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La Francophonie est une organisation de domination et la Francafrique est un machin de neo-colonisation !

Les sommets de la Francophonie sont utilisés par les pauvres présidents africains francophones à des fins politiques internes et aussi pour l'intention d'avoir quelques "miettes" de la "mère patrie" (comme on dit durant l'époque coloniale), la France. Les 70 membres de l'organisation internationale de la francophonie (OIF) n'ont en commun que l'utilisation du français comme langue principale ou même très marginale. A peu prés n'importe quel État pouvait y être admis, dans le but de gonfler les chiffres sur le nombre de pays membres.

Tous les patati patata sur les valeurs communes qui uniraient supposément les parlants français de la planète est de la foutaise ! Une poignée de pays développés comme la France, la Belgique, le Canada etc... remorquent l'OIF, mais le club est surtout composé de pays africains très pauvres (Niger, Tchad, Togo, Burkina Faso, Sénégal etc...) qui y recherchent de façon harcelantes des avantages financiers. Les colonialistes européens, quant a' eux, de leur coté, sont heureux de prolonger a' travers l'OIF leur DOMINATION sur leurs anciennes colonies.


Sincèrementl'utilité de cette organisation (OIF) est discutable parce que les motivations politiques a' la source étaient très différentes, parce que les pays membres ont si peu en commun, parce que les critères d'adhésion étaient lâches (on est vite passé de 50 a' 70 participants). Franchement, le bilan de OIF est souvent rachitique. Elle a surtout produit des chefs-d’œuvre de langue de bois et de vœux pieux. Les réalisations concrètes sont peu pour ne pas dire nulles.


Rappelons que le Québec (Une province francophone du Canada) est le 3ieme bailleur de fonds de l'OIF après la France et le Canada. L'an passé (2010) j'ai lu quelque part que la participation de la belle province (le Québec) était a' la hauteur de 15 millions de dollars (plus de 8 milliards de fcfa). Demandons nous sincèrement quel était la participation de tous les quinzaines des pays africains francophones membres de cette organisation de domination? Probablement même pas un milliard de fcfa. En cherchant des intérêts mercantiles, les dirigeants africains francophones se laissent dominer volontairement davantage par la France avec sa superficie négligeable de 495 000 km2 ( Même le BET, une région du Nord du Tchad est large d’environs 500 000 km2). C'est simplement inconcevable !


Tous les 4 ans ou 5 ans, des voix s’élèvent pour questionner l’utilité de l’OIF. L’organisation ne se sabordera évidement pas. Mais, au moins, que nos leaders présidents des pays pauvres africains cessent d’essayer de nous faire croire qu’il s’y passe des choses importantes pour l’avenir de l’Afrique francophone ou de la planète toute entière.


Revenons à la Francafrique. A prime abord, rappelons qu’en 1997, le président démocratiquement élu, Mr. Lissouba, a voulu revoir le contrat entre Elf (compagnie pétrolière française) et son pays. Ceci dit, Elf devrait payer plus de taxes et de droits pour le Congo. Ainsi Elf avec son protégé la Francafrique se sont mobilisés pour déloger le président par tous les moyens. Bongo, le grand défenseur de la Francafrique et de surcroit gendre de Denis Sessou Nguessou, a été contacté pour la cause. Elf et ses alliés ont recrutés des mercenaires par ci par la’ et ils ont tout fait pour aller en guerre, en tuant bcp sur leur passage, avant de pouvoir remettre Denis Sessou Nguessou au POUVOIR.

Aujourd’hui, la Francafrique (sans ELF) voulait coute que coute déloger Laurent Gbagbo même au prix d’une guerre sanglante. Si la Francafrique et certains de ses valets membres de la CEDEAO veulent faire partir Gbagbo pour la démocratie, c’est tout a’ leur honneur. Mais s’ils veulent absolument mettre un de leurs valets à la place de Gbagbo pour des intérêts mercantiles, nous les africains, nous disons Non Non et Non.


Une petite parenthèse : La France aime rappeler a’ qui veut l’entendre qu’elle est le berceau des droits de l’homme. Liberté, égalité, fraternité, et tout le bataclan. Mais concernant sa façon de traiter avec les anciens corrompus et voleurs leaders africains francophones, la patrie de Molière et de Voltaire n’a de leçon a’ donner a’ personne. A titre d’exemple, Oumar Bongo (Paix a’ son âme), l’ancien président du Gabon, un sympathique corrompus et voleur du bien public sans foi ni loi, a été accusé d’avoir détourné des sommes considérables de son pays pour acheter des palaces en France. Avant lui, Mobutu, un beni oui oui des belges a détourné plus que tout le monde en complicité avec ses maitres. Décidément, plus on fouille, plus on se rend compte que la France, la Belgique et la Francafrique ne sont utiles que pour leurs amis ou valets au pouvoir en Afrique. Et elles sont mauvaise pour le peuple africain francophone. La France, la Belgique et la Francafrique doivent se mettre a’ l’evidence. Le peuple africain est assez éduqué. Qu’elles arrêtent de s’ingérer dans les affaires africaines. Surtout sur la crises ivoirienne, la France et la Francafrique doivent se mettre a’ l’écart. Nous saluons l’UA d’avoir choisi la voie de la diplomatie que celle de guerre.


Pour terminer, les États africains doivent se serrer la ceinture. Le politicien du futur, c’est celui qui osera dire NON. Qui écoutera le peuple au lieu de satisfaire les caprices de groupes bien connectés politiquement ou les intérêts des lobbys telles que la Francafrqiue.


Je me permets de copier pour vous ci-dessous quelques extraits écrits par de grands intellectuels africains qui comprennent assez bien ce qui se passe à travers le MONDE :

Après les guerres de décolonisation qui ont ensanglanté l’Afrique, du Maghreb jusqu’au Sud du Sahara, et fait des millions de morts, le continent noir n’a jamais été aussi dominé qu’il l’est aujourd’hui. Alors que la colonisation antérieure aux indépendances usait des méthodes sauvages et directes, celle de la françafrique qui lui a succédé s’avère plus pernicieuse parce que obscure et dissimulée derrière de beaux discours qui sont autant d’ornements fallacieux que de duperie. Si de très nombreux pays africains, anciennes colonies anglaises, espagnoles et portugaises semblent mieux se porter, il en est autrement des anciennes colonies françaises qui portent encore en eux des stigmates d’un impérialisme mesquin et toujours présent. De nombreuses structures mises en place sciemment pour maintenir l’homme noir dans la sujétion essaiment en terre africaine et font même la fierté des Africains. Source : www.lepost.fr.


Sans être prophète je puis vous dire que dans 10 ans au plus tard, si la France ne révise pas ses méthodes prédatrices et antidémocratiques sur le continent, les français se feront tirer comme des lapins. La génération des indépendances qui était dans une empathie suicidaire vis-à-vis de la France ne pèse plus, les nouvelles générations pour qui la colonisation est quelque chose d'abstrait et qui connaissent tous les ressorts de la néo-colonisation n'ont aucun complexe face à la France. C'est vrai que la France a tellement été odieuse avec les africains qu'il nous faut aller voir ailleurs. Que les africains découvrent d'autres contrées du monde et la laisse face à sa schizophrénie. Sortons de ce tête à tête morbide. La France est nue sans l'Afrique. Ignorons-là, passons par pertes et profits tous les torts, toutes les humiliations et l'arrogance qu'elle use pour étouffer toutes ses horreurs : génocide à Madagascar, génocide au Cameroun au napalm, massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye, et tant d'autres religiosités.Source : Afriscoop Analyse. 

« Pour la France, l’échec en Côte d’Ivoire est un prélude de sa perte dans les autres pays où elle a encore de l’influence, comme le Gabon, le Cameroun, le Sénégal, le Togo, le Bénin, le Mali, le Congo-Brazza, la Centrafrique, etc. La crise ivoire est un enjeu de taille car de son issue dépendra désormais la politique africaine de la France. Pour la Côte d’Ivoire, l’échec de la lutte que mène Laurent Gbagbo est un retour vers la politique tant décriée menée par Houphouët Boigny, c’est-à-dire le retour en force de la France dans la politique et la gestion économique de ce pays, tandis que le succès du président Laurent Gbagbo est une entrée certaine dans l’indépendance et dans la souveraineté étatique. L’enjeu est donc de taille.Si la Côte d’Ivoire échoue, c’est toute l’Afrique francophone qui échoue avec elle. »

« Pour réussir à conquérir leur souveraineté, cinquante ans après l’acquisition de leur indépendance nominale, les États africains doivent devenir solidaires et lutter ensemble. La première étape commence par la résolution pacifique du cas ivoirien. »

Mr. Fweley Diangitukwa, Un grand politologue et écrivain africain.

 

Votre ami et frère,
Mahadjir.Fils
Amérique du Nord.
www.enfantdutchad.com

 

Tag(s) : #Politique