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Tchad : Où sont les règles de bon sens et de savoir-vivre ?

Les articles publiés ces temps-ci sur l’internet donnent l’impression que les tchadiens ont perdu toutes les règles de bon sens et de savoir-vivre qui sont pourtant réputées pour être des valeurs sures et indélébiles dont les compatriotes s’enorgueillissent et qui font de la patrie une terre d’accueil, d’hospitalité légendaire, pays des hommes et femmes généreux.  Pourquoi les fils d’une même nation deviennent-ils de plus en plus intolérants les uns des autres ?

Le fait qu’une personne soit traitée d’esclave nécessite-il autant des palabres, de sorte que mêmes les muets et les premiers des derniers velléitaires  qui n’ont en aucun moment su se défendre, se sont miraculeusement exprimés ? Après tout ce n’est qu’un mot qui ne pourrait en aucun cas avoir d’incident, ni sur un quelconque statut de rang occupé dans la pyramide sociale ou bien qu’il ait un effet de diminution voire de déficit de sa réputation. Ce n’est pas parce qu’un quidam est qualifié d’esclave qu’on en devient automatiquement un. Donc ya t-il pas besoin de crier au scandale à moins que des doutes persistes sur son origine. Le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman Zawahiri, n’a- il pas traité le Barack Obama d'"esclave noir" et depuis Qu’est-il arrive président de Usa ? Rien.  Mais qu’est ce qu’un esclave signifie aujourd’hui ?

- Un esclave est une personne à qui on lui a ôté sa liberté ;

- Un esclave est un soumis ; un esclave est celui à qui on impose ou quelque fois accepte volontiers la humiliation et la servitude.

- Enfin un esclave c’est aussi ces lâches qui se cachent sous de pseudonymes pour dénigrer et calomnieux leurs concitoyens qui ne font du tord et qui ne troublent le sommeil de personne. Des vrais compatriotes qui luttent vaille que vaille dans le sentier de la démocratie, de la liberté et la libre-expression au Tchad.

Ainsi donc vu la situation dans lequel est plongé le Tchad aujourd’hui et sa population sans état d’âme, nous pouvons conclure sans le moindre risque que tous les tchadiens sont devenus des esclaves, des garçons d’écurie, brefs des sujets à la merci de Son Altesse Royale deby itno -Premier : le grand, riche, et sa majesté la reine Hinda.

Des lors, ce débat n’a plus de sens, a-t-il sa raison d’être ? Surtout quand ont sait que ces palabres sont entretenues par des individus nostalgiques dépourvus de toute personnalité. Ces phénomènes de la société qui : lorsqu’ils n’arrivent plus à contrôler le feu qu’ils ont allumé et qui les brulent tout le corps,
sitôt cherchent à jouer le rôle des victimes et des faibles. Malgré qu’ils se sont faits prendre dans leur propre piège, ces individus se sentent plutôt attaquer de toute part, crient sur tous les toits pour dire qu’ils sont innocents et que leur « honneur» a été bafoué.


Ces personnes qui sont bien connues sur l’internet pour être des très célèbres champions de la naïveté, elles ont en réalité un agenda caché qui celui d’installer un climat de confusion, de suspicion et de distraction dans les esprits des tchadiens. Motivées par l'appât du gain facile, elles essayent coûte que coûte de parfaire les rêves et désirs de leurs supposés chefs : des politiciens vagabonds qui sont tombés en disgrâce puis récupérés par le tyran deby. Ces eternels perdants sont recrutés pour une miette, ils sont les pires ennemis du peuple : il y a un passé récent n’avaient pas manqué d’occasion pour s’allier avec la Libye de chien-Khaddafi pour tuer, assassiner, terroriser, bombarder les tchadiens avec le Napalm, du phosphore et d’autres armes non-conventionnelles. Ceux la mêmes qui ont aidé l’armée de Tripoli à semer des champs de mines et autres engins de mort, à empoisonner les puits, à bruler ou couper les palmiers dattier, à éventrer les femmes, à égorger les paisibles citoyens etc., dans tout le Nord du territoire national, notamment le Borkou Ennedi Tibesti, une terre bénie de Dieu, terre des hommes braves, un sol qui a vu naitre Hisseine Habré, Goukini Weddeye.  En fin, il ya lieu de mettre en exergue aussi que les objectifs de ces  crapules qui se sont précipités pour donner une autre tournure à ce débat, juste dans le but de réveiller
les vieux démons tel le tribalisme, le clanisme, chrétien, musulman, nordiste, sudiste: des facteurs de division qui hantent le pays.

Pour revenir sur le cas du blogueur en question.  Il est
un camarade engagé qui aime son pays. C’est ce que nul ne doute. Il est aussi de ce que les anglo-saxons appellent volontiers un citoyen journaliste. D’ailleurs la quasi-totalité des blogueurs ne se réclame pas de journalistes professionnels excepté les camarades du site ialtchad qui proclame haut et fort d’être « le premier site professionnel». En ce qui concerne particulièrement le site Tchachadi qui reconnait volontiers, pour être un néophyte dans ce vaste domaine qui celle de la communication. Ce n’est que par pur hasard et une volonté de s’exprimer qui nous ont conduit à arriver là où nous sommes aujourd’hui. Mais cela n’a jamais été un handicap pour servir nos fideles lecteurs dans travail de qualité, de rigueur et enfin discipline. Il n’ya rien de plus noble que le fait d’être le hôte des frères tchadiens ou des étrangers qui vous invitent quotidiennement dans leur foyer ou les lieux de travail à partir des ordinateurs.

Comme il est de devoir de tout un bon compatriote, les blogueurs se sont saisis d’une mission, celle de contribuer d’une façon ou d’une autre par le biais du blog, le plus souvent très actif et indépendant. Et, avant de pouvoir continuer, il y a lieu de faire ici, une parenthèse pour dire ce qui suit : les sites et blogs sont aujourd’hui des outils (pour ne pas des armes) indispensables. S’ils sont utilisés rationnellement, vont contribuer à coup sur à la sensibilisation et au changement des mentalités.

Le noyau du problème tchadien en est que : les compatriotes ont trouvé une manière de s’entendre et de s’accorder à ne rien faire si ce n’est malheureusement que la guerre. Bien que le recours aux armes était sensé, au départ, apporter des solutions pour stopper la folie meurtrière et la poussée de l’athéisme érigée en mode de gouvernance par le régime de la première république : Parti Progressiste Tchadien. De nos jours, les conflits armés continuent et perdurent sans aucun issu avec son lot en perte de vies humaines et de matériels. Quant aux mouvements armés qui sont installés dans l’Est, ils donnent l’impression parfois d’être des entreprises, succursales ou des simples boutiques gérées par une famille : C’est l’air du temps !

Aujourd’hui plus que jamais, la lutte armée est un mal nécessaire contre un système politique pervers instauré par deby et sa caste. Les tchadiens doivent se mobiliser pour combattre par tous les moyens la dictature qui sévit au Tchad ; une tyrannie sanguinaire qui se perpétue et qui enfonce le pays dans la misère et la pauvreté. L’avènement du Mps au pouvoir a produit, il faut le dire une génération de jeunes et d’intellectuels désœuvrés, déracinés, aliénés, arriérés, efféminés et castrés qui sont insensibles et
indifférents aux problèmes qui gangrènent le pays. Ceci est la triste réalité.

Dans une société comme la notre qui est dirigée des mains de fer par des leaders cancres et qui se retrouve au beau milieu de l’obscurantisme ; cette nation en déperdition comme la notre ne peut être sauvée et amenée
à bon port que si les élites (les vrais intellectuels) s’engagent, s’investissent et décident à la fois de confronter puis combattre tous les maux dont le pays souffre. Mais l’intelligentsia tchadienne joue t-elle à bon escient ce rôle ? La réponse à cette question est non : Dr Bichara Hagar est devenu un citoyen canadien et ne veut plus entendre parler du Tchad. En ce qui concerne le Dr Abba Kaka Hassan Mayo, il garde toujours le silence. Mais depuis le départ de ce dernier, l’Ambassade du Tchad à DC et la délégation de new York sont tombés entre les mains des étrangers notamment des soudanais et des espagnoles. Aux Etats unis d’Amérique, les tchadiens ne sont représentés que par soudanais qui dès la nuit tombée, se transforment soit en maitres chanteurs (fananines) ou des gargotiers dans les « restaurants Halal » de la place. His Excellency Mr ambassador n’est pas du reste car il se reverse pour les grandes occasions : les cérémonies vip.

 La matière grise du Tchad a préféré démissionner laissant la place aux apprentis intellectuels, des néophytes et autres petits gens.

Les blogueurs ne doivent pas perdre du temps à chercher des arguments pour se justifier. Recevoir des insultes et des menaces de mort par courrier électronique ou d’autres formes d’intimidations sont monnaie courante chez tous les rédacteurs de blogs et sites de la toile de la sphère tchadienne. Donc ce n’est pas un phénomène nouveau bien au contraire c’est devenu quelque chose de banale sur laquelle ne doit en aucun cas s’en soucier.

Il y a pas un seul blogueur qui n’a pas fait cette expérience. Ils continuent à être harceler et sont l’objet d’avanies de tous les genres. Tous les blogueurs sont aussi traité d’esclave. Pourtant tout cela ne leur a diminué en rien. Bien au contraire, les ennemis ne se rendent pas en compte que, en voulant nous faire faire du mal comme moyen pour me faire taire, ils se font du tord
à eux-mêmes. C’est par les détracteurs que viennent les sources d’inspiration et de motivation.


Pour finir, je tiens à dire que comme la plus part des internautes, je n’ai jamais port
é dans mon cœur et je n’ai jamais manqué d’occasion pour critiquer ni le professeur Tom et encore moins encore son frère jumeau Timan parce que, tout simplement, à un moment donné, des derniers précités étaient des collaborateurs et non les moindres des neveux du tyran deby.
Mais qui des MM. Nouri, Assali, Guinassou, Adouma et j’en passe, n’a pas contribué à éterniser la dictature au Tchad ? Il faut reconnaitre que tout ce beau monde a été un fervent militant du Mps et complice de la dégradation de la situation du pays par le système actuel mais a des degrés différents.  Seuls les dignes héritiers du défunt Djiddi Hissein : président du Mouvement pour la démocratie et le développement (Mdd) que nous sommes, peuvent affirmer n’être en aucun cas au service du despote deby. Alors pourquoi ne traite-t-on pas toutes ces personnes citées sur le même pied d’égalité. Mais le fait d’exclure les frères Erdimi de ce groupe n’est il pas donc une discriminatoire et malhonnête. Le climat de haine entretenue sur la personne de Tom et Timan n’a-t il d’autres motivations sinon celles liées à leur ethnie ? Entre MM. Soubiane et Tom : lequel est l’adversaire.

Toutefois je reconnais volontiers qu’en cherchant par tous les moyens à haïr le Dr Tom Erdimi, j ai appris à le respecter. Il a été après tout le recteur de l’université et de surcroit respect
é par tous collègues de l’enseignement supérieur. Le professeur Tom Erdimi n’est pas comme on le dit chez nous « un petit quelqu’un » ou tout simplement « un petit comme Soubiane». Les écrits que l’on prétend donner la paternité au M. Tom Erdimi ne sont pas de grâce « des papiers torchons » comme certains ont laissé entendre.

Nous avons le droit de protester et de s’opposer contre tout individu sans pour autant renier son labeur et ses qualités. Sinon, nous risquerons de perdre tout le sens de jugement et du discernement ?

Le Dr Tom sera le dernier choix à prendre dans un groupe des tchadiens, c’est bien clair. Mais cela ne m’empêche pas de te dire les quatre vérités. 


Cheickh Tidjane Galmai
www.Tchachadi.com
Tag(s) : #Ambénatna

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