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La justice libanaise a inculpé et demandé l’arrestation du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pour la disparition, depuis une visite en Libye en 1978, de l’imam Moussa Sadr, chef spirituel chiite libanais, a-t-on appris hier de source judiciaire. «Nous avons décidé (...) d’inculper Mouammar Kadhafi (...) d’incitation à l’enlèvement et à la privation de liberté (...) de l’imam Moussa Sadr» et de ses deux compagnons, écrit le juge d’instruction Samih el Hajj dans l’acte d’accusation.

INCITATION A LA GUERRE CIVILE

Dans ses attendus, le juge a estimé qu’en commettant ces délits, passibles de prison à vie en vertu du Code pénal libanais, le dirigeant libyen a également «incité à la guerre civile au Liban et au conflit armé entre confessions».
Selon la loi libanaise de lutte contre le terrorisme, ce crime est passible de la peine de mort, d’après une source judiciaire.
Six autres ressortissants libyens ont été également inculpés pour «participation à l’enlèvement».
Le juge a aussi décidé d’«émettre un mandat d’arrêt» à l’encontre du dirigeant libyen et des six autres inculpés. Selon la loi, les magistrats peuvent émettre des mandats d’arrêt contre les personnes qui ne répondent pas aux convocations de la justice.
En février, un avis de convocation de Mouammar Kadhafi a été émis après qu’une première demande, transmise via le ministère libanais des Affaires étrangères, est restée sans réponse.

Cette inculpation survient quelques jours avant le trentième anniversaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr. Le Parquet libanais avait ordonné en août 2004 la réouverture de l’enquête sur cette affaire après avoir été saisie d’une plainte par les familles de l’imam Sadr et de ses deux compagnons disparus en même temps que lui.
L’imam Sadr, fondateur du mouvement chiite Amal, dont le chef actuel Nabih Berri est président du Parlement, n’a plus donné signe de vie depuis une visite en Libye en août 1978.
Le mouvement Amal et les proches des disparus accusent le régime libyen d’être responsable de la disparition de l’imam et de ses compagnons, son bras droit cheikh Mohammad Yacoub et le journaliste Abbas Badreddine.
La Libye dément pour sa part la disparition des trois hommes sur son territoire.

Tag(s) : #International

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