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Calomnier, calomnier, il en restera toujours quelque chose. La Cour de justice de la CEDEAO a été cette bête noire que les prétendus défenseurs des droits de l'homme n'osaient même pas prononcer son nom. Reed Brody et ses acolytes se sont toujours arrangés dans leurs différentes sorties à ne point évoquer les décisions rendues par cette vaillante Cour de Justice africaine. Savez-vous qu'à chaque fois que cette Cour est appelée à se prononcer sur le dossier Habré, assistaient à l'audience les ambassadeurs au Nigéria de la France, de la Belgique et pour cette dernière audience du 5 novembre 2013 celui des Etats-Unis ? Comment comprendre cette présence sinon que de chercher à intimider les Juges.

Hier, la Cour a finalement rendu sa décision sur une requête introduite depuis le 23 avril 2013. Constatant la fuite en avant honteux de l'Etat du Sénégal en complicité active avec les Ong de droit de l'homme et leur financier le Dictateur Idriss Deby Itno, bien entendu avec la bénédiction des puissances impérialistes (France, Belgique, Usa), la défense du Président Habré avait porté une nouvelle fois plainte auprès de la Cour de justice de la CEDEAO, celle-là même qui le 18 novembre 2010 avait rendu un verdict sans appel, complet et suffisant, condamnant sévèrement le gouvernement sénégalais dans sa turpitude à organiser un procès pour son hôte de 23 ans Hissein Habré. Dans leur requête, les Avocats de Habré ne cherchaient rien d'autre qu'un rappel à l'ordre du Sénégal qui, avec l'arrivée au pouvoir du franc-maçon Macky Sall, a opté pour la politique de l'autruche en accélérant les procédures dans cette affaire faisant fi des principes les plus élémentaires en matière judiciaire.

Pour rappel, dans sa décision du 18 novembre 2011, la Cour de Justice de la CEDEAO avait dit que l'UA est une organisation politique, elle n'a pas vocation pour administrer la justice sur le continent africain. Par conséquent, le mandat qu'elle a délivré au Sénégal pour organiser un procès est nul. Ce qui disqualifie définitivement le Sénégal dans cette affaire. Nonobstant cette décision irrévocable, les chambres africaines ont été créées et ont commencé à poser des actes illégaux. Un accord d'entraide judiciaire avec le Tchad a été aussi signé. Les avocats de Habré avaient donc alerté par leur plainte la Cour sur la violation par le Sénégal de sa dernière décision.

Nous sommes donc dans la logique de la Cour qui avait invalidé le mandat de l'UA duquel découlent la mise en place des CAE, l'accord judiciare avec le Tchad. Curieusement, la Cour ne souhaite pas aller plus loin, elle s'est déclarée son incompétence pour apprécier des accords internationaux signés par l'Etat du Sénégal, arguant qu'elle n'est pas une Cour Constitutionnelle.

Les choses sont claires, cette Cour de justice a fait ce qu'elle peut, il lui faudra encore du temps et du toupet pour regarder les Ambassadeurs des USA, de la France, de la Belgique toujours présents dans la salle de délibération pour dire le droit, rien que le droit. Sans omettre le lobbying indécent de Human Right Watch, l'activisme des tirailleurs sénégalais au service du Tyran Idriss Deby pour distribuer des enveloppes. Nous sommes bien en Afrique de l'Ouest !

En attendant la publication prochaine de l'Arrêt rendu ce mardi 5 novembre 2013, il y a lieu de dire que seuls les menteurs sont pressés, la vérité viendra toujours à son heure. Comme le Président Habré, ses Avocats, le CAS-HABRE et tous les sympathisants à travers le monde, nous nous battrons même après condamnation contre tous ces bandits qui, inch allah, ne trouveront nulle part sur cette terre une quiétude.

Tag(s) : #Articles- Affaire HH

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