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kadafideby

Malheureusement, pour nos journalistes, la réussite d'une interview, d’une grande opération de communication politique suppose des efforts conjugués. Sarkozy disait : "montez-moi un bon plan, une bonne lumière, et je m'occupe du reste." Autrement dit, s'autocensurer, baliser les sujets, prendre l'interviewé par la main, n’ont pas suffit. Dieu ! Que ce fut laborieux, pénible, indigeste. Le visage bouffi, le débit haché, cherchant ses mots, Idriss Deby a complètement raté ce rendez-vous post-crise malienne où théoriquement, on pouvait s'attendre qu'il en récoltât les fruits. La médiocrité du personnage, sa posture de nier son ingérence en RCA où il a porté au pouvoir Bozizé, où un contingent tchadien occupait un camp militaire à Bangui et assurait la sécurité du régime pendant tout le règne de ce dernier. On l'a entendu encore nier, avoir gracié les bandits de l'Arche de Zoé ! Et ce, malgré la publication par RFI du décret de grâce !

Le summum du reniement, voire de la trahison a été le virage à 90 degrés sur ses relations avec Kadhafi. On a, ainsi, entendu Idriss Deby dire : "L'élimination physique de Kadhafi n'a pas été une erreur car Kadhafi n'a pas fait que du bien ! Il a occupé le Tchad pendant 22 ans, semé le désordre, déstabilisé le pays. Le Tchad a été la première victime de Kadhafi." Avis aux suppôts de Kadhafi au Tchad, Deby a oublié qu'il s'est aplati devant Kadhafi, lui a livré le Tchad, lui a octroyé des milliers d’hectares de terres au franc symbolique. Le Tchad était devenu sa résidence secondaire. (Voir notre article" Devoir de mémoire"). Idriss Deby a déjà oublié qu’il a enrôlé de milliers de Tchadiens pour aller mourir pour Kadhafi, que sa garde présidentielle a torturé et liquidé des centaines de jeunes libyens qui se battaient contre Kadhafi. Deby a déjà oublié les multiples décorations que lui et son épouse se sont bousculés pour offrir qui à Kadhafi, qui à la fille de Kadhafi. Il a oublié les cérémonies de deuil organisées à Ndjamena par l'épouse de son frère Daoussa Deby, tante de Hinda Deby. Il peut oublier mais ce n’est pas demain la veille que le CNT oubliera. De grâce, semblait-il dire au journaliste : « Ne me parlez plus de Khadhafi, j’ai déjà brûlé tout ce que j’ai adoré et  servi ! »

Cliquez sur ce lien pour lire la suite sur zoomtchad

 

Tag(s) : #Politique

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