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La mère d'un soldat français qui a survécu à l'embuscade du 18 août, livre, dans le Parisien du vendredi 5 septembre, le récit que son fils lui en a fait quelques heures après l'embuscade. Il relate notamment des combats au corps à corps, ce qui remet en cause la version du ministère de la Défense. "A ce moment-là, les militaires n'avaient pas encore été briefés par leur hiérarchie sur le discours à tenir auprès des journalistes et de leurs familles."

Un témoignage qui contredit la version officielle

Le témoignage de ce soldat du 8e RPIMa de Castres remet en cause la version initiale du ministère de la Défense.
Vers 12h30 ce 18 août, Sylvie reçoit un coup de téléphone de son fis David, parti fin juillet en Afghanistan. "David était dans un VAB (véhicule d'avant blindé) quand il a été pris par des tirs nourris" explique-t-elle. Le jeune homme sort du véhicule un instant.
"Autour de lui, une vision cauchemardesque. Ses camarades encerclés par des adversaires tombent l'un après l'autre" raconte-t-il à sa mère. Des combats au corps à corps se succèdent pendant de longues minutes.
"Les talibans ont égorgé certains de ses copains. D'autres ont été lapidés. Ils ne méritaient pas de mourir comme des chiens" s'indigne Sylvie qui retrace mot pour mot l'appel de son fils.
Face à ce déluge de feu, David rejoint son véhicule. Celui-ci est immobilisé, les roues ayant été crevées par des rafales de balles. "Son VAB l'a sauvé. Il lui a servi de bunker" continue Sylvie.

"Que l'on nous dise la vérité"

L'entretien s'interrompt, la ligne étant coupée. David rappelle sa mère quelques minutes plus tard. Il n'est alors plus question de revenir sur les circonstances du drame. David demande de "ne pas s'inquiéter pour lui".
 
Quelques jours plus tard, David téléphone de nouveau à sa famille. Sylvie l'interroge sur l'état de santé de plusieurs de ses amis, également présents lors de l'embuscade. L'un est mort, un autre a survécu.
Son fils semble éprouver une gêne quand il est interrogé sur les détails de cette embuscade. Elle aimerait que l'armée lui donne une version "définitive et exacte" du déroulement des combats. "Que l'on nous dise la vérité. Nous sommes prêts à l'entendre."

Depuis, elle attend le retour de son fils. "Lui n'a pas envie de rentrer. Il n'est pas du tout dans cette optique. Il veut continuer à se battre pour ses copains qui sont tombés sur le front. Son retour est prévu dans quatre mois, un peu avant Noël".

Tag(s) : #International

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