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A l’arrivée au pouvoir du Capitaine Moussa Dadis Camara, le journaliste Cheikh Yerim Seck de J.A. était tout sucre tout miel pour le Capitaine, sur les plateaux de télévision (émission Kiosque de TV5), il ne tarissait guère d’éloges pour ce Capitaine qui faisait des choses très intéressantes comme la lutte contre les narco trafiquants, contre la corruption, des fléaux qui ont ravagé l’Afrique de l’Ouest.

L’envoyé spécial de J.A. atterrit à Conakry et le capitaine Dadis Camara vient de dévoiler ce qui s’est passé lors d’une grande interview accordée à la chaine câblée 3ATELESUD et diffusée le 8 octobre 2009 : « Cheikh Yerim SECK de Jeune Afrique est venu en Guinée me demander 500.000 euros par trimestre pour gérer mon image (et donc faire la propagande du régime guinéen). Moi, Dadis Camara, je lutte contre les gens qui ont détruit la Guinée, pas un franc n’est aujourd’hui détourné des caisses de l’état, moi-même, je dors dans une petite chambre, je n’ai aucun compte bancaire à l’étranger. Les guinéens sont parmi les plus pauvres et sont obligés de vendre des bananes pour survivre. Chaque année, la Guinée produit 8 tonnes d’or qui disparaissent, où est l’or du peuple guinéen ? Et cet escroc de Cheikh Yerim Seck demande 500.000 Euros par trimestre, j’ai chassé cette prostituée, après cela, il est parti m’insulter, il n’a qu’à dire ce qu’il veut ……. ».

Hier, J.A. était lié au Colonel Kaddafi par un contrat, ce dernier occupait la moitié du Tchad avec ses 10.000 hommes, J.A. titrait « Tchad : Etat Néant », aujourd’hui ? Dadis Camara refuse de passer à la caisse et la Guinée est devenue un « Etat Sauvage ».

Jeune Afrique et son chantage, secret de polichinelle, qui se souvient de l’affaire Amara Essy rendue publique par le journal Fraternité Matin ? En 2003, M. ESSY, ancien ministre des affaires étrangères de la Cote d’Ivoire, souhaitait se présenter au poste de président de la commission de l’Union Africaine face à Alpha Oumar Konaré, il reçoit une offre de communication du groupe J.A. qu’il juge exorbitante et dépassant totalement son budget et par conséquent décline l’offre. La sanction tombe aussitôt. Béchir Ben Yahmed (BBY) prend sa plume et descend en flèche Amara ESSY. J.A. engagea des mesures de rétorsions éditoriales et fit campagne pour Konaré. Amara Essy déclara : « Ils m’ont demandé 4 fois mon budget de communication, pour les satisfaire, il aurait fallu aller mendier auprès de Kaddafi et Bongo (allusion à KONARE ?). Ce n’est pas dans mes habitudes. J’étais aux affaires étrangères et donc parfaitement au courant de tous les marchandages auxquels ils soumettaient le président Houphouet, malgré cela je les ai aidé, ouvert les portes, alors leur politique de représailles m’a beaucoup déçu.

Les exemples sont innombrables du Rwanda, au Togo en passant par la Mauritanie et le Maroc. On a même vu en 2004, Jeune Afrique proposé ses services au régime de Paul BIYA pour contrecarrer un rapport accablant de la FIDH, allant jusqu’à suggérer une intervention directe auprès de M Baudoin Patrick et Sidiki Kaba des potes aux responsables de J.A. Le journalisme mène à tout, a-t-on l’habitude de dire, chantage, représailles, menaces, insultes, J.A. un média sans foi ni loi, une véritable imposture africaine.

Source : zoomtchad.com

Tag(s) : #Ambénatna

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