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Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Et la France ne fait pas exception. Il y a 48 heures, la libération extraordinaire des quatre français employés d'AREVA enlevés en 2010 au Niger par AQMI a été accueillie dans toute la France par un grand ouf de soulagement et de joie partagée. N'eut été les interrogations de Mme Marine Le Pen sur la conversion à l'islam de deux des ex otages et la question de la rançon diversement appréciée, ce fut un véritable répit surtout pour les autorités françaises malgré les agitations sociales qui pointaient à l'horizon.

 

Ce fut donc de courte durée. L'information est tombée raide comme un couperet. D'abord sur les réseaux sociaux notamment Twitter où l'enlèvement à Kidal suivi quelques minutes plus tard de la mort des deux journalistes de RFI a eu l'effet d'un incroyablement fait divers. Puis, bien plus tard, les officiels confirmeront la rumeur qui se propageait à une vitesse vertigineuse.

 

On apprend alors de source officielle, Ministère de la Défense, que les deux journalistes avaient demandé aux forces françaises au Mali (2.000 hommes) une couverture sécuritaire pour se rendre à Kidal dans le cadre de leur mission. Un refus leur a été opposé. Le commandement français a aussi fortement déconseillé aux deux journalistes de faire ce déplacement.

 

Face à ce refus catégorique du commandement français, les journalistes de RFI auraient contacté la MINUSMA et parvenu à obtenir une escorte militaire qui les conduira à Kidal, fief de la rébellion Touareg. Sur place, les deux journalistes de RFI enregistrent une interview avec un chef d'une branche de MNLA opposé aux assises nationales sur le Nord en cours à Bamako. C'est après cela que le convoi de la MINUSMA a été attaqué en route par quatre hommes armés à bord d'un véhicule 4x4 de marque Toyota. Les deux français ont été enlevés et conduits hors de la ville. L'alerte aussitôt donnée, qu'un hélico des forces françaises et plusieurs véhicules prennent la 4x4 des ravisseurs en chasse. Ils retrouvent à environ 15 Kms à la sortie nord de la ville de Kidal les deux français morts, criblés de balles. Telle est la version officielle du drame.

 

Pour l'heure, la MINUSMA n'a pas encore réagi. Elle ne tardera de le faire car sa responsabilité est indexée, la protection a été défaillante.

 

Le Ministère français de la défense aussi ne dit pas clairement que ce sont les ravisseurs qui ont exécuté leurs otages. On ne connaît pas non plus le sort des ravisseurs. Ont-ils été tués par l'hélico des forces françaises ou ont-ils réussi à s'échapper ? Ce drame nous rappelle étrangement celui des deux jeunes français enlevés le 8 janvier 2011dans un restaurant à Niamey et morts au cours de l'intervention aériènne des soldats français. Nous en saurons plus les heures et jours prochains.

 

La Rédaction

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Politique

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