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LGLe Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) est dans le collimateur de Alassane Dramane Ouattara reconnu président de la Côte d’Ivoire par les institutions internationales, dont l’Ueoma qui a réuni hier jeudi, ses ministres des Finances à Bissau. En effet, Philippe-Henri Dacoury est accusé d’avoir permis au Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Djédjé Mama Simone, qui a mouvementé le compte courant de l’Etat ivoirien auprès de la Bceao afin qu’elle puisse payer 70 milliards de F Cfa au titre des salaires de décembre 2010. Dans une lettre que Ouattara lui a adressée mardi dernier, ce dernier lui signifie qu’il est coupable de «soustraction frauduleuse» des avoirs de la Côte d’Ivoire.


« C’est décidé. Le gouverneur de la Bceao, Philippe-Henri Dacoury Tabley, a choisi de contourner la légalité. Avec sa complicité, le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Djédjé Mama Simone, pourra bel et bien mouvementer le compte courant de l’Etat ivoirien auprès de la Bceao afin qu’elle puisse payer 70 milliards de F Cfa au titre des salaires de décembre 2010. Et ce malgré les instructions du président démocratiquement élu, Alassane Ouattara, qui lui a fait une injonction de ne soumettre tout mouvement interne ou externe des fonds publics ivoiriens qu’à son Premier ministre, Guillaume Soro», indique une note adressée au Directeur de la Bceao portant la signature de Alasssane Dramane Ouattara.

Selon le journal ivoirien l’expression. «Le mardi dernier, Djédjé Mama Simone a déposé les bordereaux de virement à la Bfa (Banque pour le financement de l’agriculture) et la Ccp, deux institutions proches du candidat malheureux au scrutin du 28 novembre. Hier, c’est à la Bicici, la Sgbci, la Biao et la Sib que les bordereaux de virement ont été déposés». Ajoutant que «l’acte du patron de l’institution financière de l’Afrique de l’Ouest ne restera pas impuni».


Une situation qui ne milite pas en faveur du locataire des bureaux de l’avenue «Abdoulaye Fadiga», car de sources proches de l’institution à Dakar, il risque même son poste. En effet, le gouvernement de Soro a décidé de lui rappeler par courrier qu’il est coupable de «soustraction frauduleuse» des avoirs de la Côte d’Ivoire. Et il pourrait être d’ailleurs poursuivi pour cette malversation. Dans un courrier en date du 5 décembre, le président de la République, Alassane Ouattara, lui a signigné qu’«en attendant des instructions plus précises sur les modalités de fonctionnement des comptes publics ivoiriens ouverts dans les livres de la Bceao, je vous demande d’instruire nos services d’avoir à soumettre à l`approbation préalable du Premier ministre de Côte d`Ivoire, Soro Kigbafori Guillaume, tout mouvement interne ou en direction de l’extérieur effectué sur les comptes du Trésor public et de ses démembrements ainsi que sur ceux des entreprises financières à participation publique».

 

La situation délicate qui est entrain de secouer la Bceao préoccupe L’Union Economique monétaire Ouest Africaine (Uemoa). Cette institution regroupe sept pays francophones d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Sénégal et Côte d’Ivoire) ainsi que la Guinée-Bissau, pays lusophone, qui ont comme institut d’émission la Bceao, se sont retrouvés hier jeudi, en réunion d’urgence à Bissau pour se pencher sur la question. A signaler que les fonctionnaires ivoiriens vont passer à la caisse de leur banque respective pour prendre leur salaire. Car, des virements auraient été faits pour permettre aux familles de célébrer les fêtes de fin d’année alors que les institutions financières dont la Banque mondiale, ont coupé le robinet au gouvernement Gbagbo.

 

SOURCE : Xibar.net

Tag(s) : #International

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