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Au Tchad c’est le déluge. Le Tchad est le dernier : 183ème place sur 183 économies.
« Le chef dit qu’il est le plus pauvre des Présidents au monde et que ces enfants sont les plus déshérités » voir son entretien du 11 août 2011 avec les journalistes.

Le Chef a-t-il réellement posé la question à cette courageuse femme, veuve avec des enfants, qui, à chaque petit matin, doit se lever tôt pour préparer et vendre des beignets afin d’assurer l’école de ses orphelins !

Rapport DOING BUSINESS 2012 de la Banque Mondiale.

Voila ce que j’ai lu comme bien d’autres internautes dans la presse en ligne : « Le naufrage continu, tel un bateau ivre, notre pays dérive, submergé par les eaux de la mal gouvernance, de la corruption, du détournement des biens publics et surtout de l’incapacité totale d’un régime à savoir où il va et ce qu’il doit faire.

La Banque Mondiale dans son rapport Doing Business 2012 dresse un classement de la facilité à faire des affaires dans 183 pays. C’est ainsi que de nombreux indicateurs sont pris en compte et passés à la loupe. Il s’agit entre autres de la création d’entreprises, de la protection des investisseurs, des conditions d’exécution des contrats, de la question de l’insolvabilité. Tout l’environnement des affaires est ainsi étudié, l’accès à l’électricité, le paiement des impôts figurent eux aussi en bonne place.
Force a été de relever que l’élève Deby est toujours le plus incompétent, les données recueillies par les experts de la Banque Mondiale démontrent que la situation a empiré par rapport à l’année dernière où le sultan président était avant dernier (182ème).

Aucun changement ! Ces mots forts, durs, pleins d’exaspération sont ceux que la BM a utilisé dans son rapport pour illustrer le fait que, dans plusieurs catégories, comme les conditions du commerce transfrontalier, l’exécution des contrats et les questions liées à l’insolvabilité rien n'est fait, aucun progrès n'est réalisé, pire, rien n'indique qu'on est sur la bonne voie, bien au contraire, la catastrophe est incommensurable.

La descente aux enfers de notre pays incombe à « Idriss Deby qui est un monstre froid, sorti du Néant pour être propulsé aux avants postes et jouer un rôle pour lequel il n’était jamais préparé et dans lequel il s’est installé pour jouer une partition sans jamais varier. Quel bilan peut-on faire de sa gestion ? Les qualificatifs ne manquent pas : calamiteuse, désastreuse, aventureuse, minable, catastrophique, personnelle, clanique…». Ces mots sont de M Saleh KEBZABO, actuel chef de l’opposition tchadienne, ancien ministre de Deby. Son constat rejoint et confirme qu’avec un tel bilan, on ne peut qu’être le dernier des derniers. Alors, M. le Chef de l'Opposition, qu'attendez vous pour le crier haut et fort et surtout mobiliser les Tchadiens pour sauver notre pays ? ». (Extrait d'un article de la rédaction de Zoomtchad.com).

De grâce avant de vouloir faire taire à jamais l’illustre député Kebzabo, comme il en a été pour bien d’autres hommes tchadiens de valeurs, répondez à mes questions.

Vous avez parlé du secteur de l’économie, mais je m’interroge : existe-t-il encore des secteurs où ça marche bien au Tchad ? Existe-t-il encore des secteurs où notre pays n’occupera pas la queue du peloton dans le concert des Nations ?

L’armée, la diplomatie, la justice, la santé, l’éducation de base, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la sécurité des citoyens, l’économie, le plan, l’agriculture, l’administration territoriale, l’élevage, l’environnement, l’hydraulique, l’énergie (électricité), le pétrole, les infrastructures (de Daoussa Deby), le commerce, l’industrie, l’urbanisme, l’habitat, les télécommunications, les recherches minières et géologiques, la fonction publique, l’emploi, le tourisme, l’artisanat, la culture, la jeunesse, le sport, la décentralisation, le social, la communication (l’image du pays), la moralisation et l’administration générale.

Faites une analyse rétrospective secteur par secteur et répondez moi s’il vous plaît si l’avenir n’est pas encore sombre pour les tchadiens et particulièrement pour sa jeunesse. Faites une comparaison secteur par secteur entre le taux de représentation des responsables du clan à la date du 1er décembre 1990 (l’arrivée au pouvoir de Deby) et le taux de représentation des responsables des membres du clan à la date actuelle. Cette comparaison vous prouvera qu’une telle discrimination n’existe part au monde, ni chez en Tunisie, ni en Egypte, encore moins dans les monarchies les plus redoutées sur la planète.

Le Chef dit « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Cette théorie est elle une réalité pratique au Tchad ? Pensez-vous que la situation de l’emploi va-t-elle s’améliorer ? Est-ce qu’un Administrateur qualifié avec des années d’expériences n’est pas mieux indiqué pour un poste de sous préfet qu’un collégien ?

Est-ce qu’un ingénieur de Mines et Géologie avec des années d’expériences n’est pas mieux indiqué pour une responsabilité à la cimenterie du Tchad qu’un illettré ?

Est-ce qu’un titulaire d’une maîtrise en Biologie n’est pas mieux indiqué pour être intégré à la fonction publique comme enseignant de sciences naturelles qu’un titulaire de BTS en nutrition ?

Est-ce qu’un titulaire d’une maîtrise en gestion et finances n’est pas mieux indiqué pour être intégré à la fonction publique comme fonctionnaire du ministère des finances qu’un titulaire d’un faux diplôme de BTS de management ?

Est-ce qu’un ingénieur de ponts et chaussée avec des années d’expériences n’est pas mieux indiqué pour occuper la direction des travaux publics qu’un courtisan sans diplôme du régime en place ?

Il ne s’agit pas de nos imaginations, il s’agit des faits réels prouvés. Pensez-vous qu’avec cette allure, il faut espérer des lendemains meilleurs pour notre pays ? Pensez vous que le chef va changer de méthodes pour redresser la situation ?


Chers tchadiens dites moi :


- Entre un Chef Deby Itno qui donne des leçons sur « l’intérêt de la Nation » après 20 ans d’exercice : l’an 1 de la renaissance ;

- Entre un premier ministre « beni oui oui » Nadingar, qui n’a jamais songé à travailler parce qu’il n’a ni les capacités intellectuelles, ni l’intuition managériale de l’exercice, encore moins le souci de bien faire;

- entre une Hinda Trabelsi, mieux que Leila Trabelsi, s’obstinant à montrer que le vrai chef c’est bien elle et non Deby;

- et enfin un Bachir qui est dans son cirque habituel en hallucinant qu’il y a des dangers partout et que seul lui est le sauveur du chef de l’Etat !

Doit-on encore espérer une solution face à la crise sociale actuelle ? Nos syndicalistes ont-ils le choix ?

Des compromissions comme au passé sont à envisager, vu la déclaration tonitruante du 14 octobre dernier, face à la presse, le premier ministre de la Renaissance, Nadingar II disait "une résurgence de remous sociaux marqués par des agitations parfois surprenantes, tant les mobiles et les motivations de ces tensions ne se fondent sur rien de vraiment sérieux".

La chasse à l’homme va-t-elle commencer ? Ainsi le syndicaliste Djibrine Assali n’a sans nul doute pas choisi de s’exiler de son propre gré. Quant aux étudiants, après la chaîne des années blanches, c’est finalement tout leur avenir qui devient blanc.

Ahmat Djasrabé

Tag(s) : #Ambénatna

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