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La communauté musulmane de France a célébré ce vendredi 27 novembre, la fête de l’Aid al Kabir ou Tabaski. Si le problème au pays a été le prix élevé du mouton en pleine conjoncture économique, les préoccupations de la communauté expatriée en France étaient autres, ce vendredi.

Les commandes d'agneaux ont été faites depuis plus de deux semaines et les prix ont varié entre 120 et 250 euros pour un mouton, soit environ 150 000 francs Cfa. Une fois le mouton acquis, se pose la question la plus préoccupante pour un musulman en France : En quel lieu procéder au sacrifice rituel ?

Si conformément au rite musulman spécifique à l'Aid-el- kébir, l'animal doit être abattu à des heures précises, cette année, plusieurs foyers sont restés jusqu'à 18 heures sans recevoir le fameux bélier.

En île de France, il n’existe que quatre abattoirs habilités à égorger des moutons pour la fête, sur une communauté musulmane estimée à 5 millions de personnes. La plupart des musulmans se tournent vers des abattoirs clandestins.  Nicolas Sarkosy, alors ministre de l’Intérieur, avait interdit l’immolation des moutons dans les fermes. Avec les nombreuses commandes et le peu d'abattoirs autorisés en île de France, certaines familles vont recevoir leurs moutons avec une journée de retard, soit au lendemain de la fête de l’Aid .

A Cergy, dans l'Oise, le seul abattoir autorisé se trouve à Mantes-la-jolie. Les moutons sont commandés  par numéro et acheminés dans les camions frigorifiques dans les fermes. Une fois dans les fermes,  ce sont les gendarmes qui organisent les livraisons par numéro et par commande. Un casse-tête pour les musulmans de France. Même les musulmans qui habitent dans leurs propres pavillons ne sont pas autorisés à tuer les moutons chez eux, c'est strictement interdit en France.

Malgré le pourcentage  important des musulmans en France, regroupés par Sarkozy dans une organisation appelée Le conseil national des cultes musulmans de France (C.N.C.M.F) avec tous  ses démembrements dans les régions, les fêtes religieuses musulmanes ne sont pas encore des jours de congé. Ce rituel festif, qui doit un moment de joie pour tout musulman, est devenu un cauchemar pour ceux qui vivent en France.

Tag(s) : #Divers

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