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Notre fameux exilé du soudan (Faki Ramadan Seid) méconnait intégralement la politique et la diplomatie. Sans aller dans des définitions détaillées et éreintantes à mon lectorat, je m’en vais définir ces matières en termes laconiques, élémentaires et accessibles à tous :

Diplomatie : relations entretenues entre les Etats.

Mais il ne va certainement pas manquer de culot à notre maquisard du soudan de soutenir qu’il l’a employée au sens figuré. Subséquemment, nous lui fournissons aussi la définition figurée qui se résume en : une conduite avisée et habile.

Monsieur Nouri ne représentant aucun Etat, du moins, en ce moment ; aurait-il besoin de se faire secourir d’une diplomatie au nom du Tchad ?  À la rigueur, il peut s’en servir au sens figuré comme définie, ci-dessus, mais en a-t-il fait un bon usage ? Les réponses à ces questions sont certainement non, non et non. Cela démontre à suffisance la maladresse de Nouri quant à la chose diplomatique.

Le seul exemple qui retient notre attention, dans ce cas de figure, est le fait qu’en 1974, lors de la visite du Roi Fayçal au Tchad, le président NGarta Tombalbaye demanda à tous les tchadiens de se vêtir en Djallabia pour donner l’impression au roi que tous les tchadiens etaient des musulmans. Cette diplomatie eut pour conséquence la construction de la grande mosquée de Ndjamena dont nous musulmans sommes, aujourd’hui, si fiers. 

Quant à la politique, elle se définit comme étant la manière dont les Etats sont gouvernés. Et, au sens figuré, elle se résume en : manière d’agir, stratégie et habileté.

Somme toute, Les deux définitions au sens propres ne s’appliquant pas à notre Nouri Allatchi qui n’est ni président des tchadiens ni porte parole, les définitions au figuré pourraient interpeller notre attention puisque les mots  ou groupe de mots : conduite avisée, habileté, manière d’agir, stratégie et habile  y sont contenus. Là encore, Allatchi tape à côté. Il y a lieu de remarquer, ici, dans son interview à la chaine Al-Jazeera, notre compatriote Nouri déclare, contre toute attente, que le Tchad est un : « pays de culture arabo-musulmane ». Cette attitude d’incongruité mal réfléchie du « Gal Nouri » a soulevé la question de l’unité et de la laïcité de l’Etat tchadien. Et, les réactions ne se sont pas fait convier.  Elles tombent comme des fruits mûrs. Qui dit diplomatie ou politique, dit aussi ménager toutes les sensibilités tant celles de l’extérieure que de l’intérieure. Mais nourri enfreint les règles les plus élémentaires de ces deux matières et suit son cœur pour faire des déclarations incendiaires.

A l’instar d’une multitude de sympathisants de Nouri, notre fameux Faki (marabout) entre dans la danse et essaie maladroitement de défendre son homme politique et diplomate de fourrage avec des termes et propos déplacés : « Les détracteurs de Nouri qui se veulent au devant d’une vision de masses n’ont malheureusement rien pigé dans cette approche élémentaire de la diplomatie. » Eh bien, nous n’avons ni besoin de loupes ni de torches pour  saisir le fond et le tréfonds de cette approche. Mais cette diplomatie n’a rien d’élémentaire, elle est simplement absurde. Mahamat Nouri ne représentant le Tchad nulle part sur un territoire dont la superficie est de : un million deux cents quatre vingt quatre mille kilomètres carrés(en terme d’autorité), se permet-il de dire aux arabes que nous somme des arabes. Je présume que les arabes auraient ri de lui parce qu’il est noir des pieds à la tête et réalisa une interview dans une langue vernaculaire mais non en arabe. Le passage de la culture arabe est une réalité incontestable mais cet épisode ne ferait pas de tous les tchadiens « arabo-musulmans » pas plus que le passage des missionnaires français, dans notre pays, qui  convertirent nos frères du sud du centre (une partie du Guerra) en chrétiens sans hypothéquer leur identité par excellence africaine.

Compatriotes lisez ceci : « Je n’ai jamais pensé un seul instant que des « analystes » fussent-ils des Kongarena ou des Kayanga, aient, même pour se divertir, trouver à dire sur l’interview qu’a accordée le leader de l’Alliance Nationale, Mahamat Nouri à la chaîne de TV, El-Jazeera »

Sommes-nous des tchadiens ou des martiens? Alors, Je suis tchadien du nord et de culture « arabo-musulmane » comme Nouri me le recommande mais je désapprouve ce qu’il dit parce que, bien avant l’arrivée des arabes ou des français, j’avais mes traditions, mes croyances et ma culture dont les vestiges sont encore visibles dans mon  pays  le Tchad en général et le Kanem en particulier. C’est une réalité incontournable. Evitons, de grâce, de tomber dans la bassesse de la division et le fédéralisme que prônent Nouri et Faki Ramadan Seid quand il dit : « En attendant que les uns se régalent de leur porc et de leur bière pour se définir comme les vrais fils du terroir, laissons aux autres dégustateurs de la cameline et du lait de chèvre la liberté de jouir de leur appartenance à la culture arabo-musulmane.»

Je crois que c’est un aigri qui parle. Pardonnons-le, tout de même, pour ses écarts de langage tout en lui rappelant que le Roi Fahd D’Arabie Saoudite  et Yasser Arafat s’etaient rangés du coté des arabes libyens pour annexer notre pays. Nouri est un autre Goukouni Weddei. Méfiez-vous-en !

Vive le Tchad uni et indivisible  pour que vive ceux et celles qui rejettent l’arabisation forcée.

Chrétienté ? Oui. Francité ? Non.

Islam ? Oui. Arabité ? Non.

Je vous remercie.

Ali Souleymane

gkambi@yahoo.fr 

Tag(s) : #Ambénatna

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