
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a accusé lundi le président soudanais Omar el-Béchir, dont il réclame l'arrestation, de vouloir "mettre un point final à
l'histoire des peuples" indigènes vivant au Darfour, dans un communiqué.
"Dans les camps, les forces de M. el-Béchir tuent les hommes et violent les femmes. Il veut mettre un point final à l'histoire des peuples four, masalit et zaghawa", a déclaré le procureur
argentin dans le communiqué. M. Moreno-Ocampo a accusé Omar el-Béchir d'avoir "utilisé l'armée" et "enrôlé des milices" pour commettre ce génocide, détaille le procureur de la CPI.
Le procureur de la CPI a demandé lundi aux juges de la Cour d'émettre un mandat d'arrêt contre l'homme fort de Khartoum pour des crimes de génocide, des crimes contre l'humanité et des crimes de
guerre au Darfour, selon le communiqué. Il s'agit de la première demande d'arrestation d'un chef d'Etat en exercice devant la CPI, le seul tribunal permanent pour juger les auteurs de crimes de
guerre, contre l'humanité et de génocide.