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Mediapart "n'est pas une officine mais un journal animé par des journalistes professionnels", a répliqué dimanche son fondateur Edwy Plenel à des accusations du Premier ministre François Fillon. Ce dernier a qualifié Mediapart, qui affirme que la Libye a accepté de financer la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, d'"officine financée par de riches amis" de François Hollande, et a mis en doute l'authenticité d'un document publié par le site d'informations. 

 

"François Fillon est bien mal informé", a ajouté M. Plenel dans un communiqué, soulignant que les actionnaires majoritaires du site "sont ses journalistes fondateurs qui l'ont financé sur leurs économies". "Mediapart maintient le sérieux et la fiabilité de ses informations, fruit de dix mois d'enquête sur les relations nouées depuis 2005 par le premier cercle de Nicolas Sarkozy avec le régime dictatorial du colonel Kadhafi", poursuit Edwy Plenel. 

 

Le document publié par Mediapart est attribué à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd'hui en exil, qui affirme que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Il a été adressé selon Mediapart à Bachir Saleh, ex-président du Fonds libyen des investissements africains et ex-directeur de cabinet de Kadhafi, qui se trouve aujourd'hui en France, selon son avocat Me Pierre Haïk. 

M. Saleh a démenti "avoir été jamais destinataire d'un tel document", dans une déclaration transmise à l'AFP, dans laquelle il "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note" citée par Mediapart. 

 

"Hier l'un des plus proches collaborateurs du dictateur déchu, Bachir Saleh est aujourd'hui mystérieusement protégé par les autorités françaises, ainsi que l'a révélé Le Canard enchaîné", écrit Plenel. "Son démenti tardif est contredit par l'ensemble de nos révélations, qui sont à la disposition d'une justice indépendante, et par Ziad Takieddine lui-même qui fut l'intermédiaire de ces relations occultes franco-libyennes et qui, cité dans le document révélé, en confirme l'authenticité", poursuit le fondateur du site d'informations. 

 

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier du dossier Karachi, a dit à l'AFP reconnaître la signature de Moussa Koussa sur le document. Il a affirmé dans un communiqué qu'il n'avait "pas assisté" à une réunion le 6 octobre 2006, comme l'indique la note citée par Mediapart, mais qu'"elle a pu avoir lieu".

 

Source : L'EXPRESS

Tag(s) : #International

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