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La Raddho estime d’emblée que : « les signes d’une banqueroute de l’État qui se manifestent avec les difficultés de payement des dettes des entreprises privées et des salaires dans certains secteurs de l’administration constituent les menaces les plus sérieuses qui pèsent sur les droits économiques, sociaux et culturels des populations » avant de poursuivre : « la crise chronique du secteur de l’énergie qui n’épargne aucun secteur de la vie économique et sociale de l’administration, des entreprises privées, du secteur informel et des ménages est en passe de devenir un véritable détonateur et révélateur d’un malaise social profond et généralisé ».

La RADDHO déplore : « l’agenda de la succession invoqué au lendemain de l’élection présidentielle par la conférence de presse du Président élu, semble prendre le pas sur toutes les autres considérations et semble structurer toutes les manœuvres politiques en reléguant au second plan toutes les graves questions de l’heure ».

Sur la même dynamique, elle regrette : « le blocage du dialogue politique et la crise de leadership » et « la dérégulation des institutions, l’informalisation de l’administration et la crise de confiance et la profonde crise sociale affectent très profondément le champ politique et expliquent les blocages du dialogue politique mais aussi l’émergence et la consolidation d’un leadership dans l’opposition comme au pouvoir. Cette situation inédite dans notre pays, est de nature à produire toute forme d’aventure, d’anarchie, d’entropie sociale ou simplement de perte de sens ».

Sur le plan judiciaire, la RADDHO critique : « l’incompétence chronique du Conseil constitutionnel à agir sur les contentieux politiques et démocratiques qui opposent les différents pouvoirs de ce pays, sur les scandaleux tripatouillages de la Constitution. C’est ainsi qu’en l’absence d’un mécanisme institutionnel de régulation des conflits par le pouvoir judiciaire, on assiste à la prolifération de médiateurs de toute sorte qui interviennent dans le champ politique. Pire ces médiateurs eux-même semblent avoir épuisé toute leur énergie, leur efficacité et de leur potentialité. Nous sommes dans une situation inédite du Sénégal du 21e siècle ou seuls le président de la République et les députés de la mouvance présidentielle sont compétents pour saisir le Conseil Constitutionnel au moment ou dans des pays comme le Bénin, ou la France qui sont cités en exemple et beaucoup de pays de l’Union Européenne, les citoyens peuvent saisir la Cour Constitutionnelle.

Enumérant toutes les violations constatées sous la présidence de Wade, elle l’invite « à mettre un terme à cette pénible situation que vit le Sénégal, la RADDHO invite solennellement le Président de la République à rompre le silence pour s’adresser à la Nation en vue de créer toutes les conditions d’un dialogue politique national fécond et sincère pour examiner l’état du pays et susciter un véritable un sursaut national de nature à enrayer le cours inexorable de la décadence qui menace le Sénégal ; à supprimer toutes les institutions inutiles et onéreuses comme le Sénat ; à dissoudre l’Assemblée Nationale qui, depuis le début de cette législature n’a pas donné les preuves de son utilité institutionnelle ; à prendre de façon urgente toutes les mesures pour régler définitivement les problèmes de la SENELEC, des inondations, de l’assainissement et de la vie chère ; à dépénaliser les délits de presse.

Tag(s) : #International

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