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C
ertains médias occidentaux ont l’habitude de dire tout haut que le pétrole est une malédiction en Afrique, parce que, nous dit-on, il a été synonyme de guerres interminables et de pauvreté.  Une assertion qui prêterait  à sourire, si elle n’était pas reprise en boucle par beaucoup d’entre nous. Ainsi, le pétrole en tant que ressource la plus stratégique au monde serait une malédiction ? Dans ce cas, pourquoi ne l’a-t-il pas été pour l’Arabie Saoudite, pour le Qatar, pour les Emirats Arabes Unies, pour l’Algérie, et pour tant d’autres. La vraie malédiction pour l’Afrique et surtout pour les pays qui ont eu la chance de posséder cette richesse extraordinaire, c’est de voir à leurs têtes des dirigeants positionnés pour que le pétrole coule et profite avant tout à la puissance dominante. On l’a vu au Gabon, où après 40 ans de règne Feu Omar Bongo s’interrogeait cyniquement: « Je ne sais pas ce qu’ils ont fait avec l’argent du pétrole gabonais ? ». Le Gabon qui a engrangé des milliards et des milliards les a utilisés à arroser la classe politique française plutôt que d’augmenter le taux de scolarisation des enfants gabonais cantonné à 20% pendant plus de 35 ans.

Son alter ego, Idriss Deby ne fait pas autre chose ; lui aussi, a encaissé (et continue d’encaisser) des milliards et des milliards, et n’a pas été capable de donner à manger à son peuple, qui souffre de famine aggravée. Le gouvernement tchadien est obligé de mendier des sacs de riz pour limiter les conséquences d’une situation alimentaire qui relève du désastre dans certaines régions du Tchad
.

 

Un désastre humanitaire dont nous avons parlé et qui est d’autant plus scandaleux que, depuis peu, deux nouveaux exploitants à savoir China National Petroleum Company et  Griffiths International  interviennent avec l’exploitation du pétrole du site des Rôniers, synonyme d’importantes royalties pour le régime Deby. Sans compter l’arrivée, dans peu de temps, du pétrole du Niger qui va être acheminé via le pipeline Tchado-Camerounais.


Autant d’évènements importants qui n’ont pas échappé au  gouvernement camerounais, vigilant et sourcilleux quand il s’agit de défendre les intérêts de son pays. Et la riposte n’a pas tardé, le gouvernement camerounais va lancer, a annoncé le ministre Essimi, le chantier de la révision de la convention sur le droit de passage du pétrole tchadien sur le territoire camerounais. Confirmation donc de l'intention de l'Etat du Cameroun d'accroître ses retombées du pipeline Tchad-Cameroun. Sauf que, cette fois-ci, Paul Biya souhaite désormais que les fonds représentant le droit de passage du pétrole tchadien sur le territoire camerounais, qui lui sont payés par Cotco, ne soient plus versés en espèces, mais en  barils de pétrole.

 

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Tag(s) : #Politique

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