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La foire internationale de Dakar (FIDAK) est à sa 18ème édition, elle a fermé ses portes il y a moins d'une semaine. Comme à l'accoutumée, plusieurs pays de la sous-région ont exposé dans les stands de la CICES (Centre International de Commerces et d'Echanges du Sénégal) diverses marchandises.


Toutefois, cette année la FIDAK a enregistré quelques particularités. En premier lieu, le « business » n'a pas été aussi florissant que lors des précédentes éditions. Les exposants se sont d'ailleurs plaints. La Tabaski et les fêtes de fin d'année qui pointent du bout de nez en sont certainement pour quelque chose.


Cependant, malgré cette morosité, la foire a connu une particularité avec l'exposition des filles venues monnayées leurs charmes aux plus offrants. Hé oui, des demoiselles à la démarche et à l'accoutrement tape à l'œil ont pris d'assaut les pavillons du CICES. Non pour vendre des produits, mais pour s'offrir au plus.... offrant. Et de quelle manière !
 

Des tenues émoustillantes, en passant par des maquillages abracadabrants, les démarches sensuelles, les regards câlins, tout y est. Et que dire de leurs formes généreuses : poitrines bombées, fesses rebondies. Ou si vous préférez les tailles mannequins : sveltes, gracieuses, fines. Il y en a pour tous les goûts. Elles sont également de toutes les couleurs : noires, claires, « xésalisées » (dépigmentées). Et cerise sur le gâteau, les prix sont en « solde ». Encore que si vous n'avez pas assez de sous, ce n'est pas un problème. Il suffit juste de faire vos « je ».


Les maisons de passe s'invitent au jeu


Une température tiède, des va-et-vient incessants, les flots des musiques émises des différents stands, un public essentiellement féminin, la météo du sexe au beau fixe, l'ambiance est à son comble. Juste à l'entrée de la foire, un groupe de jeunes filles nippées et parées comme si elles allaient à une soirée dansante discutent tranquillement. Elles n'ont pas l'air d'être là pour faire des emplettes . « Pas du tout » nous confient deux d'entre elles, Nafy et Ouleye de leur prénom, « toute occasion est bonne pour nous qui n'avons pas de mari et qui voulons en trouver. Alors pourquoi pas à la foire, il y a toute sorte de personnes qui y viennent. On va tenter en mettant, bien sûr, toutes les chances de notre côté. C'est à dire nous habiller sexy pour mettre en valeur tous nos atouts physiques ».


Pour Aby, une autre demoiselle rencontrée aux alentours du pavillon Sénégal, cette quête désespérée de l'oiseau rare est inévitable. Car, explique t-elle, les hommes se font de plus en plus désirer. « Les hommes sont tous pris. Si tu vas en soirée, ils sont accompagnés, peut être qu'ici avec la foule, ils ne vont pas s'encombrer de leur douce moitié, ils viendront seuls ».


Et ce n'est pas ce jeune homme, environ la trentaine qui a tenu s'exprimer sous le sceau de l'anonymat, qui va nous contredire : « je suis ici depuis le début de la foire et tous les jours je vois des filles très affriolantes, trainer par ici, à la recherche d'un homme. Elles sont là jusque tard dans la nuit à racoler. Et elles se font un sacré pactole. Faut dire que les maisons de passe situées dans les alentours de la foire, leur facilitent la tâche ».


M. Sall, embouchant la même trompète, préconise un contrôle beaucoup plus strict des agents chargés de la sécurité. Par contre, d'autres jeunes filles soutiennent qu'elles ne viennent à la foire que pour essayer de décrocher un travail journalier auprès des exposants et assurent qu'elles s'en limitent là. Quoi qu'elles ne nient pas le fait qu'il y en a qui ne viennent que pour s'exposer ou encore, comme le note Fary, se « vendre ».


Par Maria D. T. Diedhiou
L'observateur n°1561 du 03/12/08


Tag(s) : #Divers

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