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En s'imposant samedi au Tchad (1-0), les Zebras du Botswana ont fait un immense pas vers la phase finale au Gabon et en Guinée équatoriale. Avec 16 points et encore deux matches à jouer, les hommes de Stanley Tshosane comptent désormais 7 points d'avance sur le Malawi (9 pts) et 9 sur la Tunisie (7 pts), qui doivent encore disputer trois matches dans ce groupe K.

En cas de victoire ou de match nul face au Malawi à Gaborone lors de la prochaine journée, début juin, la qualification sera définitivement dans la poche. Il s'agirait d'une première pour Jerome Ramatlhakwane et ses coéquipiers. Quant à la Tunisie et au Malawi, ils devraient batailler pour la place qualificative qui n'échappera pas au meilleur deuxième de ce groupe à cinq équipes.

Les SAO du Tchad gardent donc jalousement la lanterne rouge du groupe K. C’est avec un pincement au cœur que nous assistons impuissants à cette descente aux enfers de notre patrie qui récolte des classements humiliants dans tous les domaines : politique, économique, culturel et sportif.

La veille du match Tchad – Botswana qui a eu lieu le samedi 26 mars 2011 à Ndjaména, le président de la fédération tchadienne de football association (FTFA), qui n’est autre que Monsieur Adoum Younousmi, a été l’invité du journal de la Télé-Tchad. Monsieur Younousmi n’a visiblement rien compris des problèmes auxquels le football national est confronté ces dernières années. Le Ministre de Deby ne comprend pas pourquoi ses compatriotes ont déserté le stade Idriss Houya. Il assimile ce désamour à une question de mentalité. Pour lui donc, nous ne savons pas ce que veut dire supporter, soutenir, encourager son équipe, vibrer, hurler de joie et même rêver pour le football national. C'est notre patriotisme est mis en cause car faut-il encore rappeler que l'équipe nationale porte le drapeau du Tchad.

Pauvre Younousmi, si vous êtes un arriviste dans le milieu footballistique national, c’est votre problème. Je pense qu’il vaudrait mieux pour vous de la fermer aul ieu de s'aventurer dans ce terrain glissant. Car, un passé tout récent a montré combien les Tchadiens aiment le football et leur équipe nationale qui a réalisé des exploits. Mes souvenirs sont encore vivaces quand les week-ends, dans ce même stade autrefois appelé « stade de la Concorde » des matchs historiques ont été joués, des derbys comme « Elect-sport / Renaissance », « Tourbillon – Gazelle » ou encore « Renaissance – Tourbillon » remplissaient le stade et où on vibrait de passion pour le foot. La même ferveur le lendemain au lycée où c’est carrément les prolongations qui se jouaient entre les supporteurs que nous étions. Il y a là mille et une anecdotes à relater dans ce chapitre. Je pense à feu Haroune Dobono qui a sa manière toute particulière à soulever tout le stade, à Kouder (Elect-Sport), à Deguy Tigane, Galbougui (RFC), pour ne citer que ceux qui nous ont quitté mais dont nous gardons vivace leurs souvenirs, paix à leur âme. Beaucoup de personnes peuvent témoigner de la qualité du football d'une époque pas si lointaine (19975 - 1990) qui a vu émerger des grands noms du footabll tchadien : Ndjoya, Nagaya, Lombay Tallo, Hassan Belongar, Badaoui, Haroune Sabah (Toro), Toukam Julien, Eloi Djedoboum, Ndoram, Magalbay, Douga Malick, Douba, Betega, Baba Touré, Adamou Diallo, jean Téguina et certainement la liste est longue. Où étiez-vous en ce temps Monsieur Younousmi ? Qu'est ce que votre gouvernement a fait de cet héritage ? 


Le football tchadien en particulier et le sport en général, est à l’image du pays, en décadence sans avoir jamais atteint l’apogée. Quand on est dernier de son groupe, on doit se mettre au travail, repenser les stratégies et débloquer les moyens. On ne cherche pas des boucs émissaires. Le journaliste vous a clairement signifié que depuis deux ans vous ne foutez rien à la tête de la FTFA. Alors dégagez !

Tag(s) : #Ambénatna

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