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L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (Asecna) a maille à partir avec plus de 300 retraités qui ont saisi le tribunal du Travail. Ces derniers réclament à la boîte plus de 10 milliards de FCfa représentant une indemnité compensatrice. Un dossier sur lequel le service communication de l’Asecna refuse de se prononcer.

Ils sont au moins 300 retraités à poursuivre leur ancien employeur, l’Asecna, devant le tribunal du Travail. Les plaignants réclament à la boîte plus de 10 milliards de FCfa. Un montant représentant une indemnité compensatrice.

Dans la requête introduite devant le tribunal du Travail, Thierno Ousmane Ly et d’autres ex-agents à la retraite soulignent que «l’Asecna avait pris, par le biais de son Conseil d’administration, une résolution n°72 L XX 11-3 du 9 décembre 1992, portant condition de cessation des activités des travailleurs de l’Asecna, qui prévoyait que tous les agents qui iraient à la retraite à 55 ans et originaires d’un des pays membres de l’organisation où le régime de la retraite est à 60 ans bénéficieraient d’une indemnité compensatrice équivalente à 80% du salaire de base mensuel multiplié par le nombre de mois restant à couvrir, jusqu'à 60 ans (soit 60 mois)».

Toujours, lit-on dans le document, «par la résolution n°2008 Ca 111-4 du 17-18 décembre 2008, il a été étendu, à titre exceptionnel, l’indemnité compensatrice prévue en 1992 et confirmée par la résolution n°78 LXXV11-9 du 13 décembre 1995 et 2008 Ca 111 du 17-18 décembre 2008, à tous ceux qui partaient à la retraite le 31 décembre 2008».

A la lumière de ces deux textes, les ex-agents de l’Asecna qui tardent à rentrer dans leurs fonds ont alors saisi les juridictions sénégalaises pour percevoir leur dû. Surtout que, note-t-on dans le document transmis aux autorités judiciaires, «les travailleurs de l’Asecna en Mauritanie ont toujours bénéficié de l’indemnité réclamée et prévue par la résolution de 1992, ce que confirme, d’ailleurs, une décision rendue par le tribunal du Travail de Nouakchott le 23 mars 2004».

Selon Me Cheikh Amadou Diop, avocat des retraités, «l’Asecna a été, dans un premier temps, traduite devant l’inspection du Travail pour la phase de conciliation. Le chargé des Affaires juridiques était venu répondre à la convocation de l’inspecteur. Et, il avait promis de mettre à la disposition de l’inspection des documents qui prouvent le mal fondé des réclamations des retraités. Mais depuis, il ne répond plus aux convocations de l’inspecteur et n’a transmis aucun document. Par conséquent, la phase de conciliation a été close et le dossier transmis au tribunal».

Du côté de l’Asecna, le service communication n’a pas voulu se prononcer sur cette affaire. «L’Asecna est une institution structurée. Nous ne pouvons pas communiquer sur certains dossiers a fortiori une affaire qui est entre les mains de la justice. Et, pour dire vrai, nous ne sommes même pas au courant de cette affaire. Le chargé des affaires juridiques est absent, il n’y a que son intérimaire qui est là. Et, il ne sera pas en mesure de vous communiquer», explique le service Communication de l’Asecna.

Source : seneweb

Tag(s) : #International

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