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  1. Parmi les cinq dirigeants ayant ratifié le Manifeste politico-militaire de l’UFR, lequel vous semblerait le mieux placé pour présider l’UFR ? Pourquoi ?


MY : Les cinq personnalités ayant signé le manifeste du 15 décembre sont des tchadiens, des patriotes nationalistes convaincus. N’importe lequel d’entre elles qui réussira à faire l’unanimité autour de sa personne pourrait valablement présider aux destinées de l’UFR. Mais voyez-vous, la question ne se pose pas aujourd’hui en terme de qui semble être le mieux placé. Nous ne sommes pas au Walt Streets pour parler de placement boursier. Il s’agit de sauver le Tchad en dérive. Je connais à fond chacun de cinq personnalités. Ils ont, par le passé, fait preuve de bon sens et de clairvoyance. Faisons confiance à leur sens aigu de patriotisme. Accordons-leur le bénéfice du doute. Vous en aurez la confirmation ces prochains jours.



  1. Le Sud semble pointer aux abonnés absents des soubresauts de l’Est et pire semble accepter la dictature comme quelque chose d’inévitable, confirmé d’ailleurs par la durée de vie éphémère de ses mouvements politico-militaires. Avez-vous une explication de cet état de fait mise à part la couardise avancée par certains esprits malintentionnés ? Quelles responsabilités cette situation impose aux dirigeants des mouvements politico-militaires de l’Est en termes de redéploiement des forces et des moyens de lutte sur toute l’étendue du territoire ?


MY : D’abord merci de me donner l’opportunité, par cette question, de rectifier une certaine idée reçue largement répandue ces derniers temps. En effet, certains de nos compatriotes bien connus du public répandent allègrement l’idée selon laquelle les « sudistes » sont des peureux, des poltrons etc. Ces « esprits mal intentionnés », comme vous le dites, n’ont tout simplement et certainement pas les mêmes repères que ceux des hommes et des femmes du Sud du Tchad. Ces nostalgiques du passé ne se situent donc nullement dans les valeurs et considérations humaines et sociales qui sont celles des sudistes et, par conséquent, ne connaissent pas ces valeurs et considérations ainsi que les réalités sociologiques du Tchad. Ils se trompent mais c’est de leur droit de se tromper.

Les tchadiens du sud n’ont pas de haine envers leurs concitoyens du nord, même s’ils sont en conflits ouverts. Lors des événements de 1979-1980, quand le leader du CDR Ahmat Acyl trouva la mort, nous l’avions enterré à Moundou avec tous les honneurs dus à son rang. Croyez-vous que c’est la peur qui nous a poussés à agir ainsi? Certainement pas. La vérité est qu’au sud, nous refusons une certaine façon d’agir et de faire certaines choses. Cela ne veut dire pas que nous sommes des poltrons.


Si les gens font allusion aux événements du 12 février 1979 pour qualifier les sudistes de poltrons alors ils se trompent lourdement. Les FAN (Forces Armées du Nord) et les autres composantes du FROLINAT (Front de Libération Nationale du Tchad) n’ont pas gagné la bataille du 12 février 1979. Car en 1979, les Forces Armées Tchadiennes étaient tout simplement mal commandées. Elles n’étaient même pas du tout commandées, je dirais. Les Généraux et autres officiers de l’époque, à l’exception de Kamougué, venaient tous de sortir prison, du cauchemar d’humiliation dans lequel Tombalbaye les a plongés. Et Kamougué, auréolé de son nouveau rôle d’instigateur du coup d’Etat du 13 avril 1975, s’était improvisé Ministre des affaires étrangères au lendemain dudit coup d’Etat. Le whisky coulait à flot par 45 degré centigrade à l’ombre. Les commandos, hommes de troupe et autres soldats de rangs étaient abandonnés à leur triste sort quand Hissein Habré signa l’accord de Khartoum avec Malloum. En plus de cela, il faut prendre en compte le rôle joué par les services spéciaux français. En effet, depuis la MRA (Mission de Reformes Administrative) téléguidée par l’Elysée dès 1976, il était clairement décidé que le pouvoir, au Tchad, doit pouvoir changer de mains. C’est tout ceci qui explique tout cela. Les sudistes n’ont pas perdu la bataille du 12 février 1979.


Tenez, sous la brève présidence de Lol Mahamat Choa, on avait décidé de « la solution finale » en lançant des colonnes motorisées en direction du Sud, pour en finir avec les sudistes. Est-ce qu’on y parvenait ? Non ! Ces colonnes n’ont jamais dépassé la localité d’Êrê. Depuis, personne n’a osé répéter la même aventure jusqu’aujourd’hui.


En 1982, Hissein Habré ne se serait jamais hasardé au sud s’il n’avait pas été, auparavant, invité par les sudistes eux-mêmes. Les sudistes ont agi ainsi, malgré tout, non pas qu’ils avaient été vaincus et qu’ils avaient peur mais, encore une fois, ils n’ont pas, à l’époque, un leader digne de ce nom. Et, ils ont choisi Hissein Habré plutôt que Goukouny avec ses libyens. Parce qu’ils ont cru à la sincérité du message de réconciliation nationale, lancé au lendemain du 7 juin 1982.


Donc à ceux de nos compatriotes qui s’amusent à dire de telles insanités, je dis simplement: ne réveillez pas le démon ! Chaque légume a sa saison. Le silence actuel du sud n’est pas le fruit de la couardise. Il s’agit simplement du refus d’une certaine manière concevoir et de faire les choses. Cela se justifie par des valeurs et qualités humaines et idéologiques séculaires qui sont les leurs.


Pour en venir au principal volet de votre question, je crois que le problème du Sud du Tchad s’appelle Kamougué, Alingué, Naïmbaye, Kassiré, Yorongar, Salibou et autres compagnies. Ces individus ont coupablement manqué de vision politique. Ils portent aujourd’hui une lourde responsabilité dans la fragilisation mentale de la jeunesse tchadienne du Sud. Ils ont désorienté le sud du Tchad et détruit ce pays. A leur place je me serais déjà pendu volontairement en m’infligeant ainsi le courage de Pierre Bérégovoy. Mais il n’est pas tard pour eux de le faire. Qu’ils se suicident tous, maintenant ! Ils rendraient ainsi un immense service à la jeunesse tchadienne.


Ceci étant dit, dans la situation actuelle que vous décrivez, je crois qu’il revient aux dirigeants des Mouvements politico-militaires de prendre leurs responsabilités, devant Dieu et devant la Nation. Mathématiquement parlant, tous les paramètres de la situation sont entre leurs mains : d’abord la fonction qui est celle de la conquête du pouvoir. Ensuite vient l’équation à plusieurs degrés et à des inconnues variables qui est celle de la stratégie à mettre en place pour conquérir le pouvoir. Les inconnues de cette équation sont notamment la dimension de leur vision du Tchad : nationale, régionale, ethnique, clanique ou familiale ? Le champ et plan de bataille aussi, c’est à eux de les déterminer. Je crois ce serait fatal pour eux de les limiter uniquement au nord avec les seuls citoyens du nord. En plus de cela, il y a l’équation inconnue, sans nom, à résoudre : il s’agit de trouver un chef pour conduire la bataille ainsi que quelques identités remarquables à intégrer dans la lutte, le tout dans une racine carrée de X tchadiens fois X. Voilà comment je pense que nos leaders doivent se prendre pour traduire leurs intentions et paroles en actes concrets. Autrement dit nous risquons de faire du « Deby sans Deby » et ça personne au Sud n’en veut.

En fin, il faut reconnaître que nous avons besoin, au Tchad, de quelqu’un : d’un homme ou d’une femme qui, par l’héroïsme de sa résistance, par son génie militaire, son habileté et sa pugnacité politiques, sera apte à endosser le destin de la nation, à la relever et à l’accompagner dans ses plus profondes mutations. Mustapha Kemal Atatürk avait réussi à faire cela avec la Turquie, nous pouvons, nous aussi, y arriver à condition que nous sachions séparer nos désirs d’avec nos besoins qui, eux, doivent coïncider avec ceux de la nation tchadienne. La tâche est immense et l’œuvre colossale, certes, mais ce n’est pas pour autant impossible. Il suffit pour cela que nous trouvions cet oiseau rare qui accepterait de mettre sa vie au service de la nation et non la nation à son service, au service de son clan, de son ethnie, pire encore de sa famille. On dit qu’on est roi pour se lécher la main. Oui, mais une nation est une nation et non une famille au dessus des autres. Nous devons offrir à notre nation une République et un Etat modernes, unis, démocratiques, irrévocablement laïques, bilingues, libres et solidaires.


  1. Les Opposants de l’extérieur se plaignent d’être méprisés par les directions des différents Mouvements des Forces de résistance. Quelle est votre opinion ?


MY : Je ne crois pas que les directions des Mouvements des Forces de la Résistance aient méprisé qui que ce soit. Ce sont les « opposants de l’extérieur » qui se sont méprisés eux mêmes, qui se sont ridiculisés. Dernièrement l’ensemble de la classe politique tchadienne est scandalisée par le comportement de certains de ceux que vous appeler « opposants de l’extérieur ». Il y en a qui se voient déjà à la place du Calife. C’est ridicule, ça ! Le respect, ça se méritent.

Quand on est un homme ou une femme politique, on doit savoir rester dans la constance de ses convictions, dans l’abnégation de ses actions. La lutte pour la dignité de son peuple doit être le premier souci d’une femme ou d’un homme politique et elle doit se faire avec détermination et non par calcul, en fonction de ce qu’on pouvait y gagner ou pas pour son confort personnel. Regarder un peu Nelson Mandela. Voyez son parcours dans l’ANC. C’est cette détermination, cette constance, cette abnégation qui lui ont permis de réconcilier les populations sud-africaines. C’est ce cela aussi qui lui a suscité respect et admiration du monde. Je pense que pour être respecté, il faut se respecter soit même d’abord. C’est ce qui n’est pas le cas de la plupart de nos politiciens de l’extérieur dont le comportement, pour certains, laisse à désirer. Ces politiciens sont, à mon avis, des morts. Alors laissez ces morts s’enterrer eux-mêmes. N’accusez pas les leaders des Forces de la Résistance sans preuve.

  1. Comment expliquer l’absence d’autres mouvements ou personnalités de l’Opposition extérieure dans les instances de la CMU ou de l’UFR ?


MY : Je crains de n’être pas en mesure de répondre de façon satisfaisante à cette question. Je pense que ces « autres mouvements ou personnalités de l’Opposition extérieure » sont, eux-mêmes, bien placés pour expliquer leur absence dans les instances de la CMU ou de l’UFR. Allez-y leur poser la question, à eux-mêmes, directement.


  1. Les Tchadiens reprochent aux différents Mouvements des Forces de résistance leur caractère foncièrement tribal (absence des ressortissants issus d’autres ethnies ou régions dans leurs directions respectives). Quelle est votre opinion à ce sujet ?


MY : Mon opinion à moi, en tant que tel, n’a pas d’importance. Une chose est sûre on a depuis trop longtemps tribalisé le Tchad. Par conséquent beaucoup trop de mauvais reflexes se sont incrustés dans nos esprits, dans nos habitudes. Il y a aussi le rôle prépondérant de la communauté, du clan, de l’ethnie, de la famille, mais aussi le poids de la tradition. Tous ces déterminismes sociaux influencent considérablement les comportements politiques des dirigeants africains et pas seulement de ceux du Tchad. C’est ainsi qu’en Afrique, quand quelqu’un devient Président de la République, tous les siens se mettent à se comporter, eux-aussi, comme des Présidents de la République. L’organisation politique en Afrique en général et pas seulement chez nous, repose encore et toujours sur un système de pensée et de relations personnelles. L’autorité s’exerce encore et avant tout de façon intuitu personae et non intuitu loci. Nous sommes encore loin de la conception administrative du pouvoir fondée sur le caractère anonyme de celui-ci. La conception de l’autorité, du pouvoir impersonnel n’est pas encore tout à fait ancrée dans notre habitus. A mon avis, tout cela va changer. Ça prendra le temps que cela prendra mais ça finira par changer. Cependant, il appartient à nos dirigeants de poser des actes patriotiques de caractère général, de prendre des décisions impersonnelles et de les faire appliquer de manière toute aussi impersonnelle. Ce n’est pas impossible.


  1. Certains Tchadiens affirment que les Forces de résistance de l’Est n’ont « aucun caractère national car elles seraient tribales et / ou confessionnelles au regard de la composition de leurs directions respectives ». Ces derniers avancent le constat de la localisation de la résistance uniquement à l’Est et de surcroît d’origine nordiste d’une par et d’autre part parmi ces Mouvements il n’y a aucun mouvement d’origine sudiste ni personnalités. Que pensez-vous de cette « politique d’exclusion ? » Cela ne justifierait-il pas l’indifférence totale observée des sudistes et leur manque de solidarité avec les Forces de résistance de l’Est ?


MY : Avez-vous vu un tel groupe parmi les Forces de la Résistance Nationale de l’Est ? Y-a-t-il seulement un seul de ces Mouvements qui ait un caractère ethnique, tribale et ou confessionnel? Non, je n’en vois pas un seul. Je ne comprends pas pourquoi au Tchad on oppose toujours le Nord au Sud, le musulman au chrétien, etc. ? Personne dans la résistance ne pratique la politique d’exclusion. Ce n’est pas du tribalisme quand le colonel Adouma nomme comme Directeur de son cabinet son compatriote Charfadine ! L’action politique, comme toute action humaine, part toujours de quelque part, à partir de quelques éléments d’abscisses et de cordonnées avant d’évoluer et prendre de l’ampleur. Il en est ainsi de Mustapha Kemal, du Général de Gaulle, de Nelson Mandela et bien d’autres. A un moment donné, il faut qu’il y ait quelque part quelqu’un pour lancer une idée, une action. L’important est que cette idée, cette action ne reste pas figée, repliée sur elle-même, sur quelques groupuscules. Ce qui n’est pas le cas actuellement dans la résistance et c’est déjà pas mal comme ça. Une révolution ne commence jamais, dès le premier jour, le premier mois et la première année avec toutes les composantes sociologiques de la population d’un pays. Aucune lune ne luit le premier soir de son apparition mais c’est progressivement qu’elle luit, jour après jour, pour atteindre sa pleine dimension et sa pleine clarté.


Donc, le fait que ce soit un groupe de Zagawa, de Tama, d’Arabes ou de Goranes pour commencer la résistance n’est pas en soit mauvais. Maintenant, si tel ou tel autre mouvement fait preuve de son incapacité à intégrer les autres composantes ethniques du pays, eh bien ce sera son problème. Car, à mon avis, aucun leader tchadien ne peut aujourd’hui se vanter de se passer des autres tchadiens. Un tel leader finira son aventure en queue de poisson.


  1. Quand assisterons-nous à la victoire des Forces de l’UFR sur la soldatesque du dictateur Deby ?


MY : C’est pour très bientôt. Très, très bientôt. La libération est imminente alors tenez bon, on arrive !



  1. Que pensez-vous des perspectives pour le Peuple martyr du Tchad qui implore depuis 18 ans sa libération de la tyrannie de Deby  après cette victoire ?


MY : Nous avons la chance d’avoir un grand et riche pays avec de l’eau potable et des nappes phréatiques un peu partout ; une diversité culturelle riche et des potentialités touristiques énormes. Prenons en soins. Quand l’injustice devient lois de la République, la résistance doit être un devoir pour chacun de nous tous. Le degré de liberté d’un peuple se mesure à sa capacité de dire Non. Levons nous et disons à Deby que jusque-là, Oui. Mais au delà, Non ! Il nous faut nous battre ensemble côte à côte pour la défense de notre constitution ; défendons ensemble l’unité et l’intégrité de notre pays, son caractère laïc, bilingue et démocratique.


  1. Quels messages souhaiteriez-vous adresser au Peuple tchadien et aux Leaders des Forces de résistance nationale ?


MY : Je voudrais tout d’abord faire honneur à nos martyrs ; aux cadres militaires, aux officiers, sous-officiers et hommes de troupe, qui croisent le fer en ce moment dans les territoires libérés. J’ai été au front cet été. J’ai partagé avec eux leurs rations alimentaires. Nous dormions ensemble, parfois à même le sol. Je mesure la grandeur et l’ampleur de leur abnégation. Je connais les conditions de vie qui sont les leurs en ce moment, loin de leurs familles. Ce n’est pas toujours agréable de fêter la bonne année loin de ceux qu’on aime. Je leur formule mes sincères et chaleureux vœux de bonheur et surtout de santé. Que Dieu soit avec chacun d’entre eux maintenant et dans les moments difficiles à venir.

Ma deuxième et immédiate pensée va naturellement aux dirigeants de différents Mouvements de la Résistance nationale, en particulier au Général Mahamat Nouri de l’UFDD à qui je formule, au nom du Bureau de la Représentation UFDD France & Union Européenne et en mon nom personnel, mes vœux sincères et chaleureux de fraternité et de franche collaboration. Que Dieu leur accorde sagesse, courage et clairvoyance dans l’accomplissement de leur mission; qu’il accompagne leur pas sur le chemin de la quête de la liberté, de l’équité et de justice sociale pour notre peuple.

Au peuple tchadien, je dirais que l’année 2008 qui vient de s’achever, aura été pour nous tous, une année difficile, marquée par la souffrance sans commune mesure de notre peuple. Nous avons vu la souffrance des femmes, des enfants, des vieillards jetés en route, sur le pont de Ngueuly, fuyant les exactions, les viols et violations massives des droits humains, les enlèvements, les disparitions, les tueries, bref la terreur inqualifiable qui s’était abattue sur eux, sur toute l’étendue du territoire national, en février dernier. Je saisis donc cette occasion pour renouveler ma compassion et ma sympathie à toutes celles et ceux qui ont souffert et qui souffrent encore des conséquences de cette situation dramatique dans la quelle on a plongé notre pays depuis maintenant 18 ans. Nous compatissons avec toutes les victimes de cette barbarie, en particulier avec la famille Ibni Oumar Mahamat Saleh. Paix à son âme.

A toutes les familles éplorées du Tchad, j’adresse mes vœux de consolation : chères familles, la Représentation UFDD de France & Union Européenne partage avec vous vos douleurs. Soyez en rassurées !

L’année 2008 aura été marquée également par l’arrogance et le radicalisme honteux et criminel du système MPS qui refuse obstinément d’engager notre pays sur la voie du « dialogue national inclusif » réclamé par les tchadiens de l’intérieur et de l’extérieur, ainsi que par la communauté internationale. Les auteurs de ce comportement irresponsable mesureront eux-mêmes, le moment venu, l’ampleur des conséquences de leurs attitudes irresponsables.

Mais l’année 2008 qui s’achève, n’aura pas été que calamités pour le Tchad. C’était, pour les Forces de la Résistance Nationale, une année pleine d’espoir et de confiance en l’avenir. En effet, au cours de l’année 2008, nos vaillants guerriers ont réussi à infliger une correction mémorable au tyran, à ébranler son mythe. N’eut été sa fuite nocturne à Libreville au Gabon, c’en aurait été, déjà, fini avec le tyran. Mais ce n’est que partie remise.

L’année 2008 a vu aussi la naissance de la CMU puis de l’UFR ainsi que la signature du Manifeste de l’opposition politico-militaire. Autant de signes et de raisons pour demeurer optimiste en 2009, quant au changement à venir dans notre pays. Les temps sont durs mais le peuple n’a aucune raison de décrocher. L’année 2009 qui commence sera décisive pour le rendez-vous crucial du processus de changement dans notre pays. Dès lors que le peuple a pris la mesure des enjeux qui sont les siens et transcendé les divergences de forme qui l’empêche d’avancer ensemble ; alors c’est ensemble que nous devons mettre à profit les prochains jours pour porter le coup de balaie définitif et final pour le bien commun du peuple.

Que Dieu bénisse le Tchad, notre chère Patrie, la terre de nos ancêtres !

Tag(s) : #Politique

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