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 ibnioumarmahamatsaleh

 

Pr. Ibni Oumar Mahamat Saleh, enlevé à son domicile par la garde présidentielle d'Idriss Deby Itno le 3 février 2008. Il est porté disparu depuis cette date. Tout porte à croire qu'il a été assassiné par la garde rapprochée du président Deby qui tente de se disculper mais en vain.

En ce 3ème anniversaire de sa disparition, nous rendons un vibrant hommage à toutes les victimes du régime d'Idriss Deby Itno et invitons les Tchadiens à lutter pour  recouvrir leur liberté et leur dignité.

 

·    Ibrahim Elias, chef d’Etat major général des armées 2ème adjoint, exécuté avec 63 officiers proches Maldom Bada Abbas, Ministre de l'intérieur, le 13 octobre 1991.

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Colonel Kaffine chadallah, proche de Maldom Bada Abbas, est entré en dissidence après le prétendu coup d'Etat du 13 octobre 1991, il  rallia le régime et assista à la conférence nationale durant laquelle il aurait été empoisonné et mourrut en plein séance de la conférence.
 

    Mamadou Bissau, haut Cadre de l’administration, Secrétaire général du RDP de Monsieur Lol Mahamat Choua aujourd’hui rallié au régime Deby, assassiné à son domicile devant sa famille et son corps emporté en 1992.

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Maître Joseph Behidi, 1er président de la ligue tchadienne des droits de l’homme, abattu non loin de son domicile par des hommes dirigés par Kerim Nassour, chef de la sécurité présidentielle et neveu du Président Deby.

·   Extradition monnayée de Maïduguri  (Nord Nigéria) des responsables du MDD : Goukouni Guet ex-chef d’état major du président Goukouni weddeye, Dr. Mahamat Boukhary Secrétaire d'Etat au Ministère des affaires étrangère du régime du Président Hissein Habré, Mahamat Saker commandant de la BSIR, tous torturés et exécutés dans les cellules de l’actuel palais présidentiel.

Parmi les 500 personnes raflées et extradées de Maïduguri vers Ndjaména, il y a des rescapés qui se nomment Oumar Kachallami, actuel Ministre de l'intérieur, Oumar Tahar, Nokour. Plusieurs centaines ont été emprisonnés entre Iriba et Tiné où ils ont perdu la vie.



·   Colonel Moïse Kété et Capitaine Laokin Bardé Frison, tous deux assassinés au Sud du Tchad alors qu’ils étaient conviés à la table de la négociation avec le gouvernement représenté par le Ministre de l’intérieur feu Youssouf Togoïmi.

·   Commandant Abakar Adjar, Com-zone de la région de Lac, arrêté au moment de la dissidence du Colonel Abbas Koty et exécuté à Moussoro le 18 juin 1992.

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22 octobre 1993, assassinat du Colonel Abbas Koty Yacoub et deux de ses proches à son domicile. Son corps emporté.

·   16 août 1996, assassinat de Bichara Digui Arou, proche du Colonel Abbas Koty,  près de son domicile, après des longs mois d'emprisonnement.


·   Annour Idriss Haggar (Laborantin) et Abakar Idriss Haggar (DG de l’école normale supérieure) tous deux frères de Dr. Bichara Idriss Haggar, ainsi que Bakhit mahamat Haggar, Hamid abderahmane Haggar (Chef de projet du PEV au ministère de la santé), Yacoub al daris (commandant du CNR) seront froidement assassinés entre 1994 et 1996.

·   Colonel Mahamat Fadil et le Capitaine Wileda Nourri ont été arrêtés par la police nigérienne dans la ville de Zinder et livrés à N’djaména à Déby avec l’avion présidentiel. Ils seront assassiné à la Présidence de la République malgré les protestations du HCR, des ligues Nigériennes et Tchadiennes des Droits de l’homme, de la presse tchadienne.

Monsieur Djidy Hissein, Directeur de la Coopération entre 1982 et 1990, a été assassiné par la brigade mixte Nigero-Tchadienne.

·   1997 : assassinat du Chef d’état major général des armées à Paris, le Colonel Moussa Bachar Houno. La thèse de l’accident n’a jamais été prouvée. Le corps du défunt a été enroulé par un interminable ruban blanc. La famille n’a pu examiner le corps.

Yahya Bardi, responsable du MDJT, arrêté dans le Tibesti et présenté à la Télé-Tchad, il a tenu courageusement un discours sur la légitimité de la lutte armée pour la liberté et la dignité de tous les Tchadiens. Il a été exécuté.

·    2001 : assassinat du Dr Cheikh Ibni Oumar à Ndjaména, homme d’affaire soudanais qui a investi près 40 milliards dans le projet pétrolier de Rig-Rig.

·   2002 : assassinat du Dr. Gueti Mahamat, DG de l’Asecna de 1985 à 2000 et président d’un parti politique qui a rejeté toutes les avances du MPS. Sa voiture a été minée à Faya où il battait campagne pour les élections législatives de 2002.

·    Septembre 2002 : assassinat de Youssouf Togoïmi, ancien Procureur de la République, successivement Ministre de la Justice, de la défense et de l’intérieur entre 1990 et 1998, président du MDJT. Sa voiture a été minée, blessé, il a été évacué en Libye où il a été soigné puis assassiné. Son corps est toujours entre les mains de Khadafi qui refuse de le remettre à sa famille malgré plusieurs demandes insistantes.

·    Assassinat à Ndjaména de Dochi Koreïdo , soeur de Guihini Koreï en rébellion contre le régime MPS, à son domicile par des hommes du clan Itno.

·    Assassinat à Ndjaména de la sœur cadette de Timane Erdimi, Gani Nassour, le lendemain de sa désignation à la tête de l'UFR.

·    Assassinat de Ahmat Lamine et Abderamane Dadi, tous deux Ministres ayant en charge le projet pétrolier. L’avion qui les ramenait à Ndjaména a été abattu juste après avoir franchi le fleuve Chari. Deby s’est opposé aux experts dépêchés par l'Assurance de la compagnie aérienne d’examiner l'épave de l’avion.

   
Aux titres des génocides, rappelons :

·    - Guera en 1991 : repli des fidèles de Maldom (Kaffine, Garboubou) dans le Guera après le prétendu coup d'Etat du 13 octobre 1991, la GR investit la région et s'en suit un véritable génocide.

·    - Boudouloum et Goré en 1992 : repressions de la rébellion dirigée par le Colonel Moïse Kété et le Capitaine Laokin Bardé Frison.

·    - Gniguilim et Chokoyane en 1993 : Attaque de la rébellion de l'Est. La garde présidentielle intervient depuis Ndjaména et reprime la population accusée d'avoir jubilée avec les rebelles.

·    - Ndjaména en 1993, manifestation des ressortissants du Ouaddaï qui proteste contre le répression sauvage de Gniguilim et Chokoyane. La GR mate la manifestation, une centaine de morts.

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2 et 3 février 2008, officiellement 700 morts, mais en réalité plus de 2000. Les chars et hélicos de Deby tiraient à vue sur tout ce qui bouge. Idriss Deby a déclaré sur les ondes de RFI avoir donné l'ordre de tirer sur tout attroupement.

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- Exécution sommaire des prisonniers de guerre à l’Est. Certains groupes ethniques sont particulièrement ciblés. La Croix-Rouge et toutes les ONG  humanitaires, les forces de la MINURCAT, de l'EUFOR, les ONG des droits de l'homme présents à l’Est du Tchad ont fermé les yeux.

Cette liste que nous avons essayé de dresser est très loin d'être exhaustive. Car, vous avez certainement relevé que nous avons cité ici que des responsables politiques ou militaires, mais combien sont ceux dont le nom n'est pas populaire et qui ont été sauvagement fauchés quelque part dans ce vaste Tchad, combien sont ceux qui ont perdu la vie pour avoir refusé de céder leur voiture, moto ou bicyclette, pour avoir refusé de vendre leur maison familiale ou leur terrain, pour avoir réclamé le paiement d'une facture ou d'une dette, ou tout simple pour avoir refusé de donner en mariage leur fille, pour avoir refusé l'humiliation (injure, brimade), pour avoir courtisé la même femme, pour un accident de circulation, et que sais-je encore. Ils sont des milliers.

Les femmes ont été particulièrement opprimées par ce régime barbare des Itno et leurs sujets. Aché Fouda a été la goutte d'eau qui aurait pu déverser le vase. Les viols et kidnappings des filles et femmes d'autrui ont été faits parfois à dessein, juste pour déshonorer, humilier et casser définitivement un homme, une famille. Cette animalité n'a pas épargné les gens qui se sont résignés et ont accepté de servir ce régime abominable car ils ont été touchés au plus profond de leur dignité. Mais quelle dignité me direz-vous ?

Un jour viendra, une commission d'enquête fera la lumière sur tous ces crimes odieux du régime d'Idriss Deby Itno.

Depuis 2008, une commission d'enquête est mise en place pour faire la lumière sur la disparition du Pr. Ibni Oumar Mahamat Saleh. L'opinion internationale est sensibilisée et se mobilise pour que cette disparition-assassinat ne reste pas impunie. C'est une brèche qui permettra de remonter sur tous les milliers autres cas semblables et conduira Idriss Deby Itno et ses complices devant la Cour Pénale Internationale. Inch allah.

En attendant, la lutte continue...

Par la Rédaction d'Ambenatna

 

 

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