier départemental d’Oum Hadjer à utilisé des valeurs qui ne sont pas dans ses compétences pour collecter des recettes à des fins personnelles. Il s’agit notamment des licences de transport, des attestations de transport urbain et inter-urbain, des fiches techniques, tâches qui relèvent essentiellement du domaine des transports et des mines. 

Des avances de salaires non recouvrés ont été constatées à la Trésorerie département d’Oum Hadjer, des écarts de caisse dans quelques trésoreries sont observés. Il existe véritablement une pratique anormale consistant à accorder des avances de crédits non recouvrés, sur plusieurs exercices et au profit de certains responsables mutés de la région. Le montant total est estimé à 48 millions francs CFA dont 39 millions à Ati et 9 millions à Oum Hadjer. 

 Au service des cadastres, il y a eu de mauvais lotissement et de doubles attributions de terrains, qui entraînent ces derniers temps, de nombreux conflits fonciers.

Dans le domaine de la santé publique : des agents de santé, au nombre de 17, affectés dans la région n’ont pas regagné leur poste mais continuent à percevoir leur salaire. Le Directeur de l’hôpital régional d’Ati a détourné un montant de 47 millions francs CFA.
Le surveillant général de l’hôpital d’Ati a, quand à lui, commis des malversations financières et détourné des médicaments. De 32 centres de santé en cours de réalisation dans la région, d’un montant de trois milliards et demi, il n’existe aucun contrôle des travaux.

L’enseignement primaire est aussi pris en otage par des agents véreux. Certains inspecteurs foulent aux pieds les procédures de recrutements des maitres communautaires. Ces derniers sont engagés sans contrats, relevés à leur gré, et sont victimes des arnaques.

 Dans le domaine forestier, le Rapport signale que l’inspecteur forestier d’Ati a recruté des "bogo-bogo" (bénévoles, non professionnels) qui terrorisent la population. L’un de ces "bogo-bogo", le nommé Mahamat Y. a tué une personne avant de prendre fuite avec son arme. 

residence-gouv-ati.jpg

Dans le domaine des Infrastructures, de nombreux ouvrages en cours de réalisation ou déjà réceptionnés, ne respectent pas les clauses contractuelles. De nombreuses insuffisances ont été constatées dans la réalisation des bureaux et résidences du Gouverneur du Batha à Ati. D’une valeur de 875 millions francs CFA, cette bâtisse qui vient d’être provisoirement inspectée comportent déjà de nombreuses fissures et des infiltrations d’eau, les toitures se sont déjà envolées, le système d’évacuation des eaux n’est pas fonctionnel. Les mêmes constats sont faits dans les résidences et bureaux des sous-préfets de la région. La même situation est constatée à Mongo dans le Guera.

 

Dans le Ouaddaï

De détournements de fonds en passant par des dépenses non justifiées, des manquemants de caisses, une mauvaise organisation administrative et la connivence avec des malfrats sont entre autres des constats relevés dans la région du Ouaddaï.

Plusieurs responsables de services administratifs et militaires ont été relevés de leur poste; impliqués dans les détournements et usages de faux. Le Premier ministre, Emmanuel Nadingar, impuissant face à ce merdier du système MPS, a résumé la situation en quelques mots: “Du constat général, il ressort que dans le Ouaddaï, il y a une mauvaise organisation administrative, principale source de déperdition des ressources; les services administratifs collaborent peu, le manque de respect de la déontologie administrative est manifeste. En l’absence de contrôle et de rappel à l’ordre, chaque responsable découpe un territoire et gère de manière quasi autonome sans se soucier de rendre compte de sa mission première“.

Ahmat Noumaïgar, Agent de recouvrement de recettes à la Trésorerie régionale d’Abéché, a détourné à lui seul une somme de 40.516.270 francs CFA; à la Trésorerie régional d’Adré, le trésorier sortant a emporté des documents comptables, a accordé des avances sur salaire de l’ordre de 4. 490.843 francs CFA à des personnes dont l’identité et les statuts ne peuvent être établis.

Une gestion chaotique des ressources humaines est constatée dans le domaine de l’éducation. De nombreux enseignants qui continuent à percevoir leur salaire seraient convertis en commerçants. L
e Recteur de l’université Adam Barka d’Abéché et son intendant ont été relevés de leur fonction. Ils sont accusés de "surfacturation et dissimulation des pièces comptables".

 

L’insécurité dans la région du Ouaddaï est expressément entretenue par certains agents de forces de défense et de sécurité, avec la complicité d’une frange de la population, etc.

Quatre sous préfets sont relevés de leur poste pour arnaques et exactions sur la population; un autre est suspendu pour prélèvement abusives des taxes (1.000.750 francs CFA) sur les moulins à mil installés dans sa circonscription. Des responsables militaires tels que le Commissaire central d’abéché, le Commandant du corps urbain et son adjoint sont relevés pour arnaques sur la population, trois commandants de brigade territoriale sont relevés pour arnaques et abus sur la population.

Dans le domaine infrastructurel, de nombreux marchés de construction des bâtiments sont abandonnés en chemin. L’exemple le plus criard est la réfection de l’abattoir d’Abeché. Une entreprise a gagné un marché de réfection d’un montant de 217.897.520 francs CFA pour la réfection dudit abattoir, mais l’entreprise en charge n’a pas réalisé les ouvrages prévus dans les clauses. Des exemples de ce genre sont courant dans les régions et à Ndjaména mais l'Etat eprouve une difficulté paralysante pour agir et stopper l'hémoragie.

Tag(s) : #Politique

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