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Le Tchad, pays de SAO !
(chantons l'hymne national :
Vive la liberté dans la joie et l'honneur...) Ah ! C'est vraiment très historrique et émotionnel !
 
Le Tchad, Etat fédéral !

Le Tchad etait un très beau pays co-dirigé par (3) trois royaumes et un Derdeï sous forme d'une fédération qui a été épongée sans aucune trace digne par la colonisation française. Les royaumes et le Derdei géraient très bien, chacun son térritoire par une administration démocratique, transparente, douce et competente :

1- Le royaume du Ouaddaï (tout l'est et le centre-est du Tchad incluant actuel Darfour(Soudan).
2- Le royaume du Baguirmi (tout le chari-baguirmi, le Sud du Tchad incluant la centre-Afrique et actuel Kousseri (Cameroun).
3- Le royaume du Kanem (le Kanem-Lac incluant actuel Etat de Bornou(Nigeria).
4- Le Derdei (tout le BET incluant actuel Kouffra(Libye), l'axe de Fezzan reliant jusqu'au Bilma, Kaouar (Niger).
 
L'Arrivée de colonisateurs :

De provenance de l'Oubangui-chari, les forces françaises massacraient tout sur leur passage, adoptant d'abord la politique de la terreur et de terre brûlée jusqu'à la 1ère vraie résistance nationale tchadienne sous les ordes du roi Ngaourang II qui les stoppât net à Massania ex-capitale du Tchad fédérale, détruite et abandonnée en remplacement d'une autre capitale avec le nom de Fort-Lamy par la colonisation.

Une bataille très sanglante, très féroce et sans merci dont les deux (2) commandants des opérations de deux (2) côtés etaient tués dans les prémiers jours;

- côté tchadien, le responsable était Mr Aramaï Barka Toundoumaï, ressortissant de Borkou, de mère arabe tchadienne, né et grandi à Wargala, un petit férrick nomade sur l'axe actuel Kalaït-Fada, venu en renfort envoyé par le Derdei à son frère le roi Ngaourang II qui avait repoussé plusieurs expéditions ennemies sur sa frontière Sud.

Mais toute l'histoire etait completement deformée et banalisée par les colonisateurs envahisseurs en donnant même un nom anonyme-RABAT ! Alors Rabat qui ? Ils nous racontaient qu'il etait venu tantôt du Soudant, tantôt de l'Egypte, ...etc ! S'il vous plait pour toute personne voulant de détails sur notre héros légendaire tombé au champ d'honneur contre l'ennemi éternel du peuple tchadien peut nous contacter ;

- côté ennemi  le soi-disant le commandant Fort-Lamy.

Les bilans de combats sont toujours contradictoires de part et d'autre, ni avant, ni aujourd'hui personne ne peut prouver de chiffres exacts, surtout que les envahisseurs avaient tout épongé, tout detruit mais selon certaines sources de vieillards rescapés, par exemple le marabout de Cloudia agé de (105) cent cinq ans en 1986.

Mr Aramaï Barka Toundoumaï disposait de (5) cinq à (7) sept milles hommes avant la bataille contre les troupes françaises dirigées par Mr Fort-Lamy. Mais selon le vieillard, la moitié de Tchadiens a été inéfficace par manque de mêmes armes que l'ennemi. De toutes les manières, le côté ami a fait une reddition totale âprès la mort de leur chef des opérations et le roi Ngaourang II avait accepté la defaite aussitôt sans pouvoir attendre d'autres forces fédérales en renfort depuis le Ouaddaï, du Kanem et de Derdei, dit-on que leur plus grand problème etait les moyens de communication adéquats que l'ennemi a eu l'avantage de concentrer toutes ses forces pour gagner cette bataille qui fût un de leurs premiers défis dans ce coin de la sous-région !
 
L'ennemi envahisseur :

Après la réddition du royaume central, les envahisseurs avaient exécuté tous les hommes capables de leur opposer une résistance quelconque dans l'avenir dès qu'une situation leur permettrait un jour. Pour les autres royaumes, les français avaient engagé de la diplomatie d'abord, parce qu'ils avaient bien compris la capacité de nuisance des hommes Sao du Tchad. Dans leur négociation la reconnaissance de chaque monarchie a été une des clés pour pouvoir avancer en profondeur du Tchad aux fins d'asseoir leur domination coloniale petit à petit sur l'étendue de toute la fédération à l'exception du térritoire de Derdei jusqu'à leur prétendue «indépendance» du Tchad en 1960 !

Sur le front Nord, plusieurs colonnes ennemies(des turcs, des italiens, espagnoles, allemands, portugais, français, etc) ont été toujours repoussées jusqu'à ce qu'elles renoncèrent leurs visions de conquête contre le Tchad en échange de centaines, voire de milliers de leurs soldats faits prisonniers de guerre, capturés par les forces fédérales tchadiennes sous les ordres de différents successifs Derdei; voici la liste de Derdei les plus remarquables contre les ennemis du Tchad :
a) le Derdei Dihorté Sallaïmi
b) le Derdei Toumaï Moussaïmi
c) le Derdei Mollimaï Toumaïmi
d) le Derdei Erdimi Mollimaïmi
e) le Derdei Sidi Laïmi
f) le Derdei Kossei Aramaïmi
g) le Derdei Kosso Oguimi
h) le Derdei Adimi Tohortimi
i) le Derdei Wahillei Tohortimi
j) le Derdei Togoï Kénimami
k) le Derdei Chahaï Bokharimi,de 1889-1939, presque (50) cinquante ans de règne, c'etait lui qui avait décidé de remettre (600) six cent prisonniers de guerre turcs à un roi libyen qui faisait intermédiaire en échange d'un seul tchadien et cessation définitive des attaques turcques contre le Tchad !

l) Le Derdei Alhajj Weddei Kohordimi (père de l'ex-président de la République du Tchad, Mr Goukouni Weddei).

Le Derdei Alhajj Weddei s'était rétiré de la vie politique en organisant le vote habituel d'une manière très sage mais les colonisateurs avaient pu infiltrer et perturber par l'entremise des missionnaires réligieux, des intermédiaires diplomatiques, etc, cette traditionnelle monarchie millénaire en Afrique dans une structure exceptionnelle et impéccable par un système que les ennemis du Tchad tiennaient à éponger. Alhajj Weddei, avant de mourir avait conseillé son successeur, tous ses sujets et tous ses fils de soutenir Hissein Habré qu'il avait jugé le seul capable de chasser les colonisateurs hors du Tchad tôt ou tard.
 
Les affres de la colonisation française :

Selon notre frère Mr Allatchi Barkaïmi qui avait plus de quatre-vingt dix (90) ans en 1985, les français tuaient tout le monde dans le but d'exterminer tous les tchadiens, il nous avait expliqué même l'origine du nom d'un petit rocher dans le côté ouest du centre-ville de FADA qui s'appelle actuellement « Mine-Allah» qui peut signifier deux sens dans ce contexte, soit malheur de Dieu ou Dieu seul voit, etc. Il disait que chaque matin les français décapitaient beaucoup de personnes jusqu'à leur sang coulait à plus de trois cent (300) mètres dans le marigot dénommé «Billi-doudi» qui signifie marigot pourri en gorane, il nous décrivait les méthodes de tueries journalières :

- Les personnes sont attachées, décapitées puis jétées dans des fours crématoires ou bien attachées et jétées vivant dans les fours !
Note : Même aujourd'hui, partout au Tchad on peut trouver des personnes vieillardes qui auraient été, soit rescapées, soit témoins occlaires, ou détenaient des versions sûres de scènes de massacres collectifs et de génocides cruels par les français sur les tchadiennes et tchadiens.

Par exemple une autre version d'une histoire : Suite à un massacre collectif d'enfants, de femmes et d'hommes par un simple sous-officier adminitrateur français qui avait son poste de commandement(PC) à GOUMER, une grande mare saisonnière, une reserve de collecte d'eau de pluie pour les nomades des environants pour une durée d'au moins trois à cinq mois, à environ 80 km au Sud-ouest d'actuelle ville de FADA, Mr Djimmi Hamidi Dazzimi, chef de canton Anakazza était parti avec 15 à 20 personnes de ses proches conseillers pour tendre une ambuscade à une patrouille française à Kochelli à 40 km au Nord-ouest de Goumer sur l'axe Kalaït-FAYA, dans laquelle ils avaient tué 10 soldats français, en blessé 20, fait prisonniers 30, recupéré des armes et une dizaine ont pu s'échapper.

Le 1er sécours ennemi venu d'Amchaloubat-Kalaït avait été mis en débandade mais le 2e renfort venu de FADA, d'ARADA et de KORO-TORO avait eu très chaud aussi dans une bataille dure, selon le vieux, la connaissance du terrain a été leur avantage mais au bout de quelques jours les résistants étaient encerclés par plusieurs centaines de soldats français dont ils etaient obligés de se rendre par manque de munitions. Le chef de canton et quatre (4) de ses compagnons survécus, transferés à FAYA les yeux bandés, les quatre membres ligotés dans le dos. Voici leur liste nomminative :
1) Mr Djimmi Hamidi Dazzimi, chef de canton Annakazza.
2) Mr Mahamat Tchou Togoïmi
3) Mr Tchabbi Okkimi
4) un autre Tchabbi prénom oublié par la source
5) et un autre nom oublié

À Faya, ils avaient été éxécutés et décapités publiquement, leur tête accrochée à un palmier-dattier dénommé «Ariba-Biridja», mot à mot ariba c'est la catégorie du palmier et biridja c'est l'éclairon. La section de soldats français, sentinelles faisaient leur rassemblement 3 fois par jour (matin-midi-soir) et toute personne passante à côté doit s'immobiliser pour observer les têtes pendant un moment avant de continuer son chemin faute de quoi cette personne connaîtra le même sort sur-le-champ par les sentinelles mêmes.

Les colonisateurs avaient aboli le système fédéral existant de siècles et rattaché le Tchad à leur Afrique équatoriale française(AEF) en nommant un certain Mr Gabriel Lisette, un martiniquais comme gouverneur.
 
Pourquoi et qui a tué le 1er président élu du Tchad uni ?

Notre frère Mr Tombalbaye Ngarta, fils d'un agrilculteur, ressortissant de Moyen-Chari, né et grandi à BESSADA, ville à 60 km de Sahr sur l'axe de Doba, de profession moniteur de langue française de 1942-1947 puis devenu syndicaliste et militant anti-colonisation française jusqu'à opter la lutte pour une indépendance totale du Tchad uni en formant son parti politique PPT(parti progressiste tchadien) comme une section adhérente de RDA(rassemblement democratique africain) initié par tous les grands leaders africains dans la communauté de l'AEF et l'AOF pour sortir du joug colonial français.

Le vrai responsable du coup d'etat du 13 Avril 1975 contre le 1er president élu du Tchad uni etait bel et bien les lobbys français qui etaient au pouvoir en France ce temps-là parce que Tombalbaye avait une fois humilié et chassé les français comme de chiens errants jusqu'à même rebaptisé tout ce qui porte le nom donné par les français, par exemple, actuel Ndjamena était Fort-Lamy, Sahr etait Fort-Archambol, etc, et toutes les personnes issues de français que le président Tombalbaye les appelait «les fils de nos soeurs». Les français savaient très bien et s'étaient bien rendus compte que Ngarta Tombalbaye deviendrait à tout moment leur ennemi juré definitivement et c'etait pourquoi ils avaient courcircuité très vite pour le tuer en utilisant d'autres égoïstes bêtes assoiffés de pouvoir pour le pouvoir et plusieurs de ces assassins téléguidés de notre cher président Tombalbaye sont présentamment là, par exemple, l'eternel colonel Kamougué, un récidiviste de génocides sur génocides, par exemple, au Sud en 1978-79, à l'Est en 1967-1975, au Nord en 1975-78, et même notre fameux grand parleur Mr Yorongar Ngarlejy  peut nous donner sa version, parce qu'il nous semble qu'il aurait soufflé qu'il était un sous-prefet dans le Salamat et serait au courant du coup d'Etat à Ndjamena.

Toutes ces histoires sont de vraies réalités qui se sont passées sous les yeux de femmes et des hommes qu'on peut leur demander de détails de ce qui s'etait passé de 1900 à nos jours et ça fait exactement 109 ans, jour pour jour que les tchadiennes et tchadiens sont dans une guerre qui ne finira peut-être que le jour où le monde entier finira de respirer sur la terre, parce que tant que la France ne sort pas definitivement du Tchad, la guerre est permenante, d'une manière ou d'une autre !
                                                                                                                              Vive le Tchad, uni et fort
Saskatchewan,le 19 Septembre 2009.
Korei Djimi pr RTj

Tag(s) : #Ambénatna

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