
Après ses séries sur les Masaïs, les Noubas, les Peulhs et autres grands peuples d’Afrique, Ousmane Sow vient de réaliser une sculpture qui témoigne de la réalité d’une certaine partie de la
population dans le monde d’aujourd’hui.
Titré L’immigré, ce bronze imposant incarne un sans-papiers venu d’un pays non identifiable. Une façon de mettre en lumière l’aspect universel de la situation des clandestins.
Commandée par le Maire de Genève, Patrice Mugny, cette œuvre figurative est inaugurée au cœur de la cité suisse, dans un quartier très fréquenté. Très digne dans sa posture assise, L’immigré, en
train de lire son journal, semble nous dire qu’il a pris place dans son pays d’adoption.
Totalement intégré, il change cette vision occidentale qui souvent associe le terme immigré à une forme de misère, de désespoir. Cette sculpture ne devrait pas laisser les habitants du canton de
Genève indifférent. Quand on sait que la population genevoise est composée à 40% de personnes d’origines étrangères et compte pas moins 10 000 sans-papiers.