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La nouvelle de la désignation de Timan Erdimi en qualité de président de l’UFR est tombée comme un coup de foudre dans les oreilles de tout tchadien averti et circonspect à bien de propos et d’égards à son sujet, et, pour cause. Celle-ci aurait, plutôt, produit l’effet d’une bombe sur les oreillettes d’âmes candides qui n’attendent qu’un changement profond de mentalité exempté de toute vengeance, de règlement de comptes , d’éventuelle domination et la pérennisation de la dictature sombre et impunie de tous les temps, toutes les époques sur notre paisible peuple que celui d’une béatitude ou d’un quelconque optimisme empreint d’espoir et de bonheur.

Si, Nouri Allatchi, après maintes tentatives, n’arrivait pas à renverser le régime d’Idriss Deby Itno, ce ne serait pas un certain Timan qui sera à la mesure. Les deux hommes : Nouri et timan sont deux coqs ayant la même crête. Il faut se rendre à l’évidence selon laquelle tous les deux, respectivement, servirent, en qualité de deuxième personnalité sous deux différents régimes, quelque part, dans l’histoire de notre peuple. Le premier n’a cherché qu’à induire Hissein Habré en erreur (rappelez-vous de la fameuse histoire des militants de première heure et de deuxième heure dont Habré, a, pertinemment fait mention lors de l’une de ses brillantes interventions) tandis que le second, a, royalement, embourbé, enlisé l’actuel président du Tchad quand il était directeur du cabinet de celui-ci. En cédant sa position à Timan, Nouri a compris le fait que tout peuple, sur terre, retient les plus minuscules détails du passage d’un homme public à sa tête mais nous avons la nette impression que Timan Erdimi, par simple propension à la mégalomanie, n’arrive pas à le réaliser. Et, c’est bien dommage qu’on ne soit point en mesure de présenter des excuses publiques et des explications, tout au moins, plausibles à notre peuple, longtemps après avoir pris connaissance que les branches relâchées, sur notre passage, firent diverses et hétéroclites victimes. Parmi les branches dont notre peuple fut victime, figure celle-ci sur laquelle est inscrite en lettres d’or : « il faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».
Et pourtant, monsieur Erdimi pourrait, compte tenu du poste qu’il occupait à l’époque, conseiller le président Idriss Deby Itno que ledit slogan est la clé de l’épanouissement, la réussite et le développement de tout peuple qui est en passe de jeter les jalons d’une société homogène, respectée et à jamais tournée vers un avenir mirobolant. Par conséquent, le nouveau mot d’ordre de notre négligé peuple semble être ces derniers jours : « autant Deby au pouvoir que Timan ou un autre opportuniste ! Timan n’est pas l’homme de la situation ».

A la différence de tout ce groupuscule de politicards tchadiens qui vous félicite pour votre nomination au sommet de la rébellion, ma voix jointe à celle de mon peuple vous plaint parce que vous n’avez jamais soumis, à personne et de vive voix, des gloses sur les perspectives de votre politique. Pour mériter la confiance du peuple tchadien, il faudrait absolument jouer son jeu. Il est nombreux et bien présent dans la pénombre que vous ne pouvez imaginer existante et vous observe.

A bon entendeur salut !

Le Professeur Ali Souleymane

gkambi@yahoo.fr

Tag(s) : #Ambénatna

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