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En lançant hier la semaine nationale de l’arbre, Idriss Deby Itno a profité de l'occasion pour faire un aveu de taille sur l’impuissance de son régime sur le plan environnemental. Il a tenu d’abord à s’excuser d’avoir négligé l’événement sur ces 7 dernières années.

« En 1989-90, tous ceux qui se rappellent encore vous disent que toute cette zone de Gaoui était verdoyante et couverte d’arbres. Aujourd’hui, il n’y a rien, c’est le désert …» a déclaré Idriss Deby.  

S’il tient à participer à nouveau à la semaine nationale de l’arbre, c’est parce que les gens ne foutent rien du tout, en tout cas rien de sérieux. D’après toujours Deby, chaque année, on plante des arbres juste pour la cérémonie et on les oublie jusqu’à l’année prochaine et on recommence la même bêtise.

Idriss Deby a aussi avoué que les chefs coutumiers et traditionnels ont été laminés sous son régime. Il estime primordial que ces régulateurs sociaux retrouvent leur place et jouent leur rôle dans le développement socio-économique du pays.

En fin, Deby a reconnu que les tranchées tout autour de N’djaména servaient à défendre la capitale contre les rebelles. Il a ajouté que ces tranchées pourraient aussi aider les riverains à faire des cultures irriguées. Et d’ajouter qu’un projet permettra, en deux étapes, d’élargir ces tranchées de 200 m et les reliera au fleuve Chari. N’djaména sera ainsi ceinturée par une sorte de fleuve artificiel.

Quand on voit comment le fleuve Chari fond en période de saison sèche et les inondations de la capitale en saison des pluies, on se demande si cela ne risque pas d’une part d’assécher davantage le Lac-Tchad et d’autre par d’accentuer les inondations dans la ville de N’djaména.
Deby a cependant fait table rase sur les arbres arrachés, dont certains millénaires, tout le long des avenues et particulièrement aux alentours du palais présidentiel.

Idriss Deby, certainement dans son verre ce jour là, a divagué dans un discours tortueux, tentant de faire un tour d’horizon des problèmes actuels du pays mais a dû très rapidement constater que tout est au rouge et que ce n’est pas lui ni son régime qui pourraient changer les choses. Deby tout comme son régime n’ont plus de souffle, il appartient à la rébellion de les souffler au plus vite pour mettre fin aux souffrances des populations tchadiennes.

Tag(s) : #Politique

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