Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog


L’opposition armée  ne s’est pas encore remise de l’échec des attaques de février dernier orchestré par  la désertion des troupes du RFC après leur retrait. Voici qu’un  autre fait anime depuis peu les chroniques dans les salons cousus de N’djamena. Des hauts responsables du RFC, jusqu’alors dans les rangs de l’opposition ont décidé de rejoindre la face d’en face, l’ennemi d’hier vers contre qui étaient pointé les armes. Stationnés à Wadi Barid près de Guerada, Issaka Diar et Issak Bachar sont, selon des sources dignes de foi, sont en possession d’une trentaine de véhicules. Leur ralliement est  l’acte final d’un long processus de sabotage des actions patriotiques initiées par la CMU et l’AN par la suite dans l’optique de débarrasser le Tchad du régime de Deby.

 

Le droit de réserve de l’AN est désormais brisé. L’opinion nationale et internationale a le droit dans ce contexte de trahison de savoir les véritables causes de l’échec des offensives menées à l’Est. L’armée de N’djamena doit une fière chandelle aux responsables du RFC qui ont vendu la mèche des stratégies de l’AN aux troupes de Deby. Les  troupes du RFC n’ont d’ailleurs pas pris part aux combats. Carriériste et calculateur, ces responsables politiques sans conviction préparaient ainsi leurs portes de sortie au sein de la coalition militaire pour se bousculer comme des mouches attirées par du miel aux portillons du Palais rose. Loin des valeurs de probité et d’abnégation   et de la stature des hommes politiques, ces « affamés » du pouvoir livrent à la face de la communauté nationale l’image d’une classe politique à la solde du marchandage.

 

Du plus profond de sa tombe, Ché Guevara aura fort à enseigner à ces « guellirero ». Déformés, momifié, le Che survit après la chute du mur de Berlin, dans les décombres des révolutions du vingtième siècle.  D’où vient la force du message ? Homme de conviction, chef de guerre et poète raté, insurgé et engagé, ministre puis guérillero. Il incarne le mépris du pouvoir, il réhabilite la politique. C’est une véritable leçon à administrer à la coalition militaire tchadienne et ses déserteurs. Alors que l’autocrate se renferme dans son palais, feignant de ne pas voir des « rebelles », plus que jamais les postures guevaristes sont des dogmes : « Dans une révolution, on doit triompher ou mourir ». Avis aux brebis galeuses…  

 

SourceNdjamena-matin

Tag(s) : #Politique

Partager cet article

Repost 0