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Alors que les forces engagées dans le cadre de l’Union des Forces de la Résistance pour le renversement du régime dictatorial installé au Tchad ont de manière itérative montré leurs bonnes dispositions à vivre en parfaite harmonie avec tous les peuples de la terre, y compris la France avec laquelle le Tchad entretient des relations historiques, alors que les mêmes forces de la résistance ont appelé lundi le 04 mai 2009 à une stricte neutralité de la France habituellement rangée aux côtés du dictateur tchadien après que des avions non identifiés aient survolé ses positions samedi le 02 et dimanche le 03 mai 2009 afin de recueillir des renseignements pouvant faciliter le bombardement desdites positions, alors que le ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner avait déclaré il y a pratiquement un an, que la France n’interviendra plus au Tchad après les épisodes malheureux d’avril 2006 et de février 2008 où la France est intervenue, faisant avorter les aspirations du peuple tchadien à la liberté, revoici la France qui vient de démontrer à la face du monde qu’elle est résolument rangée aux côtés des oppresseurs du peuple tchadien que dirige Idriss Deby et sa bande de prévaricateurs et d’assassins.


Les forces de la résistance réunies au sein de l’UFR, une union des mouvements patriotiques qui fédère le peuple tchadien, viennent d’apprendre la honteuse prise de position de la France qui, à travers le porte-parole de son ministère des Affaires Etrangères, monsieur Eric Chevallier a appelé ce jeudi, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à condamner fermement cette nouvelle attaque que la diplomatie française dit « menée par des groupes armés tchadien venus du Soudan ».

L’Union des Forces de la Résistance ne peut que condamner avec force cette position de la France qui s’évertue depuis 19 ans à se liguer contre le peuple tchadien au profit d’une bande de pillards qui, même si la résistance nationale n’avait pas pris les armes contre elle, serait inéluctablement voué à disparaître, ne serait-ce que parce que constituée d’êtres mortels. Ce qui n’est pas le cas du Tchad et de son peuple qui existera toujours envers et contre tous !

Tous les militants et sympathisants de L’UFR sont ahuris par cette prise de position de la France , d’autant plus que ce pays dont les officiels connaissent exactement - et plus que les officiels de n’importe quel pays au monde - les causes du drame que le Tchad traverse depuis une vingtaine d’années environ, a pris sur lui de se plaindre auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU en lieu et place de la horde de gangsters qui tient le peuple tchadien à N’Djamena.
L’UFR l’a très bien compris, la France balise ainsi le chemin d’une intervention en lieu et place de la milice affaiblie de Deby, contre les troupes de la résistance qui marchent avec une inébranlable détermination sur N’Djamena. Comme cela a été le cas en 2006 et 2008.

L’histoire retiendra qu’à chaque fois que le peuple tchadien a été près de recouvrer sa liberté, la France s’est mise en travers de son chemin, de manière fort résolue.
Qu’à cela ne tienne, l’UFR ne peut, ni faire marche en arrière, ni se démonter par l’engagement français aux côtés d’une dictature dont de nombreux officiels français ont pourtant souvent critiqué la mauvaise foi, l’incapacité de réconcilier le peuple qu’il gouverne avec une main de fer, et surtout son non respect des engagements pris avec les autres parties prenantes du conflit tchadien – qu’il n’a jamais accepté d’embrasser que pour mieux les étouffer, c’est-à-dire les assassiner. Comme il l’a fait par le passé avec des opposants.

La France sait bien que depuis son avènement à la tête de l’Etat tchadien, le régime de Deby a instauré une dictature sanglante. Que plusieurs mouvements d’opposition ont été réprimés dans le sang. Que ceux des partis qui ont signé des accords de réconciliation avec Deby, ont vu leurs dirigeants exécutés, parfois en pleine rue et ce sous le regard indifférent de la France et de la communauté internationale. Même ceux qui avaient choisi la voie pacifique en créant des partis politiques et en se résignant à accepter la mascarade démocratique du régime en place ont été exécutés, c'est le cas de :

• l’opposant et ancien président de PLD, IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH disparu depuis 2008 ;
• L’opposant Abbas Koty Yacoub, arrêté le 22 octobre 1993 et exécuté par des membres de la Garde républicaine, alors qu’il était rentré à N'Djaména à la suite d'un accord avec le gouvernement, garantissant la libre circulation des membres de son mouvement ;
• le vice-président de la Ligue tchadienne des droits de l'homme, Me Joseph Behidi, est mystérieusement assassiné toujours en 1992 pour ses investigations en matière de droits de l’homme ;
• l’exécution sans procès, toujours en 1992, d’au moins la moitié des 278 opposants tchadiens pour la plupart membres du MDD (Mouvement pour la Démocratie et le Développement) dirigé par Djiddi Hissein, dont certains, Deby avait demandé et obtenu leur extradition alors qu’ils vivaient en exil au Nigeria,
• Youssouf Togoïmi assassiné à Tripoli par les services secrets de Deby qui l’avaient blessé en faisant exploser une mine sur laquelle ils l’avaient auparavant fait monter…etc.

La France sait surtout que Deby a réduit à néant l'unité des Tchadiens, en mettant en place un régime qui n'a eu de cesse d'exacerber les conflits interethniques, en morcelant les chefferies sur une base clanique, en détruisant la cohabitation millénaire qui existait entre plusieurs populations alors que l’unité et la stabilité sont étroitement liées.

La France sait enfin que malgré la bonne disposition des opposants au régime qui ont accepté à de nombreuses reprises et en toute bonne foi, de signer des accords avec Deby, ce dernier a toujours renié ces accords en les violant de manière systématique. C’est le même sort qui est généralement réservé aux accords – déjà au nombre de quatre signés avec le Soudan. Autant de preuves que Deby est le problème et non une partie de la solution au mal tchadien et sous-régional.
La même France a pourtant eu la possibilité, bien avant le début de l’offensive que l’UFR a lancée il y a une semaine, de montrer au dictateur la voie de sortie, pour éviter une coûteuse - et désormais rendue nécessaire - effusion de sang. Elle aurait ainsi pu montrer son intérêt pour l’avènement d’un Etat de droit au Tchad.
Que non, elle a attendu que les choses pourrissent plus gravement, parce que se sachant disposée à prendre fait et cause pour un épouvantable tyranneau usurpateur et voleur dont tout le monde s’accordait à croire qu’il ne peut être que l’ennemi d’un pays comme la France qui fait de la liberté et de la bonne gestion des affaires publiques des principes cardinaux.

La France estime aujourd’hui que c’est à cause des combats de l’UFR que les distributions de nourriture à Goz Amir par le Programme alimentaire mondial (PAM) a été interrompu, et que le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) a fortement réduit son personnel à Koukou Angarana à l’Est du Tchad. Or l’UFR n’a cessé de rassurer les humanitaires et les réfugiés qu’ils n’avaient rien à craindre d’elle, son combat étant dirigé contre le seul régime Deby.

Au regard de tout ce qui précède, l’UFR a rappelé une fois de plus l’obligation de non-ingérence à la France et aux pays amis, et a pris le peuple français à témoin par rapport à cette hostilité inutile que ses dirigeants veulent créer entre eux et le peuple tchadien.
En même temps, l’UFR est déterminée à renverser le régime Deby, dut-elle affronter des forces mercenaires envoyés par les pays amis du dictateur.

La victoire du peuple Tchadien est pour bientôt, UFR y travaille !
La Rédaction de Tchadvision

Tag(s) : #Politique

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