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Facebook, vous connaissez ? Certainement. C'est un réseau social qui relie des amis, des collègues de travail, des camarades de classes ou d'autres personnes qui ont quelque chose à partager. Vous pouvez échanger des sujets, photos, vidéos ou tout simplement des idées à travers d'un forum. Comme tous les réseaux informatiques, Facebook est aussi né dans le milieu universitaire américain, précisément à Havard, réservé aux étudiants avant de s'ouvrir au public en 2006.


Aujourd'hui, Facebook compte près de 175 millions de membres. Gérer les données personnelles, les photos, les vidéos et, pour certains, leurs confidences intimes, n'est pas une mince affaire. Mark Zuckerberg, cofondateur de Facebook, s'arrache les cheveux à propos des conditions d'utilisation du service, une sorte de contrat que chacun accepte en s'inscrivant sur le site. Il s'agit de la fameuse case que l'on coche ("J'accepte"), sans vraiment tout lire. Grave erreur, car les quelques internautes qui lisent tout ont découvert des aberrations.


Ainsi, peut-on lire aujourd'hui encore, dans les conditions d'utilisation : "En publiant un Contenu utilisateur sur tout ou partie du Site, vous concédez expressément à la Société, et vous garantissez détenir les droits nécessaires à cet effet, une licence irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable et pour le monde entier sans rétribution financière de sa part (y compris le droit de concéder des sous-licences), d'utiliser, copier, représenter, diffuser, reformater, traduire, extraire (en tout ou partie) et distribuer ce Contenu utilisateur, à des fins commerciales, publicitaires ou autres, sur le Site ou en relation avec le Site (ou dans le cadre de sa promotion), de créer des oeuvres dérivées du Contenu utilisateur ou de l'incorporer à d'autres créations, et d'en concéder des sous-licences des éléments cités." Cette partie des conditions d'utilisation existe depuis longtemps et n'a jamais été modifiée.


En revanche, un paragraphe additionnel a été supprimé quelques jours, pour être rétabli en catastrophe par l'équipe de Facebook. Ce paragraphe précise : "À tout moment, vous pouvez supprimer votre Contenu utilisateur du Site. Si vous choisissez de supprimer votre Contenu utilisateur, la présente licence prendra fin automatiquement, mais vous acceptez que la Société puisse conserver des copies archivées du Contenu utilisateur supprimé."

Mark Zuckerberg a expliqué que la suppression du second paragraphe devait permettre à Facebook de conserver le contenu des utilisateurs qui suppriment leur compte afin de continuer à le proposer aux internautes qui le partageaient. En d'autres termes, un utilisateur qui a envoyé une photo à l'un de ses amis n'aurait pas entraîné la disparition de l'image en supprimant son compte. Sur son blog , le cofondateur de Facebook reconnaît qu'il y a probablement de meilleurs moyens de parvenir à un équilibre, et que la copie doit être revue. Promis, dans les prochaines semaines, Facebook aura de nouvelles conditions d'utilisation. Mais le problème ne venait pas particulièrement du second paragraphe, mais plutôt du premier : comment accepter de concéder une telle licence d'utilisation ?


Selon Jean-Hugues Roy, journaliste à la télévision de Radio-Canada, qui s'exprimait en avril 2008 lors d'un colloque universitaire à Montréal, Facebook pourrait ainsi légalement récupérer et vendre une photo de votre bébé à une marque de couches, pour la promotion de leur dernière trouvaille.

Quoi qu'il en soit, cet épisode rappelle que l'utilisateur doit être extrêmement prudent avec les informations qu'il divulgue en ligne. Ce fut d'ailleurs la conclusion du colloque universitaire du 17 avril 2008 à Montréal : sachant que les sites Web diffusent des informations privées, l'internaute doit impérativement être responsabilisé et apprendre à protéger sa vie privée. Sur Facebook, par exemple, des paramètres de protection de la vie privée peuvent être activés dans le menu dédié.


Mais d'ores et déjà, les victimes ne se comptent pas. Au Maroc, l'affaire Fouad Mourtada a fait couler beaucoup d'encre. Ce jeune Marocain a créé sur Facebook un profil avec l'identité du prince héritier Moulay Rachid, frère du Roi Mohammed VI.


Les informations sur le prince ont été copiées sur l'encyclopédie libre Wikipédia et tout cela à partir de son domicile et sans masquer son adresse IP. Les motivations du jeune homme étaient de séduire les jeunes filles. Arrêté par la police, le séducteur invisible a été, selon son Avocat Ali Amar, admis en salle de tortures où il a subi des traitements réservés aux présumés terroristes.

Puis traduit devant les Juges, Fouad a été a été reconnu coupable de falsification d’informations et d’usurpation d’identité pour avoir créer un compte sous le nom du prince Moulay Rachid, il a été condamné à 3 ans de prison et 10.000 dirhams d’amendes (environ 900 euros). Quelques mois plus tard, il a bénéficié d'une grâce royale.


Dans le même ordre d'idée, un employé qui s'est porté malade la veille en avertissant son employeur, a mis à jour sa page sur Facebook en publiant des photos de sa virée nocturne de la même nuit. Dénoncé par un de ses collègues de travail, l'employé noctambule a été licencié après que son patron ait eu accès à ses photos sur Facebook.


Et même pour un entretien d'embauche, les patrons ne s'en privent plus pour fouiner dans le net et s'informer sur votre personnalité. Un demandeur d'emploi, convoqué pour un entretien d'embauche, a eu la désagréable surprise de retrouver entre les mains du DRH ses photos publiées sur son Facebook où on le voyait avec un déguisement peu recommandable. Il a perdu ce poste.

Le 1er février dernier, notre blog a publié un avis d'un dénommé Al Awad Ahmat qui informait de la création sur Facebook d'un groupe pour soutenir l'UFR et qu'il a appelé "UFR for Chad". Il a demandé aux compatriotes soutenant la rébellion de le contacter à l'adresse
ufcd_tchad@hotmail.com.

Après ce qui ressort de ce présent article, notre blog demande aux personnes concernées ou tentées d'être un peu plus vigilant. Rappelons que le régime aux abois d'Idriss Deby Itno mène depuis quelque temps des offensives sur la toile pour intiminer ses détracteurs. Mais c'est peine perdue.  

Tag(s) : #Divers

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