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Comment la sociéte civile tchadienne soutient le Dictateur DEBY

Par Mahamat Zene Cherif, President du Forces de la Jeunesse pour le Changement/Union des jeunes de la Resistance (FJC/UJR)



Depuis l'émergence de la démocratie en Afrique nous avons remarqué une évolution dans la mentalité citoyenne. Ainsi, le peuple africain commence à s'organiser pour défendre ses droits de manière objective. Outre les hommes politiques, l'Afrique compte depuis lors avec les syndicalistes et les défenseurs des droits humains. Ces citoyens se sont organisés en association ou coalition pour défendre la cause de la population.

 


Ce phénomène des Associations de défenses des droits de l'Homme a pris naissance au Tchad avec l'autorisation des libertés associatives. Ainsi depuis les années 90 jusqu'à nos jours, nous avons connu la création de plusieurs organisations pour la défense des droits.

Au début du règne du MPS et ses multiples crimes, la société civile de l'époque a fait un véritable travail pour dénoncer ces crimes. C'est pendant ces périodes de braise que des défenseurs des droits de l'Homme ont été menacés et froidement assassinés. Ainsi, Me Joseph Behidi et bien d'autres ont payé de leur vie leur engagement pour la liberté et le respect des droits de l'homme au Tchad.


Le processus démocratique aidant, les associations de la société civile se sont malgré tout multipliées et ce grâce au soutien des ONG internationaux. Ainsi l'Association tchadienne de Droits de l'Homme(ATDH), la ligue tchadienne des droits de l'homme(LTDH), l'Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT) ont pu exercer leurs activités et dénoncer les violations des droits humains. Ces organisations sollicitent sur la scène nationale le concours des syndicats, tels que l'Union des Syndicats du Tchad (UST) pour mieux défendre la cause de la population tchadienne.


Le travail remarquable abattu au début par ces organisations a fléchi avec le temps, les principaux leaders de cette même société civile ont trouvé le secteur plutôt lucratif et se sont embourgeoisés au détriments des populations civiles et des principes généraux sociaux.



Première partie : Idriss Deby parrain de la société civile.

 


Les démarches entreprises par le régime d'Idriss Deby Itno pour l'exploitation du pétrole tchadien ont été combattues par certains hommes politiques tels que Monsieur Yorongar Ngarlejy et les ADH. Le projet tel que présenté par le gouvernement de Deby dépouillait le Tchad de tous ses droits et ne prenait pas en considération les aspects environnementaux vitaux pour la population.


Le président Idriss Deby avait grandement besoin de la société civile pour valider son projet auprès de la Banque Mondiale(BM) et des autres institutions financières internationales. Pour ce faire, Idriss Deby avait réussi à fabriquer de toutes pièces quelques associations de défense des droits de l'homme. Ainsi, la Coordination des Associations de la société Civile pour la défense des Droits de l'Homme(CASCIDHO) a vu le jour grâce à un congrès pompeusement financé à coup de millions de francs par le régime Deby.


Le manque du sérieux de cette plate forme se justifie par ces membres qui occupent des fonctions dans l'appareil étatique. Le choix même de son coordonnateur Mahamat Digadimbaye, homme de théâtre qui sera parachuté au 7ème arrondissement de N'djaména comme Administrateur en chef, le chargé des relations extérieures devient Conseiller du Premier Ministre, Mme Dillah Lucienne devient membre du bureau exécutif (BE) du CASCIDHO. Cette organisation devient de facto un véritable soutien au régime d'Idriss Deby dans le combat engagé sur le volet écologique du projet pétrolier.


Le CASCIDHO soutiendra le régime Deby en toute circonstance. Pendant les différentes élections, grâce aux enveloppes du Gouvernement, ses membres deviennent des observateurs nationaux à la solde du MPS.

En plus de cela, le régime Deby a coopté un soit disant syndicat dirigé par un certains Brahim Ben Seide. La Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT) est créée pour affaiblir l'UST de Djibrine Assali (forcé à entrer en rébellion à l'Est). Monsieur Ben Seide aussi a été récompensé par un poste au gouvernement.

 

Comme on le sait, l'argent ne fait pas toujours le bonheur. Après un partage inégal entre ses membres d'une somme de 50 millions de CFA remis par la primature, la CASCIDHO se disloque. Monsieur Djida Oumar, coordonnateur adjoint du CASCIDHO, claque la porte et crée le Réseau des ADH(RDHT) qui s'active aujourd'hui sur le cas du tchadien incarcéré à Guantanamo. Ce réseau reste toujours sous la coupe du régime Deby. Il fait du cas Oumar Al Bechir son cheval de bataille. Pour le récompenser, Deby offre à Monsieur Djida Oumar, secrétaire général du RADH, une place au collège de surveillance des revenus pétroliers (CCRP) dirigé par Lamana Abdoulaye.


Nous avons aussi un regroupement fictif des ADH qui n'apparait que pendant les élections, c'est le fameux FACIT dirigé par Monsieur Taha, Abdramane Djanasbaye est aussi membre actif. Ce sont de véritables griots du régime MPS. Soutenu par Moussa Faki (alors PM), ses membres se sont bien remplis les poches.


En définitive, ces différentes organisations portant la casquette de la société civile soutiennent la dictature du Tyran Idriss Deby Itno et participent ainsi activement dans les crimes économiques que connait notre pays depuis l'accession au pouvoir d'Idriss Deby. La France par l'intermédiaire de son ambassade au Tchad soutient ces groupements à la solde du pouvoir.

A suivre...

Tag(s) : #Politique

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