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Dans le journal de 8 heures ce mercredi matin, RTL se pose la question : "Un milliardaire mexicain a-t-il payé le séjour du couple Sarkozy" ?

Difficile de savoir si c'est le cas : alors que l'Elysée affirme que c'est l'Etat mexicain qui a pris en charge l'ensemble du séjour du couple présidentiel français, une source -"un haut diplomate mexicain"- a affirmé à RTL que "ce n'est sûrement pas la présidence du
Mexique qui a payé pour un séjour hors d'une résidence de l'Etat mexicain".


Si la version de l'Elysée est la bonne, on peut s'étonner que le contribuable mexicain ait dû payer pour la partie privée du séjour des Sarkozy. La question du financement des vacances du Président se pose encore, comme elle s'était posée pour le yacht Paloma de Vincent Bolloré, le jet prêté par le même Bolloré pour un séjour en Egypte, la magnifique villa des vacances à Wolfeboro ou, il y a trois semaines, ce petit scoop de Rue89 pass inaperçu sur les 4X4 que les Sarkozy auraient "empruntés" à Nissan pour leur séjour à Megève.


Ce qui est certain à en croire nos confrères, c'est que le couple Sarkozy a séjourné chez le milliardaire en question, Roberto Hernandez Ramirez, une des plus grosses fortunes du Mexique. Interrogé par RTL, un conseiller de l'Elysée n'a pas démenti, mais n'a pas confirmé non plus. Dans un autre genre, le site Purepeople.com l'affirmait aussi, dès dimanche soir.


Mais personne n'a relevé que le banquier Roberto Hernandez Ramirez, ancien PDG de la banque Banamex et membre du conseil d'administration de Citigroup (une des plus grandes institutions financières de la planète), souffre d'une réputation pour le moins sulfureuse. Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment.


Dans le Boston Phoenix, en 1999, le journaliste Al Giordano résumait ainsi une enquête menée par le journal mexicain Por Esto :
"D'après le journal et ses sources, les propriétés côtières acquises par Hernandez à la fin des années 80 et au début des années 90 étaient le point d'entrée de quantités massives de cocaïne livrées dans des vedettes rapides colombiennes". De là, des tonnes de drogues étaient chargées dans des petits avions et envoyées ...

Tag(s) : #International

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