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Il est vrai qu’à suivre les argumentations développées par l’exécutif sénégalais soit devant la Cour de la CEDEAO, soit devant la Cour Internationale de Justice, on pourrait s’interroger sur le statut de la « parole présidentielle » au Sénégal ; tant il est vrai que dans le souci de parvenir à tout prix, pour de basses raisons économiques, financières ou stratégiques, au re-jugement de l’affaire, en violation des décisions rendues par la Cour Suprême et de la Constitution sénégalaise, le Gouvernement sénégalais aura soutenu tout et le contraire de tout en fonction de la juridiction devant laquelle il était attrait
.

 

Eh oui, Monsieur le Professeur, les sciences juridiques ne font pas partie du domaine des sciences exactes, et vous le savez mieux que quiconque, vous qui avez été le représentant de l’Etat sénégalais devant la Cour de la CEDEAO, comme devant la Cour internationale de Justice ! L’éthique, Monsieur le Professeur, que vous enseignez à Cheick Anta Diop, n’exigeait-elle pas que vous révéliez au lecteur du Quotidien votre rôle d’avocat ou d’agent de l’Etat sénégalais ?

 

Devant la Cour de la CEDEAO, les avocats de l’Etat avait invoqué le mandat de l’Union africaine, le concept de dossier africain, la responsabilité conférée au Sénégal par l’Union africaine, et vous nous dites maintenant, ce que les avocats du président Habré n’ont cessé de clamer depuis 2006, à savoir que « l’Union africaine n’était pas habilitée d’une manière ou d’une autre à se saisir de cette affaire », que « depuis 2006, les chefs d’Etat africains ont proclamé - je ne sais trop pourquoi - que cette affaire était africaine alors qu’il n’en est rien ». Mais, pourquoi avez-vous soutenu le contraire en 2010 devant la Cour de la CEDEAO ?

 

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Tag(s) : #Articles- Affaire HH

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