La Libye du Colonel Khadafi est devenue depuis ces dernières années l’une des voies
d’immigration de la jeunesse ouvrière africaine. Le Guide libyen, déçu par le manque de solidarité de ses frères arabes au moment de son bras de frère avec les Etats-Unis d’Amérique et les
nations unies, s’est retourné vers ses autres frères du continent. Depuis, l’Union Africaine est devenue un leitmotiv voire une politique nationale et ses avantages chantés sur toutes les
ondes au pays du roitelet Khadafi au pouvoir depuis son coup d’Etat militaire en septembre 1969 contre le Roi Idriss 1er.
Précisons que depuis l’accession au trône du jeune Capitaine de 29 ans, aucune élection législative ni présidentielle n’a été organisée en Libye. Fort de ses réserves importantes en pétrole et en
gaz, le pouvoir libyen a réussi jusque-là à détourner les regards critiques de la communauté internationale et de tous ses démembrements sur la gestion du pays et surtout sur la situation
dramatique du peuple libyen réduit à la servitude par un régime militaire clanique violent et retrograde.
Dans ces conditions où les libertés d'expression et les droits de l'homme ressemblent aux contes de la fables de la Fontaine, les immigrés noirs africains se retrouvent, outre leurs conditions
financières critiques, piègés par les discours du Guide libyen. Le racisme, comme un peu partout au Maghreb, bat son plein en Libye. L'acharnement de la population libyenne s'explique
par son rejet de la politique menée par leur Guide concernant justement la fameuse union africaine (UA). Ce qui fait que de temps en temps, on assiste à des charters qui vident manu
militari le pays de ces noirs venus du Tchad, Niger, Soudan, Nigéria, Cameroun, Ghana, Sénégal, ... etc. Notons que tout cela se passe dans un silence honteux de ceux-là
même qui quand il s'agit de l'Espagne nous tympanisent les oreilles.