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L’opposition a agité « la destitution et l’internement » du président Wade. Elle a exigé son bilan de santé mentale. Son camp ne s’y hasardera pas, au vu des « troubles de plus en plus récurrents et prononcés » du chef de l’État. Son état était si inquiétant, que son fils Karim Wade, appelé à la rescousse au chevet de son père, à la fin de cette année, a ordonné un certain nombre de mesures pour cacher aux Sénégalais la défaillance de son vieux père. La vieillesse en elle-même est une maladie, qui ne peut que s’aggraver au contact de réprobations religieuses, politiques et civiles. Ainsi, le président, sénégalais âgé de plus de 89 ans, qui a cloué au pilori les Imams, les confréries, le Clergé sénégalais et les réussites du pays avant l’alternance reçoit les contrecoups de son acharnement sur les uns et les autres.

Il aurait flanché, mentalement, en cette fin d’année, après neuf ans de pouvoir. Selon nos sources, en entendant des coups de grenades lacrymogènes, à quelques encablures du palais, venu aux nouvelles, il a été informé que c’est le secrétaire à la propagande de son parti, Farba Senghor, qui en était l’origine. Alors, sans chercher à comprendre, il a perdu les pédales. Reprenant un peu ses esprits, il commencera par demander, avec insistance, que l’on appelle, pour lui et au téléphone, les khalifes généraux de Touba et de Tivaouane, Elhadj Bara Mbacké Falilou et Serigne Mansour Sy.

À quelle fin ?

En tout cas, sa réclamation avait l’allure d’une prière. Ce qui fera réfléchir ceux qui étaient autour de lui. Devant leur « prudence », il commencera par « débiter des propos décousus », qui obligeront les responsables préposés à sa sécurité de faire venir son fils Karim Wade. Il aurait même, bien avant proféré menaces et insultes à l’endroit de personnalités, que la « décence et la stabilité du pays interdisent de citer les noms ». C’est cet état mental qui l’aurait poussé à se défouler sur son architecte, avec lequel il collabore depuis neuf ans : Pierre Goudiaby Atepa, auquel il a demandé de « ficher le camp » et de ne plus remettre les pieds dans son palais.

Une invitation saugrenue et inquiétante, autant que les propos orduriers qu’il a proférés à l’endroit d’Atepa . Arrivé sur les lieux, son fils Karim s’enfermera à double tour avec lui, avant de ressortir pour exiger que « personne ne le dérange ». Mieux, celui-ci a donné la consigne qu’on lui fasse parvenir les audiences en vue du président, afin qu’il les filtre, avant tout face-à-face avec son père. Désormais, il en sera ainsi. Mieux, il a ordonné que tout entretien du président soit immédiatement arrêté, dès que celui-ci commencera à faire signe de « faiblesse ».

Un certain nombre de signaux ont été convenu pour attirer l’attention de Wade qu’il s’éloigne de son sujet. Car, le président serait dans un état où il se laisserait aller, de plus en plus, à des éclats de rires, incompréhensibles et insoutenables, à l’occasion des visites qu’il reçoit. Après elles, « sa bouche ne devient plus qu’un plis de rictus difficiles à voir et soutenir ». Ses crises de nerf dérangent et inquiètent son staff et sa famille. Ainsi, de fait, selon nos sources, « plus que jamais, c’est Karim qui gouverne le pays à la place de son père élu par les Sénégalais ». Il a mis ses hommes autour de lui et a décidé de ne plus trop s’éloigner du président Wade.

Une avant-première, qui secoue la République. Mais, pour combien de temps encore ? Car, l’opposition semble bien au courant de sa « défaillance mentale » et de la décision, en conséquence, de son fils de le faire maintenir « par tous les moyens, même artificiels » ; le temps que lui et ses proches soient prêts à aller à l’assaut des suffrages des Sénégalais ou de se faire la belle. Les populations auront-elles la patience de laisser Karim et ses proches manoeuvraient en toute tranquillité ? Probablement qu’obnubilés par les crises du président, duquel ils attendent que le pouvoir leur soit servi sur un plateau d’argent, ils ne se sont pas posés cette fondamentale question.

Tag(s) : #International

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