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Les Tchadiens, du moins pour le moment les N'djamenois, viennent de fournir une preuve matérielle à la communauté internationale qui soutient à bras le corps le régime despotique d'Idriss Deby Itno, qu'au Tchad il n'y a point de démocratie.

En effet, comment comprendre que dans un pays qui se veut démocratique où la Constitution garantit à son peuple le droit de manifester pacifiquement, des partis politiques légalement constitués n'osent même pas appeller les populations à une marche pacifique contre la vie chère comme cela se passe un peu partout sous d'autres cieux africains. Rappelez-vous, il y a quelques semaines, des capitales africaines ont vibré au rythme de grèves et de manifestations parfois très violentes pour justement dénoncer leurs conditions de vie qui devient chaque jour un plus insupportable.

Dans notre pays, le Tchad des hommes et femmes courageux, la population se barricade à domicile pour exprimer son désarroi. C'est du jamais vu. Même dans les régime les plus dictatoriaux, des gens ont osé soulever leur voix dans les lieux publics.

Au Tchad de nos jours, l'Union Européenne par l'intermédiaire de son efféminin représentant M. Giles Desesquelles et l'Union Africaine cajolent un Tyran d'un autre temps. Idriss Deby Itno et ses gladiateurs volent, confisquent, démolisent, injurient, humilient, bastonnent, emprisonnent, kidnappent, violent, torturent, empoisonnent, fusillent, ... sans que personne n'ait à dire et à lever le petit doigt. Et cela dure depuis 1990.

Il faut donc comprendre cette manifestation à huis clos de la population tchadienne. Cette dernière est terrorisée par ce régime barbare qui piétine allègrement les droits humains. Les victimes sont très nombreuses. Nous gardons des souvenirs tristes de certaines manifestations des étudiants, des partis politiques et aussi celles mémorables des ressortissants du Ouaddaï, à Faya, à Bébidja, à Goré et j'en passe. Toutes ont été matées dans le sang.

Les partis politiques qui, à la suite des jougs électoraux, ont eu le tort de contester les résultats truqués, ont été sauvagement battus à la barre de fer et souffrent encore des séquelles graves.   Disons-le tout haut que la démocratie au Tchad, c'est du cirque en continu. Elections frauduleuses, Constitution culbutée, liberté d'expression inhibée, justice sous les ordres de l'exécutif, des députés ronfleurs, une administration corrompue, ....etc. 

Vivement la fin du cauchemar !

Tag(s) : #Ambénatna

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