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Le billet du vendredi.
Barack Obama a été « intronisé » candidat officiel du Parti Démocrate Américain pour l’élection présidentielle américaine du 4 novembre 2008. « J’accepte votre nomination » dit-il lors de son discours d’investiture. Si tout se passe comme nous le souhaitons, Obama, ce fils de l’Afrique noire devenu américain, prendra possession de la valise atomique de la première puissance nucléaire mondiale le 20 janvier 2009. Du coup, il deviendra, à partir de cette date, l’homme le plus puissant du monde et ce pour 4 ans au mois. Actualités obligent, je me vois contraint de dévier ce vendredi le fil de notre billet pour se pencher sur ce que j’appelle « les nouveaux chantiers de l’espérance » pour l’Afrique.

Eh oui, beaucoup a été dit sur l’Afrique. Et tout semble même être dit sur la destinée de « l’Homme » noir ; sur le destin de ce continent « misérable », de cette terre de « malédiction ». Selon des observateurs avertis, pour la plupart des occidentaux européens, analystes chevronnés des tragédies du monde, l’Afrique est un continent perdu. C’est un monde de lente désespérance, de sauvagerie absolue, de perdition irrévocable et de haine tribale intime! Le décor est ainsi planté. Fixe, sans appel, par nos « maîtres à penser», avec malheureusement la complicité honteuse et mortelle de certains de nos dirigeants moulés ; des fils égarés, des traîtres renégats de l’Afrique. La boucle est ainsi bouclée depuis l’aube de la loi Gaston Defferre !

Des preuves ? Des coups d’État sanglants à répétition ; des génocides planifiés, des guerres civils orchestrées, des maladies de toutes sortes etc., qui poussent l’Afrique dans une longue et lente agonie, au retranchement ‘une partie importante de son chapitre. A qui la Faute ?

Les contres performances économiques,  conséquences directes des choix irrationnels de nos dirigeants, ont pour effet de toujours classer nos États africains au dernier rang, loin derrière les autres nations de notre globe.  Et comme s’il fallait donner le coût de grâce définitif, le SIDA vient frapper de plein fouet les forces vives de l’Afrique, berceau de l’humanité : des villes et campagnes entières agonissent, meurent et se meurent dans l’indifférence générale du reste de la communauté des humains.

Les médias occidentaux, encore et toujours eux, en quête du sensationnel, ressassent sans cesse, à longueur d’émissions, des images de « ces africains » qui feraient mieux de ne point naître. Et comme pour donner raison aux détracteurs de l’Afrique, les filles et les fils de l’Afrique, eux-mêmes, victimes de ce matraquage, se sont laissés emportés, hélas, par le décrochage affectif et le désespoir collectif. Tant l’horizon de l’espérance semble s’éloigné avec et au fil des siècles. Les jours, les semaines, les mois, les hommes et les femmes passent mais le drame de l’Afrique, lui, reste ; demeure inchangé, toujours là, effroyable et effrayant!        

Mais au delà de ces écumes, n’y a-t-il vraiment point d’espérance portée par les vagues souterraines de notre Afrique ? Certes ces écumes annoncent des sanglots si audibles et si touchants. Mais ces sanglots ne sont-ils pas des sanglots de la résistance de tout un peuple dans sa longue, pénible et silencieuse marche vers la victoire finale de l’espérance sur la désespérance ? Cette espérance, n’est-elle pas là devant nous, à nos portes avec l’investiture de Barack Hussein Obama pour les présidentielles américaines de 2008? Denver 2008 n’est-il pas le point d’impact du départ d’un nouvel chantier de l’espérance pour l’Afrique ? Je dis oui. Oui parce que cette espérance existe et avait même commencé à germer depuis maintenant une vingtaine d’années déjà. Elle ne fait que se confirmer avec l’avènement d’Obama, 45 ans après le fameux « I have a Dream » de Martin Luter King. Car, au fait, les prémisses de cet espoir ont déjà été portées par la nouvelle génération d’hommes et de femmes d’Afrique! De nouvelles perspectives historiques et un nouvel état d’esprit sont nés un peu partout en Afrique, avec l’arrivée au pouvoir de jeunes têtes comme au Congo Démocratique, au Rwanda, en Ethiopie, au Mali, en Gambie, au Togo, au Maroc etc.

Tag(s) : #Politique

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