Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

Le sujet en vogue à N'djaména ces derniers jours, c'est bien entendu la rébellion de l'Est. Les Ndjaménois, après les salamaleks traditionnels et respectueux, sautent de plein pied dans le sujet. La question qu'ils se posent presque simultanément est : «  alors, quand les rebelles vont attaquer ? ». Chacun donne ses dernières news et malgré la censure imposée à nos pauvres blogs et sites Internet, les Tchadiens se sont organisés pour que l'information circule. C'est désormais une question de survie. Curieuse attitude d'une population qui réclame les bombes, les roquettes et les balles à la situation actuelle qui n'est pas loin d'un apocalypse.

 

C'est ainsi que les proches du pouvoir font l'objet d'une observation particulière, leurs propos captés et décryptés. Rien n'est fait ou dit sans que des commentaires ou analyses s'en suivent. Un proche du clan Itno, parlant de la rébellion, lâche maladroitement : « ces gens, il est pratiquement impossible de les contenir à l'Est. Quand ils attaqueront, nous ne pouvons que nous replier jusqu'à N'djaména. Ici, le dispositif peut tenir mais je ne sais pas pour combien de temps ».

 

De dispositif, explique un sympathisant de l'UFR mais jouant l'allié du gouvernement, il faut comprendre la tranchée qui entoure désormais N'djaména, appelée encore le tombeau de Deby, et le mur de chars qui seront positionnés en arrière plan. Deby compte aussi sur ces hélicos et bombardiers pour empêcher une percée rapide de ce mur de chars. Un troisième élément, à savoir les frappes des missiles de longue portée de l'armée française comme ce fut le cas avec l'attaque de février 2008, mais cela dépendra de l'évolution de la situation sur le terrain. Car, les français ne vont pas prendre le risque de s'embourber davantage avec un régime déjà à genou et qui joue ses dernières cartes.

 

Sachant que les combattants de l'UFR ne sont pas nés de la dernière pluie, tout porte à croire qu'ils ont certainement déjà prévu les moyens pour faire face et relever haut la main le dernier défi de la tyrannie du régime en place. Comme par le passé, lors des offensives du FUC et celles de la CMU, Idriss Deby Itno s'était barricadé aux alentours de la capitale, après avoir pris en otage les paisibles citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer devant cette barbarie d'un âge très reculé.

 

L'histoire nous enseigne que dans toute l'histoire des grandes batailles, les vrais chefs cèdent une fois que leurs adversaires entrent dans la ville et menacent la vie des populations civiles. Ceux qui s'accrochent en prennant en otage les civils sont des lâches qui ont auront une fin d'enfer. Décidément ! 

Tag(s) : #Ambénatna

Partager cet article

Repost 0