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Dakar, la capitale sénégalaise a accueilli pour la nième fois la bande de Jacquelines Moudeina dirigée par le Maître Reed Brody. Contrairement à ce qui a été annoncé dans une certaine presse, aucune nouvelle plainte n'a été déposée ce mercredi 28 septembre 2009 contre l'ancien Président du Tchad, M. Hissein Habré.

Aucune plainte mais aussi aucune explication n'a été donnée pour justifier ce volte-face. Reed Brody, le chef d'orchestre de cette bande de charognards, adopte un profil bas depuis quelque temps et préfère se faire tout petit pour passer inaperçu. Mais en vain, car les journalistes Sénégalais ne le ratent jamais et l'interpellent sans relâche sur l'attitude de son organisation Human Right Watch qui ne s'active pas autant sur les crimes des autorités Américaines et Israéliennes, respectivement en Irak et à Gaza. Du coup, pour ne pas éclipser à chaque fois l'affaire Habré, le chasseur de "dictateurs" noirs, a préféré conférer certaines de ses prérogatives à ses subordonnés Sénégalais.

Cependant, mêmes ces derniers n'ont pu dire à l'assistance, visiblement lassée de ce disque rayé qui tourne en boucle depuis plusieurs années, pourquoi ce subite revirement quant à la dépose des nouvelles plaintes annoncées. Le gouvernement sénégalais a t-il finalement dit merde à la bande de Jacquelines ? Nous le saurons bientôt.

En attendant, relevons qu'à la place d'une conférence de presse où d'habitude les droits de l'hommiste relatent des histoires invraisemblables, où les victimes professionnelles simulent émotions et versent de chaudes larmes de crocodile, l'assistance (beaucoup d'enfants et de curieux que de journalistes) a eu droit à la projection d'un film réalisé par la chaîne française Canal+ et déjà diffusé plusieurs fois, sans succès réel.

En somme rien de nouveau, c'est la routine, la même rhétorique qui revient ! Et cela, les quelques journalistes présents à la conférence-cinéma de ce mercredi ont vite remarqué et n'ont pas manqué de le souligner non moins avec ironie.

Enfin, il faut rappeler que le moment est très mal choisi, le Sénégal traverse un sale temps caractérisé par le regain des affrontements armés en Casamance (Sud du pays), le différend avec le FMI (affaire Alex Segura), la crise économique et énergétique qui plombe les affaires, la guerre ouverte sur la succession du quinquagénaire président Abdoulaye Wade, le cas Dadis Camara où 2 millions de Guinéens (beaucoup ont la nationalité) y vivent et réclament justice (le Sénégal applique la compétence universelle), sans oublier que l'affaire Habré est depuis entre les mains des Juges de la CEDEAO qui devraient en principe dire le droit le 14 novembre prochain.

A suivre...


Tag(s) : #Articles- Affaire HH

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