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9970949705_50e572a19d_c.jpgSall temps pour Macky qui perd le combat 

 

Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent le bon grain, c'est là négligence du cultivateur ! Dieu n'a rien fait dans ce monde comment en serait-il tenu pour responsable de sa destruction ? La seule bâtisse que Dieu a mis sur cette terre c'était la kabah originelle et Il l'a faite disparaître avec le déluge de Noé. La kabah actuelle, bien qu'elle soit le lieu où se tourne la face de millions de musulmans est une construction humaine, c'est le prophète Abraham (psl) qui la refait, bien sur avec l'aide des anges qui lui ont indiqué l'endroit idéal.

 

Comme on le voit donc tout ce qui est sur la terre est le fait de l'humain !, même pour pour se loger l'oiseau  si faible soit-il doit construire un nid. Si nous avons tenu à faire ce petit rappel théologique, c'est pour s' opposer à ceux qui au lieu de s'acquitter de leur responsabilités cherche à se dérober, en utilisant des explications qui sont d'une simplicité désarmante. Nous faire croire, que la négligence qui est à l'origine de la privation d'eau de toute une capitale pendant trois semaines est du ressort divin, est une démonstration par l'absurde qui ne résiste à aucun esprit clairvoyant. Il y a ici des autorités (Sde, Sones, Etat) qui n'ont pas accompli les diligences relevant de leurs missions, et de leurs fonctions. Dieu n'a rien à y voir encore qu'il ne lui incombe pas de réparer un tuyau ! On croyait que les leçons du passé nous ont servi pour nous départir de toutes nos tares, les images terribles du naufrage du bateau le diola avec son lot innombrable de morts sont encore fraîche dans nos mémoires . On dit souvent que quoique dure l'épreuve, elle est éphémère, c'est l'expérience que l'on en tire qui doit être éternelle. Hélas au Sénégal les drames se succèdent sans  pour autant que l'on en tire les enseignements nécessaires. Nous avons préféré nous installer dans notre confort fait de maslaha  complaisant et de négligences coupables.

 

Depuis l'accession à la souveraineté populaire, les sénégalais ont vu défilé des régimes qui ne leur ont beaucoup plus coûter que rapporter un surplus de bien être : de 1960 à 2013. Que de drames évitables, de catastrophes, de manquements. Combien d'entreprises ont mis la clé sous le paillasson, la sotrac, la sidec, la bnds,  je ne pourrais énumérer ici la liste exhaustive. De toutes les entreprises post-indépendance seule la  MTOA résiste sic ! 

 

Pourtant les auteurs de ces crimes économiques circulent librement dans le pays, au lieu de se faire humbles, ces gens continuent à solliciter nos suffrages. Cette classe politique éternelle, qui changent de camp comme elle change de véhicule, et qui à chaque fois usurpent la victoire du peuple.

 

La corruption et la concussion ont dépassé le cadre économique, l'argent est devenu roi et a corrompu toutes les mœurs y compris celle d'un Etat qui devrait être impartial.  Au moment ou j'écris ces lignes personne ne peut peut me dire quelle est la garantie que nous offre notre Etat ? 

 

Notre alimentation dépend en grande partie du riz fourni par le paysan thaïlandais, pourtant nous disposons de terres fertiles et de bras en abondance, notre facture laitière est une honte pour un pays qui a une vocation, et une tradition pastorale, la désarticulation de notre économie n'est plus une théorie mais un constat que l'on nous bassine à longueur d'année dans nos facultés de sciences économiques, la sécurité à nos frontière est une chimère, nous n'avons ni sécurité alimentaire, ni énergétique. 

La valorisation des vallées fossiles, en passant par le plan manioc, au plan yokute, que de programmes, et vœux pieux dont les résultats tardent à voir le jour. S'il pleut, on reste paralysé, s'il ne pleut pas notre activité agricole s'arrête. Les sénégalais ont le sentiment que leurs dirigeants n'ont pas la capacité de changer leur destin, de mettre un cadre leur permettant de prendre le dessus sur les difficultés liées à la survie. 

 

L'histoire de ce tuyau nous renseigne sur notre vulnérabilité, mais comme tout dépend de nous j'en appelle à celui qui est dépositaire de nos suffrages, celui pour lequel nous avons fait tous pour un, pour qu'il soit conscient que l'heure est grave, sinon demain c'est le pire qui nous guette.

Nazir souleymane Bankole -NSB-  
Conseiller municipal Sicap liberté

Tag(s) : #International

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