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Tout d’abord sa présence était utile juridiquement car les ONG et le Sénégal avait besoin d’un lien de rattachement avec le pays qui reçoit les plaintes, un peu comme la Belgique qui a dû distribuer complaisamment la nationalité Belge à quelques Tchadiens pour créer ce lien, condition de sa compétence. Ensuite, la présence d’un Sénégalais dans le lot des plaignants, avait pour objectif d’émouvoir les populations sénégalaises réfractaires au jugement de l’ancien président  Tchadien considérant l’attitude du pouvoir sénégalais comme un manquement à la parole donnée à un hôte, mais aussi comme portant atteinte à la Téranga (l’hospitalité) sénégalaise.

Par rapport à l’histoire au Tchad de ce monsieur, plusieurs zones d’ombre subsistent ; tous les gens qui étaient au Tribunal lors de la demande d’extradition formulée par la Belgique se rappellent que lorsqu’AG s’adressait à la presse, il a été interrompu par un jeune homme dans la foule qui a déclaré que ce type n’a jamais été ni en Centrafrique, ni au Tchad, et il a ajouté : « je suis prêt à le dire à la police ». AG s’est tout simplement éclipsé.

AG serait-il donc tout banalement une victime imaginaire comme il y en a des tonnes, engagées pour les besoins de la cause par le duo Brody-Tine. Tout est possible avec des gens sans foi ni loi. Force est de constater qu’il a donné trois versions différentes de son histoire relayée  par la presse ; laquelle des trois est la bonne ? Allez savoir.

Comment expliquer que quelqu’un, installé en Centrafrique, prenne la décision d’aller avec sa petite fortune dans un pays en guerre comme le Tchad, sauf si cet individu est en fuite, parti avec l’ensemble des bijoux que lui auraient confiés des femmes …Tchadiennes et Nigériennes habitant le quartier KM5 à Bangui. Tous les Tchadiens le savent, peut-on compter le nombre de bijoutiers d’Afrique de l’Ouest qui  se sont envolés vers leur pays d’origine avec les bijoux que des femmes tchadiennes leur avaient confiés ?

Sans compter que beaucoup de Sénégalais avaient été recrutés par le marabout Ahmed Khalifa Niasse comme chair à canon au sein de la légion islamique de Khaddafi entrée en guerre contre le Tchad. Mercenaires, agents de renseignements, agents de propagande, toutes sortes d’aventuriers de l’acabit d’un AG ont, pour de l’argent, tué des tchadiens mais  aussi vendu leurs services pour participer à la déstabilisation du Tchad. Dans quel cas se situerait AG s’il en faisait partie ? On le verra bien.

Selon les déclarations du prétendu AG, le président Abdou Diouf aurait saisi le président HH d’une demande de clémence en sa faveur ; en général lorsqu’une telle démarche diplomatique a lieu, c’est que le président demandeur sait parfaitement que son compatriote s’est mis dans une belle merde, et qu’il a tort sur toute la ligne. 

L’affaire HH a montré que le duo Brody-Tine manageait ses recrues selon leurs desiderata et selon leur degré de soumission. Le fameux Ismail Hachim l’a appris à ses dépens. C’est ainsi que Brody et Tine ont décidé de le mettre hors circuit, utilisé et pressuré, puis largué comme un kleenex usé ; jugé trop gourmand, réclamant à cor et à cri sa part du gâteau, exigeant de descendre dans les mêmes hôtels de luxe que Brody ; lors de leur dernière apparition à Dakar, Aboufouta et lui ont passé leur temps à garder la villa meublée louée par Brody tandis que ce dernier faisait son souk autour de l’affaire HH dans les 4 coins de Dakar.

Brody leur donnait quotidiennement l’argent de leur transport et de leur repas ; l’homme d’affaires (des affaires peu recommandables et inavouables) Ismael a avalé de travers tous ses repas et il a fini par l’ouvrir, un peu trop au goût du patron Brody qui l’a déclaré persona non grata et, à tel point  qu’il a été, sans ménagement, écarté de l’équipe de recrues qui sont venues déposer une plainte en septembre dernier.

Finissons par la commission américaine chargée de faire la lumière sur les pratiques de tortures et de disparitions de personnes dans les prisons irakiennes et à Guantanamo, qui vient de rendre publics les résultats de ses enquêtes.

Oui, les soldats américains se sont rendus coupables d’actes de tortures graves. Oui, il y a eu des exécutions sommaires de personnes  et enfin, oui les soldats qui ont commis tous ces actes sont là et bien identifiés. Y aura-t-il des poursuites contre eux ? Non, répond le président Obama, l’heure est à la réflexion …… Edifiant !

Source : zoomtchad.com



Complément d'Ambenatna

 

Petite mais excellente réponse à Jeune Afrique qui titrait : "Affaire Habré : la honte de l'Afrique". L'hebdomadaire de la françafrique, certainement en cours d'idées, n'a rien trouvé de mieux que de rechauffer les mésaventures d'un Sénégalais (Abderahmane Gaye) au Tchad où il aurait perdu sa "fortune" et un ami au temps où le Président Hissein Habré dirigeait le Tchad. On connait bien la dent du journal de la françafrique contre Monsieur Habré qui date de la débacle libyenne au Tchad.

Sinon combien de Sénégalais ont été butés en France, en Russie, en Italie, en Espagne, au Maroc, en Mauritanie, en Libye et j'en passe. Pourquoi n'y a t-il pas eu de tapage médiatique ni de poursuites judiciaires ? La RADDHO se trouve bien à Dakar et tous ces pays cités ont leur représentation diplomatique sur place. Pourquoi, personne ne fait rien ? Abderahmane Gaye est-il un Sénégalais à part ?

Au Sénégal, tout le monde sait que feu Djily Mbaye, l'un des rares milliardaires Sénégalais, a ramassé sa fortune au Tchad au temps de Tombalbaye. Le Tchad pourrait réclamer la restitution de ces milliards.

La honte de l'Afrique, en termes des droits de l'homme et relativement au Sénégal, c'est bien le cas des 60.000 négro-mauritaniens qui survivent au nord du Sénégal dans des camps de fortunes depuis 1989, année où ils ont été victimes d'un pogrom raciste, dépossédés de leurs biens et terres et chassés par le régime tyrannique de l'ex-président Mauritanien Maouya Ould Taya, réfugié depuis son renversement au Qatar. Bien que ces réfugiés, Mauritaniens noirs bannis dans leur propre pays, se retrouvent au Sénégal, il n'y a eu ni tapage médiatique ni plaintes. C'est l'oubli !

C'est aussi le naufrage du bâteau le Joola où 1953 personnes ont péri et où le gouvernement d'Abdoulaye Wade a honteusement classé sans suite l'affaire. Les victimes étrangères, une quarantaine, se battent en France pour que justice soit rendue. Je vous invite à regarder
cette accablante vidéo dénonçant l'irresponsabilité du gouvernement sénégalais sur l'affaire du bâteau le Joola, naufrage du siècle.

Tag(s) : #Articles- Affaire HH

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