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Kod.jpgA Ndjaména, les historiettes sur le couple présidentiel sont réccurrentes ce dernier temps, les unes plus drôles que les autres.

On a ainsi commenté l'installation d'Amahani au palais présidentiel où elle a pris le commandement du palais rose pratiquement sans coup férir. On se rappelle qu'en avril 2006, le FUC d'Albissaty (rallié à la dictature depuis quelques jours) et en 2008 l'AN de Timane Erdimi, venus tout droit du Darfour, ont été tour à tour repoussés aux portes du palais présidentiel par le Général Hinda Deby (Cf. la main sur le coeur). La Djandjawid Amahani se trouve être plus aguerrie et dispose dit-on de plus d'un tour de stratégies dans ses bagages. Une femme avertie en vaut deux ! 

 

Précisons que le Dictateur a élu définitivement domicile chez Amahani et ne la quitte que pour aller au bureau ou voyager. L'ambiance serait joviale, tout le monde est content et est aux bons soins de la nouvelle maîtresse des lieux. Le style d'approche et la touche particulière "made in Sudan" séduit déjà tout le personnel de la présidence et les habitués du palais. 

 

Si c'est toujours l'heuphorie et la lune de miel qui continue dans le ventricule droit du palais, on ne peut pas dire autant pour le ventricule gauche où est encore logé Hinda. En effet, tout ce qui se rapporte au quotidien laisse entrevoir un profond malaise qui habite l'ex-première dame. Il faut dire que depuis qu'Amahani a foulé le sol tchadien, Hinda Deby ne dors plus que d'un seul oeil. Elle serait devenue insomniac et les somnifères ingurgités chaque soir n'auraient aucun effet, pour l'immédiat en tout cas. Perdre son mari et le pouvoir, est tout de même une épreuve très difficile et il faut beaucoup de patience et de sacrifices pour remonter la pente et en sortir indemne. Du courage.

 

Les sorties intempestives ces dernières semaines suffisent à elles seules pour traduire un état de manque notoire, une volonté de combler un vide qui chaque jour s'agrandit davantage, une instabilité psychique qui frise la folie. A chacune de ses sorties, Hinda se dévalue et perd le peu de crédit qu'elle a pu constituer ces 7 dernières années auprès d'une cour composée essentiellement de gens sans réel soutien pour elle.

 

Sa soirée Saint Valentin sans Idriss Deby a fait la Une de Ndjaména et est désormais citée par les adêptes de l'évènement comme une erreur à ne pas commettre. Mieux, les Tchadiens ont été surtout choqués par l'image insolite du Premier ministre Nadingar et du très respecté Ministre de la Culture Khayar Oumar Defalla qui accompagnaient Hinda dans son délire. Monsieur Khayar O. Defalla, réduit en applaudimètre de Hinda, a frôlé la catastrophe car, à plus d'une fois, il a failli être entraîné sur la piste de danse. Imaginez un peu le spectacle !

 

Hinda et ses conseillers en communication espèrent exister en occupant la place publique. Ils sautent sur tout évènement pour faire une apparition publique et montrer aux pauvres tchadiens que Hinda est toujours là, bien à sa place de first lady, rayonnante et souriante. Mais de qui se moque t-on ? Attendons que Deby et Amahani descendent de leur nuage de bonheur pour mieux apprécier les sorties. Idriss Deby a eu dans sa vie de débauche plus de 13 épouses et il n'a jamais pu et su gérer deux épouses en même temps. Ce n'est donc pas aujourd'hui que tout cela va changer.

 

"Hinda aime la présidence plus que le Président" avait titré un Journal camerounais il y a quelques années. Son comportement actuel fait autant rire que traduit du pitié. On constate qu'à chaque sortie, les têtes changent, les uns et les autres prennent de plus en plus leur distance, les rumeurs affirment que Deby suit toute cette gesticulation sur sa Télé et ne tardera de réagir. Du coup c'est le vide qui se creuse, même les soeurs ont préféré faire profil bas. Khouder, le Colonel d'exception et aide de camp du Président, a été sévèrement corrigé par la garde présidentielle sur ordre de Deby. Le petit merdeux a osé s'en prendre aux Djandjawids logés aux frais de l'Etat à l'hôtel Kempeski. Un délit grave à l'ère Amahani ! On ne le voit plus derrière le Président. Le frangin de Hinda s'offrait même le luxe de martyriser ses propres amis de quartier.

 

A la dernière sortie de Hinda, nous avons noté avec satisfaction que le Ministre de la Culture a aussi pris ses distances, Monsieur Defallah a tout simplement déserté la table présidentielle. Ce rôle n'est pas le sien, nous pensons que la République des Itnos regorgent de rigolos et d'ivrognes pour cela. Le clown du sport et jeunesse, Zakaria Haïkal est tout indiqué pour amuser la dame Hinda dans cette épreuve difficile. Sans rancune !

 

 

 

Tag(s) : #Ambénatna

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