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Participez au sondage en ligne sur la Côte d'Ivoire. La question de la légalité et de la légitimité du pouvoir se pose. Dites-nous ce que vous en pensez.

 

L'actualité africaine et internationale est dominée depuis quelques jours par la Côte d'ivoire. L'élection présidentielle du 28 novembre dernier a replongé le pays dans une crise politique aux relents identitaires et confessionnels sans précédent, réduisant à néant les efforts consentis ces dix dernières années par les Ivoiriens et la communauté internationale.

Cette même communauté internationale a aujourd'hui pris fait et cause pour une partie, celle du candidat de la RHDP, Monsieur Allassane Dramane Ouattara, réduisant ainsi les chances d'une sortie heureuse de la crise. La France oriente la communauté internationale dans cette affaire et elle agit ici de la façon la plus minable possible. Les ressortissants français vivants au pays de Gbagbo exacerbés par les sorties malheureuses de leur Président Nicolas Sarkozy ont jugé impératif de lui adresser une lettre ouverte lue hier à la Télévision ivoirienne RTI. Ils demandent au Président Nicolas Sarkozy d'arrêter cette ingérence dans les problèmes ivoiro-ivoiriens. Les compatriotes de Sarkozy précisent dans leur lettre qu'ils ne souhaitent pas perdre une seconde fois tout ce qu'ils ont travaillé ces dernières années en Côte d'Ivoire, l'effort de  toute une vie. Interpelé sur la question de la sécurité de ses compatriotes en Côte d'Ivoire, le Président français a été évasif.

Rappelons qu'en février 2008, la France a utilisé ses ressortissants comme bouclier humain pour protéger et venir au secours au régime Deby en débandade. 24 heures ont suffit pour rapatrier les ressortissants français mais aussi pour permettre l'intervention des forces spéciales françaises, l'approvisionnement en munitions de la Libye pour les chars T55, le bombardement aveugle de la population et la mobilisation des présidents françafricains qui ont appelé directement les leaders de la rébellion afin de les convaincre de ne pas assièger la capitale Ndjaména.

 

On constate que les pratiques françafricaines restent les mêmes : manipulations de l'opinion internationale, contribution des pays mercenaires économiquement et politiquement dépendants de la France (Sénégal, Tchad, Burkina Faso, Togo, ...), destabilisation  des pays à ressources minières qui refusent de brader leurs richesses au profit de la métropole.

 

La télévision française TF1 a montré des images où on voit nettement des forces de l'ONUCI ouvrir le feu à Abidjan. Suffisant pour que Laurent Gbagbo demande le retrait immédiat de ces forces dont le mandat arrive à expiration le 20 décembre 2010. Ce que refute le Secrétaire général de l'ONU qui affirme ne reconnaître la légitimité du Président Gbagbo. Dès lors, se pose avec acuité la question de la légalité et de la légitimité du pouvoir.

 

Après les débats houleux sur les prérogatives de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel sur la validation et la proclamation des résultats de l'élection présidentielle, les juristes devront se pencher  maintenant sur ces notions de droit que sont la Légalité et la Légitimité du pouvoir. C'est une question complexe dans la mesure où ce qui sortira de l'exemple ivoirien risque de faire jurisprudence pour les élections africaines à venir.  

Tag(s) : #International

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